
Kimi Räikkönen (Ferrari) a déçu tout Silverstone en gagnant devant les McLaren de Fernando Alonso et du chouchou local, Lewis Hamilton. Festival de Felipe Massa (Ferrari), passé de 22e à 5e.
Silverstone a été le berceau du championnat du monde en 1950 et restera peut-être le lieu du renouveau de Ferrari cette saison. Dominée par McLaren à Monaco, au Canada et aux Etats-Unis, la Scuderia avait mené des tests fructueux sur le circuit du Northamptonshire, il y a 15 jours ; des travaux immédiatement validés par une victoire au Grand Prix de France.
Le package aéro
évolué et les nouveaux agréments de conduite
installés sur la F2007 étaient encore des armes
redoutables dans les mains de Kimi Räikkönen, dimanche,
dans le cadre du Grand Prix de Grande Bretagne, 9e manche du
Mondial 2007. Le Finlandais y a empoché sa troisième
victoire de l'année, répondant au même scenario
que Magny-Cours : en haussant le rythme lors des tours
supplémentaires que renfermait son réservoir, avant
son second stop. A la différence près que ce ne
fût pas cette fois au détriment de son
co-équipier, Felipe Massa, mais de Fernando Alonso
(McLaren).
Hamilton fébrile au stand
Au 43e des 59 tours de la course, McLaren venait en fait de consommer une double défaite, car Lewis Hamilton (McLaren) avait mené le premier relais. Parti de la pole, le jeune surdoué, pour qui tous ces Union Jack s'étaient déployés sur les 5.141 km du circuit anglais, n'avait pas tenu la cadence, dépassé en vitesse pure dans le second relais. La faute à une McLaren mal réglée et à un pit stop mal géré de la part du Britannique, impatient de repartir.
"J'avais une bonne voiture aujourd'hui", a résumé Kimi Räikkönen, victorieux pour la 12e fois de sa carrière. "En fait, j'ai eu une bonne voiture tout le week-end. Au début de la course, j'ai essayé d'économiser de l'essence, de surveiller mes pneus et de prendre soin de ma voiture. Quand Lewis [Hamilton] s'est arrêté au stand, j'ai attaqué pour gagner du temps sur lui et ça a bien marché" , a-t-il poursuivi.
Toujours intercalé entre les McLaren, mais avec cette fois Alonso devant et Hamilton derrière, Iceman s'est alors occupé de faire tomber le double champion du monde dans son piège. "Fernando s'est arrêté très tôt et j'ai pu faire un run plus long avant mon second pit stop. Là, je n'avais plus qu'à pousser. Lorsque je suis revenu en piste, mon avance suffisait. Après ça, ce fut assez facile", a ajouté le Nordique, en conclusion de cette première victoire sur le territoire de son ancienne équipe.
Massa part dernier
Alonso, en tête dans le 2e
relais grâce à un pit stop écourté, a
estimé que les six tours qui avaient permis à
Räikkönen de forcer la décision n'étaient
pas à eux seuls la cause de sa défaite. "Lors des
six tours de plus que Kimi a eus, je n'ai pas été en
mesure d'imprimer un rythme normal", a regretté le
double champion du monde. "La Ferrari était un peu plus
rapide que nous. Au final, ça ne change pas grand chose au
résultat. Il nous a manqué deux ou trois
dixièmes par tour. Tout le week-end a été
comme ça. Ce ne fut donc pas une surprise."
Räikkönen est donc toujours dans la course au titre, comme il l'avait estimé avant l'épreuve. Plus qu'avant même, puisqu'il a pris la 3e place du championnat à Felipe Massa. Le Brésilien, dont le moteur a coupé sur la grille de départ, a offert un festival de dépassements, de la 22e à la 5e place. "C'est dommage parce que j'avais une super voiture", a-t-il dit. "Dans mon dernier relais, j'ai rapidement rattrapé Kubica et j'étais certain de pouvoir le doubler. Mais une fois dans son sillage, je perdais tellement d'appui que je ne pouvais jamais me rapprocher suffisamment. Lors du Grand Prix d'Europe, nous devrons placer nos deux voitures devant les McLaren."
Les Ferrari étaient effectivement supérieure à Silverstone mais cela ne s'est pas vu au bilan des points : Italiens et Anglais repartent chacun avec 14 unités. L'écart reste donc de 25 points au Mondial Constructeurs, à l'avantage de McLaren.
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