Seule la victoire est
belle... En s'imposant sur la plus petite des marges face à
une faible équipe de Géorgie (1-0), mercredi, au
Stade Abbé-Deschamps, pour le compte des
éliminatoires de l'Euro 2008, l'équipe de France a
conforté sa place de leader du groupe, devant l'Italie et
l'Ecosse. Sur un service de Franck Ribéry, Samir Nasri a
marqué l'unique but de la rencontre à la 33e minute
de jeu. Maintenant, place aux vacances bien mérités
pour des Tricolores très fatigués au coup de sifflet
final.
Un grand soupir de soulagement. Sûre de son fait face
à l'Ukraine, l'équipe de France a souffert plus que
de raison face à la Géorgie, puisant dans ses
réserves en fin de rencontre pour conserver un
résultat pourtant acquis au coeur de la première
période. «Le match le plus dur physiquement
c'était le deuxième. On a manqué de
fraîcheur », soulignait Raymond Domenech à
l'issue de la rencontre. Le sélectionneur des Bleus tenait
néanmoins à « tirer son coup de
chapeau » aux joueurs. Sur le plan comptable, les
Tricolores frôlent la perfection avec 18 points sur 21
possible et la première place du groupe. La
manière
attendra des jours meilleurs pour jouer au football qu'un mois de
juin après une éreintante saison.
Domenech ne change rien
On attendait la titularisation de Djibril Cissé, l'enfant du
pays, ou de Bakary Sagna, le régional de l'étape. Le
sélectionneur de l'équipe de France a pris une
nouvelle fois les observateurs à rebrousse-poil en
titularisant dix des vainqueurs de l'Ukraine. A l'exception de
Grégory Coupet, blessé et remplacé logiquement
par Mickaël Landreau, Raymond Domenech a fait confiance
à ses titulaires. Il s'agit d'un signe fort. Hormis
Jérémie Toulalan, François Clerc et dans une
moindre mesure Nicolas Anelka, qui bénéficiaient des
blessures de Patrick Vieira, Willy Sagnol et Thierry Henry, le onze
pour l'Euro 2008 semble peu à peu se dessiner dans l'esprit
du technicien tricolore. Il ressemble à une copie carbone de
celui de la Coupe du Monde, dans l'organisation collective. Seul
Samir Nasri a conquis ses galons de titulaire en remplaçant
un certain Zinédine Zidane...
Nasri, première
Le match débutait sur un bon rythme. Soucieux de vite
débloquer la situation face à une équipe
regroupée devant son but, les Bleus investissaient le camp
adverse avec appétit, sur la base de leur solide prestation
face à l'Ukraine. Les premières occasions ne
tardaient pas avec toujours Franck Ribéry dans les bons
coups. Le Marseillais en partance allumait la première
mèche après cinq minutes de jeu après un
un-deux avec Samir Nasri (5e). Il centrait ensuite pour Nicolas
Anelka dont la reprise de la tête était
repoussée par un défenseur géorgien.
Jérémie Toulalan tentait ensuite sa chance mais sans
plus de réussite (16e).
La faible adversité pliait mais Lomaia, le dernier rempart
géorgien, était toujours debout. Il s'interposait
à une nouvelle frappe de Nicolas Anelka, bien lancé
par Florent Malouda (17e). Et c'était justement au moment
où l'on se demandait si le verrou géorgien allait
résistait plus longtemps que l'Ukrainien que les serruriers
bleus se mettaient en action. Le futur milieu de terrain du Bayern
Munich accélérait côté droit et centrait
en retrait pour Samir Nasri qui ouvrait la marque du plat du pied
droit. Le plus dur était fait (1-0, 33e). .
45 minutes pour rien
L'ouverture du score acquise, les Bleus cherchaient à se
mettre définitivement à l'abri avant le repos mais la
réussite fuyait les Tricolores. Nicolas Anelka poussait
ainsi trop son ballon sur une nouvelle inspiration de Samir Nasri
(41e) avant que William Gallas ne manque le cadre sur une situation
confuse après un coup de pied arrêté (43e). Au
retour des vestiaires, peut-être la tête
déjà en vacances, l'équipe de France
était gagnée par une certaine apathie
générale. Les troupes de Raymond Domenech
monopolisaient bien sûr le ballon mais sans le tranchant de
la première période.
Hormis une occasion de François Clerc, le public de
l'Abbé Deschamps n'eut rien à se mettre sous la dent
jusqu'à la 65e minute de jeu et l'entrée sous les
applaudissements de Djibril Cissé. L'ex-buteur de l'AJA
avait envie de briller sous les yeux de son ancien public. Sa rage
de vaincre est intacte, sa maladresse aussi, quand sur un ballon en
profondeur, il manquait le cadre pourtant déserté par
le portier géorgien (77e).
Les Bleus avaient beau tout tenter jusqu'au coup de sifflet final
pour donner un peu plus d'ampleur au score, ils tremblaient
jusqu'au bout même si la Géorgie, au final, n'a
tiré qu'une seule fois au but.... Le bouquet final attendra.
Les bons résultats obtenus par l'Ecosse aux Iles
Féroé (2-0) et surtout l'Italie en Lituanie (2-0)
atténuent en effet la double-victoire française. Le
moindre faux-pas à domicile est toujours interdit pour une
équipe tricolore encore en reconstruction.
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