
Après un week-end de Grand Prix marqué par plusieurs incidents entre Lewis Hamilton et Fernando Alonso (Photo Reuters), Ron Dennis, le patron de McLaren-Mercedes, aurait donné son bon de sortie en fin de saison au pilote espagnol, qui avait clamé ses velléités de départ au quotidien espagnol Marca. Une source anonyme proche du dossier s'en est ouvert au Times, mardi. Selon cette source : «Ma lecture des événements, c'est qu'on lui a dit qu'il pouvait partir, parce que l'équipe en a vraiment assez de lui. Ron en a tout simplement marre des deux.»
Ces informations, aussi étayées soient-elles, sont à prendre avec des pincettes. Il reste difficile, en effet, d'attribuer à l'un ou à l'autre des deux pilotes la primeur des incidents (qui remontent au moins au GP de Monaco) et la responsabilité principale dans la dégradation de leurs relations. Pour n'évoquer que le seul GP de Hongrie, deux événements ont marqué les esprits : Hamilton désobéissant à des consignes dans la Q3, puis Alonso bloquant son équipier à la fin des essais.
En direct à la télévision, Ron Dennis en avait jeté son casque de dépit, un geste d'énervement rarissime de sa part, et McLaren avait évoqué, dans un communiqué, une «incompréhension» pour justifier ce dernier incident, sanctionné par la FIA.
Cette semaine, les sources anonymes évoquées dans différents médias parlent d'un Alonso brouillé avec des membres de l'écurie... mais également d'Hamilton dans le même cas. Difficile donc de séparer le vrai du faux, même si le point de rputure semble dépassé et qu'un choix risque d'être vite fait. En cas de départ d'Alonso, il pourrait rejoindre Renault, avec qui il a remporté deux titres mondiaux, BMW-Sauber à la place de Nick Heidfeld, ou Ferrari, aux côtés de Kimi Räikkönen, en remplacement de Felipe Massa.
Commentaires