Marc-Vivien Foé, le milieu de terrain
camerounais, est décédé lors de la Coupe des
Confédérations en 2003.Trois cas récents
Qui se souvient ainsi de Miklos Fehér, international hongrois du Benfica Lisbonne, emporté à 24 ans par une crise cardiaque le dimanche 25 janvier 2004, lors d'un match de SuperLiga entre le Benfica Lisbonne et le Vitória SC disputé à Guimarães et retransmis à la télévision. Le jeune homme a disputé toute la rencontre, avant que le drame ne l'emporte. On a pu le voir sourire à l'arbitre suite à un avertissement, puis se pencher en avant, avant de s'effondrer sur le terrain, victime d'une crise cardiaque. Ses coéquipiers l'ont transporté en dehors du terrain et les médecins du club ont tenté de le ranimer, sans succès. Il est décédé dans la soirée à l'hôpital, provoquant un véritable traumatisme chez les supporters ainsi que chez les téléspectateurs.
Tout le monde se souvient de Marc-Vivien Foé, le milieu de terrain camerounais de 28 ans, victime d'un malaise à la 72e minute de la demi-finale de la Coupe des Confédérations, Cameroun-Colombie (1-0), le 26 juin 2003. Décédé 45 minutes après sa sortie du terrain dans le centre médical du stade Gerland, l'ancien joueur de Lyon est décédé d'une crise cardiaque. Foé s'était écroulé seul, près du rond central, loin de l'action de jeu, les yeux révulsés, les mâchoires serrées. Evacué sur une civière et immédiatement placé sous assistance respiratoire par les pompiers, le Camerounais n'a pourtant pas été réanimé. L'annonce de son décès a provoqué la douleur des joueurs du Cameroun, au même titre que les journalistes africains et de la population camerounaise.
David di Tommaso, le défenseur français du FC Ultrecht, a lui aussi poussé son dernier souffle trop tôt. L'ancien joueur de l'AS Monaco et du CSSA Sedan a été victime d'une crise cardiaque qui l'a emporté le 29 novembre 2005 à De Meern, dans son sommeil, à seulement 26 ans. Le FC Utrecht a annoncé en hommage à son joueur, élu par les supporters néerlandais joueur de l'année, que le numéro 4 ne sera jamais plus utilisé en sa mémoire. Le club de Sedan a pris la même décision en retirant le numéro 29 qu'il avait porté dans les Ardennes. Son décès avait provoqué l'émoi en France, d'autant que le défenseur venait d'être papa.
Des drames fréquents
Mais outre certains drames télévisés, il y a aussi ceux qui sont tombés et qui restent dans l'oubli. Ricardo da Costa Oliveira, le premier joueur né au Brésil à avoir joué en Macédoine, est décédé d'une crise cardiaque à l'âge de 30 ans. Ce joueur de Skendija Tetovo a été retrouvé inanimé à son domicile. Oliveira avait rejoint la Macédoine en 1997, pour évoluer à Pobeda Prilep, Skopye et Vardar Skopje. Il avait également fait un crochet par la Belgique et Anvers pendant six mois.
Paulo Sergio de Oliveira Silva, dit «Serginho», âgé de 30 ans, s'est lui aussi effondré subitement sur le sol à la 14e minute de la deuxième mi-temps d'une rencontre disputée au stade de Morumbi, sans avoir subi de choc préalable avec un joueur adverse. Alertés par ses coéquipiers, les médecins des deux équipes arrivés près de l'arrière gauche de Sao Caetano, inanimé, décélèrent une crise cardiaque et appelèrent une ambulance qui transporta Serginho dans un état grave à l'hôpital où il décédait peu après.
Mais la liste est longue. Des noms inconnus et pourtant, tous ces joueurs sont décédés d'une crise cardiaque : Dany Ortiz, gardien guatémaltèque, Cristiano de Lima, attaquant brésilien, Suad Katana, défenseur bosniaque, Othman Boughanmi, défenseur tunisien, Stefan Toleski, défenseur macédonien, John Ikoroma, Amir Angwe, Samuel Okwaraji, attaquants nigérians, Omar Sahnoun, défenseur français, Renato Curi, milieu Italie, Lucas Damián Molina, gardien argentin, d'autres ont été oubliés...
Faut-il donc s'alarmer de ces décès devenus trop courants ? Faudrait-il limiter le nombre de match pour limiter l'épuisement des joueurs ? Ne pas pousser au-delà de ses limites respiratoires quand on sent qu'il y a un problème ? Faudrait-il rependre les tests anti-dopage afin d'éviter ce fléau ? En attendant, ces drames ne risquent pas de s'arrêter sans mesures drastiques.




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