L'apprentissage de la
Ligue des champions, même au
troisième tour préliminaire,
n'a pas souri aux Toulousains. Opposé mercredi à
Liverpool, vainqueur en 2005 et finaliste l'an dernier, le TFC a
fait bonne figure mais s'est incliné par la plus petite des
marges
(1-0), sur un missile d'Andriy Voronin juste avant la
pause. Le Stadium, un temps survolté, s'est apaisé
à mesure que les Reds contrôlaient les débats.
Johan Elmander, esseulé sur le front offensif, n'a pas pu
sauver la formation d'Elie Baup, désormais condamnée
à l'exploit à Anfield.
De la Ligue 1 à la prestigieuse Ligue
des champions, il y a un fossé que Toulouse n'a pas su
franchir. Mercredi, pour leur entrée en matière au
troisième tour préliminaire, les hommes d'Elie Baup
ont cru pouvoir accrocher un deuxième gros morceau à
leur tableau de chasse de la saison, après avoir battu Lyon
samedi dernier (1-0). Mais Liverpool, qui alignait un onze
fortement remanié, est d'un autre calibre. Sur un
éclair de génie d'Andriy Voronin, juste avant de
rentrer aux vestiaires, les Reds ont pris le dessus, sans
réellement laisser à leurs hôtes le moyen de
s'exprimer ensuite (1-0). "On n'a pas fait ce qui fallait. On
aurait dû mettre un peu plus de rythme. Mais on a beaucoup
reculé...", analysait Achille Emana, au micro de
Canal+, après la rencontre. Un positionnement
tactique qui a eu pour incidence d'esseuler Johan Elmander en
pointe, incapable de faire la différence au milieu des
défenseurs anglais, qui avaient pourtant la tête
ailleurs...
Dans un Stadium surchauffé pour l'occasion, Steven Gerrard se distinguait dès le début de rencontre. Il bénéficiait d'un coup franc à vingt-cinq mètres de la cage de Douchez mais sa tentative à ras du sol, si elle contournait le mur, passait de peu à gauche des montants du portier toulousain (4e). Dès lors, la principale difficulté du TFC était de soutenir sa pointe suédoise. Car ses coéquipiers jouaient bas, sous la pression exercée au milieu du terrain par Liverpool. La vitesse de jeu exigée face à un adversaire du calibre des Reds obligeait Toulouse à accélérer son rythme habituel, provoquant beaucoup de déchets mais, quelques fois, du danger sur les buts de Reina, par l'intermédiaire d'Elmander aux vingt mètres (20e).
Mais, comparées à l'activité de Benayoun et Babel, les hommes de couloirs anglais, les rares tentatives toulousaines ne pesaient pas lourd. L'ailier néerlandais, recruté 17 millions d'euros à l'intersaison, faussait compagnie à trois défenseurs adverses et décalait Gerrard à l'entrée de la surface de réparation. Le stratège armait sa frappe mais dévissait (28e). La chaleur plombait les esprits et surtout l'ardeur des vingt-deux acteurs. Dieuze et Emana apportaient tant bien que mal leur soutien défensif sur les côtés et colmataient les brèches. Seulement, à deux minutes de la pause, Andriy Voronin se chargeait de mettre ses coéquipiers en position idéale. L'Ukrainien s'emparait du ballon aux vingt mètres et, sans que personne ne l'attaque, expédiait un missile dans la lucarne gauche de Douchez (1-0, 43e).
Chelsea déjà dans les têtes...
Sur le banc, Rafael Benitez disposait encore de belles cartouches avec Fernando Torres et Dirk Kuyt, mais il préférait les garder au chaud en faisant rentrer Riise, à la place de Benayoun. Steven Gerrard quittait ses coéquipiers en vue du choc contre Chelsea, le week-end prochain, lors de la deuxième journée de Premier League. Preuve que ce tour préliminaire de Ligue des champions ne perturbait pas trop les esprits des Reds. Mais, sur la pelouse, la menace du TFC se faisait pourtant sentir avec insistance, profitant de la baisse de rythme. Emana (49e), impressionnant à la récupération, et Elmander (64e, 69e), enfin épaulé sur les ailes, tentaient tour à tour de revenir à la marque, mais Reina veillait.
