Lewis Hamilton (McLaren-Mercedes) a remporté le premier Grand Prix de sa carrière, dimanche à Montréal, à l'issue d'une course mouvementée de bout en bout. Le jeune Britannique a brillamment confirmé son étonnant début de saison. Son coéquipier, Fernando Alonso, a connu un très désagréable après-midi (7e). Le Polonais Robert Kubica se sort très bien d'un accident terrible.
Le grand
sourire de Lewis Hamilton, vainqueur à 22 ans de son premier
Grand Prix.
Une couronne se pose sur la tête d'Hamilton
Sans répit. Gilles Villeneuve, le
regretté et tellement fougueux pilote canadien qui a
donné son nom au circuit de F1 de Montréal, n'aurait
certainement pas renié le déroulement de cette
sixième manche du Championnat du monde. La course a connu en
effet un nombre tout à fait extraordinaire de
rebondissements du début à sa fin. Et s'est conclue,
nouvel événement exceptionnel, par la victoire du
Britannique Lewis Hamilton. Le jeune pilote
McLaren-Mercedes, âgé de seulement 22 ans, remporte le
premier Grand Prix de sa carrière, dans le droit fil de son
extraordinaire début de saison. Hamilton était
monté sur le podium à chacun des cinq premiers Grands
Prix et comptait avant Montréal le même nombre de
points au Championnat des pilotes que son illustre
coéquipier, Fernando Alonso, qu'il devance
désormais de huit longueurs (48 points contre 40). Le double
champion du monde en titre a vécu un après-midi
très difficile, ne cessant de lutter contre la mauvaise
tenue de sa voiture ou les faits de course qui lui étaient
défavorables les uns après les autres.
La course avait d'ailleurs commencé de la plus mauvaise des
manières pour Alonso, qui manquait son premier virage et
cédait sa deuxième place d'entrée à
Nick Heidfeld (BMW-Sauber). Hamilton en profitait
pour prendre le large et compter une avance confortable d'une
quinzaine de secondes sur l'Allemand au bout d'une vingtaine de
tours, moment des premiers arrêts aux stands.
Kubica, la grande frayeur
Ceux-ci allaient s'avérer décisifs tout au long de
la course. Alonso et Nico Rosberg (Williams) y
perdaient des plumes en y pénétrant sans autorisation
alors que la course avait été neutralisée une
première fois (quatre au total) en raison d'une touchette de
la voiture d'Adrian Sutil (Spyker). Felipe
Massa (Ferrari) et Giancarlo Fisichella
(Renault) ont eu encore moins de chance, le Brésilien et
l'Italien ayant été carrément exclus par la
direction de course après avoir "grillé" le feu rouge
interdisant la sortie de ces stands à l'occasion de la
deuxième interruption de course.
Mais la grosse frayeur du jour se produisait au
vingt-septième tour avec l'accident ultra-spectaculaire de
Robert Kubica dont la monoplace s'envolait
littéralement de la piste pour heurter un muret à 280
km/h et se disloquer. Le pilote polonais restait immobile dans ce
qui restait de sa voiture et l'on craignait alors le pire. Kubica,
transporté à l'hopital, s'en tirait finalement sans
dommages, un miracle. Alors qu'Hamilton caracolait en tête,
suivi par Heidfeld, Alonso effectuait un retour d'enfer, battant
record du tour sur record du tour. Mais l'Espagnol connaissait
à nouveau des problèmes de tenue de route, et se
faisait passer dans les derniers virages par le Japonais
Takuma Sato (Super Aguri) pour la sixième
place. Heidfeld disparaissait à son tour et l'Autrichien
Alexander Wurz (Williams) et le Finlandais
Heikki Kovalainen (Renault), parti en
dernière position, tiraient magnifiquement leur
épingle du jeu en montant sur le podium. Les Ferrari, de
leur côté, faisaient grise mine avec le drapeau noir
à l'encontre de Massa et la peu reluisante cinquième
place de Kimi Raïkkönen.
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