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Les Bleus, un bac sans mention  posté le jeudi 07 juin 2007 08:25

Samir Nasri a inscrit son premier but en équipe de France. Seule la victoire est belle... En s'imposant sur la plus petite des marges face à une faible équipe de Géorgie (1-0), mercredi, au Stade Abbé-Deschamps, pour le compte des éliminatoires de l'Euro 2008, l'équipe de France a conforté sa place de leader du groupe, devant l'Italie et l'Ecosse. Sur un service de Franck Ribéry, Samir Nasri a marqué l'unique but de la rencontre à la 33e minute de jeu. Maintenant, place aux vacances bien mérités pour des Tricolores très fatigués au coup de sifflet final.

 

Un grand soupir de soulagement. Sûre de son fait face à l'Ukraine, l'équipe de France a souffert plus que de raison face à la Géorgie, puisant dans ses réserves en fin de rencontre pour conserver un résultat pourtant acquis au coeur de la première période. «Le match le plus dur physiquement c'était le deuxième. On a manqué de fraîcheur », soulignait Raymond Domenech à l'issue de la rencontre. Le sélectionneur des Bleus tenait néanmoins à « tirer son coup de chapeau » aux joueurs. Sur le plan comptable, les Tricolores frôlent la perfection avec 18 points sur 21 possible et la première place du groupe. La manière

attendra des jours meilleurs pour jouer au football qu'un mois de juin après une éreintante saison.

Domenech ne change rien

On attendait la titularisation de Djibril Cissé, l'enfant du pays, ou de Bakary Sagna, le régional de l'étape. Le sélectionneur de l'équipe de France a pris une nouvelle fois les observateurs à rebrousse-poil en titularisant dix des vainqueurs de l'Ukraine. A l'exception de Grégory Coupet, blessé et remplacé logiquement par Mickaël Landreau, Raymond Domenech a fait confiance à ses titulaires. Il s'agit d'un signe fort. Hormis Jérémie Toulalan, François Clerc et dans une moindre mesure Nicolas Anelka, qui bénéficiaient des blessures de Patrick Vieira, Willy Sagnol et Thierry Henry, le onze pour l'Euro 2008 semble peu à peu se dessiner dans l'esprit du technicien tricolore. Il ressemble à une copie carbone de celui de la Coupe du Monde, dans l'organisation collective. Seul Samir Nasri a conquis ses galons de titulaire en remplaçant un certain Zinédine Zidane...

Nasri, première

Le match débutait sur un bon rythme. Soucieux de vite débloquer la situation face à une équipe regroupée devant son but, les Bleus investissaient le camp adverse avec appétit, sur la base de leur solide prestation face à l'Ukraine. Les premières occasions ne tardaient pas avec toujours Franck Ribéry dans les bons coups. Le Marseillais en partance allumait la première mèche après cinq minutes de jeu après un un-deux avec Samir Nasri (5e). Il centrait ensuite pour Nicolas Anelka dont la reprise de la tête était repoussée par un défenseur géorgien. Jérémie Toulalan tentait ensuite sa chance mais sans plus de réussite (16e).

La faible adversité pliait mais Lomaia, le dernier rempart géorgien, était toujours debout. Il s'interposait à une nouvelle frappe de Nicolas Anelka, bien lancé par Florent Malouda (17e). Et c'était justement au moment où l'on se demandait si le verrou géorgien allait résistait plus longtemps que l'Ukrainien que les serruriers bleus se mettaient en action. Le futur milieu de terrain du Bayern Munich accélérait côté droit et centrait en retrait pour Samir Nasri qui ouvrait la marque du plat du pied droit. Le plus dur était fait (1-0, 33e). .

45 minutes pour rien

L'ouverture du score acquise, les Bleus cherchaient à se mettre définitivement à l'abri avant le repos mais la réussite fuyait les Tricolores. Nicolas Anelka poussait ainsi trop son ballon sur une nouvelle inspiration de Samir Nasri (41e) avant que William Gallas ne manque le cadre sur une situation confuse après un coup de pied arrêté (43e). Au retour des vestiaires, peut-être la tête déjà en vacances, l'équipe de France était gagnée par une certaine apathie générale. Les troupes de Raymond Domenech monopolisaient bien sûr le ballon mais sans le tranchant de la première période.

Hormis une occasion de François Clerc, le public de l'Abbé Deschamps n'eut rien à se mettre sous la dent jusqu'à la 65e minute de jeu et l'entrée sous les applaudissements de Djibril Cissé. L'ex-buteur de l'AJA avait envie de briller sous les yeux de son ancien public. Sa rage de vaincre est intacte, sa maladresse aussi, quand sur un ballon en profondeur, il manquait le cadre pourtant déserté par le portier géorgien (77e).

Les Bleus avaient beau tout tenter jusqu'au coup de sifflet final pour donner un peu plus d'ampleur au score, ils tremblaient jusqu'au bout même si la Géorgie, au final, n'a tiré qu'une seule fois au but.... Le bouquet final attendra. Les bons résultats obtenus par l'Ecosse aux Iles Féroé (2-0) et surtout l'Italie en Lituanie (2-0) atténuent en effet la double-victoire française. Le moindre faux-pas à domicile est toujours interdit pour une équipe tricolore encore en reconstruction.

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