L'entrée sur la pelouse d'André-Pierre Gignac ne changeait rien à la donne. Liverpool, grâce à l'omniprésence de Sissoko dans l'entre-jeu, gérait parfaitement son avance et terminait la rencontre sans souffrir. Rafael Benitez donnait à Torres l'occasion de s'exprimer en vue du duel contre les Blues en championnat. Elie Baup, lui, ne trouvait pas de solution pour envisager le match retour, à Anfield, avec plus de sérénité. Pourtant, Emana espérait que cette première sortie dans la cour des grands allait décomplexer ses équipiers dans deux semaines: "Maintenant, on sait à qui on a affaire. Ce n'est pas encore fini, à nous de faire le maximum. Si on devait sortir, on doit le faire la tête haute." Mais à moins d'un bouillon en Angleterre, Toulouse n'aura pas à rougir d'une élimination face aux Reds.

Dans un Stadium surchauffé pour l'occasion, Steven Gerrard se distinguait dès le début de rencontre. Il bénéficiait d'un coup franc à vingt-cinq mètres de la cage de Douchez mais sa tentative à ras du sol, si elle contournait le mur, passait de peu à gauche des montants du portier toulousain (4e). Dès lors, la principale difficulté du TFC était de soutenir sa pointe suédoise. Car ses coéquipiers jouaient bas, sous la pression exercée au milieu du terrain par Liverpool. La vitesse de jeu exigée face à un adversaire du calibre des Reds obligeait Toulouse à accélérer son rythme habituel, provoquant beaucoup de déchets mais, quelques fois, du danger sur les buts de Reina, par l'intermédiaire d'Elmander aux vingt mètres (20e).
Mais, comparées à l'activité de Benayoun et Babel, les hommes de couloirs anglais, les rares tentatives toulousaines ne pesaient pas lourd. L'ailier néerlandais, recruté 17 millions d'euros à l'intersaison, faussait compagnie à trois défenseurs adverses et décalait Gerrard à l'entrée de la surface de réparation. Le stratège armait sa frappe mais dévissait (28e). La chaleur plombait les esprits et surtout l'ardeur des vingt-deux acteurs. Dieuze et Emana apportaient tant bien que mal leur soutien défensif sur les côtés et colmataient les brèches. Seulement, à deux minutes de la pause, Andriy Voronin se chargeait de mettre ses coéquipiers en position idéale. L'Ukrainien s'emparait du ballon aux vingt mètres et, sans que personne ne l'attaque, expédiait un missile dans la lucarne gauche de Douchez (1-0, 43e).
Chelsea déjà dans les têtes...
Sur le banc, Rafael Benitez disposait encore de belles cartouches avec Fernando Torres et Dirk Kuyt, mais il préférait les garder au chaud en faisant rentrer Riise, à la place de Benayoun. Steven Gerrard quittait ses coéquipiers en vue du choc contre Chelsea, le week-end prochain, lors de la deuxième journée de Premier League. Preuve que ce tour préliminaire de Ligue des champions ne perturbait pas trop les esprits des Reds. Mais, sur la pelouse, la menace du TFC se faisait pourtant sentir avec insistance, profitant de la baisse de rythme. Emana (49e), impressionnant à la récupération, et Elmander (64e, 69e), enfin épaulé sur les ailes, tentaient tour à tour de revenir à la marque, mais Reina veillait.
L'entrée sur la pelouse d'André-Pierre Gignac ne changeait rien à la donne. Liverpool, grâce à l'omniprésence de Sissoko dans l'entre-jeu, gérait parfaitement son avance et terminait la rencontre sans souffrir. Rafael Benitez donnait à Torres l'occasion de s'exprimer en vue du duel contre les Blues en championnat. Elie Baup, lui, ne trouvait pas de solution pour envisager le match retour, à Anfield, avec plus de sérénité. Pourtant, Emana espérait que cette première sortie dans la cour des grands allait décomplexer ses équipiers dans deux semaines: "Maintenant, on sait à qui on a affaire. Ce n'est pas encore fini, à nous de faire le maximum. Si on devait sortir, on doit le faire la tête haute." Mais à moins d'un bouillon en Angleterre, Toulouse n'aura pas à rougir d'une élimination face aux Reds.



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