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TEST:PES 2008 sur PS3(playfrance) (Test) posté le mercredi 31 octobre 2007 23:16

Opposé cette année à un FIFA 08 qui a su trouver des arguments sérieux sur PlayStation 3 pour convaincre les fans du ballon rond, Pro Evolution Soccer 2008 réussira-t-il son arrivée sur la petite dernière de Sony ? Réponse dans notre test complet !

Après deux épisodes sortis sur PS1 et sept sur PS2, Pro Evolution Soccer arrive enfin sur PlayStation 3 pour le plus grand bonheur des fans de la série dont certains l’ont découverte voilà déjà plus de sept ans. Mais alors que le précédent passage d’une génération de console à une autre avait apporté son lot d’améliorations, il semblerait que celui qui nous intéresse aujourd’hui se soit fait dans la douleur. Voyons cela plus en détail. Un contenu un peu chicheLa première surprise qui guette les joueurs PS3 réside dans l’apparence du menu principal du jeu qui, il est vrai, avait peu évolué au fil des différentes itérations sur PS2. Loin de chercher à imiter FIFA 08 et son menu interactif permettant de jouer au ballon avant même le début du match, PES 2008 s’éloigne toutefois de la classique page un peu statique sur laquelle les différentes options sont toutes affichées. On a donc droit à un menu stylisé et un peu plus animé qu’auparavant mais dont le design global laisse tout de même à désirer. Peu importe direz-vous, le point important restant les modes de jeu mis à disposition cette année par Konami. Malheureusement le tour d’horizon dans ce domaine est rapide et les nouveautés peu nombreuses…

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On commence par le mode Exhibition grâce auquel on peut rapidement se lancer dans un match en spécifiant simplement les équipes en lice ainsi que le stade. Une première rencontre disputée via cette option permet immédiatement de se rendre compte des lacunes accumulées par la série en terme de licences : ici, vous pourrez certes profiter des effectifs réels des championnats français, espagnol, italien et hollandais mais devrez vous contenter de seulement deux équipes sous licence pour le championnat anglais (Tottenham Hotspur et Newcastle United) et n’aurez accès qu’au Bayern de Munich en ce qui concerne le championnat allemand ! Bien sûr, Konami a obtenu quelques licences supplémentaires cette année mais ces dernières concernent des clubs moins prestigieux et ne peuvent en aucun cas compenser la disparition d’équipes comme Arsenal ou Chelsea… Du côté des sélections nationales en revanche, on compte pas moins de 57 formations ce qui devrait satisfaire la majorité des joueurs. Pour ceux qui s’inquièteraient de savoir si les effectifs des différentes équipes disponibles sont à jour, il convient de préciser que tous les transferts de l’intersaison n’ont semble-t-il pas été saisis, ce qui vous obligera une fois de plus à mettre les mains dans le cambouis via le mode Modifier si vous ne supportez pas la moindre erreur à ce niveau.

A ce sujet, précisons que vous pourrez via les options de ce mode apporter des modifications aux joueurs, équipes, stades et compétitions du jeu. En ce qui concerne les joueurs, l’éditeur vous permettra d’altérer le nom, les caractéristiques principales (âge, pied fort, fréquence de blessure, progression), la position sur le terrain, les capacités (29 paramètres en tout), les capacités spéciales (23 différentes), ainsi que l’apparence physique. Cette dernière est divisée en quatre catégories : tête, physique, accessoires, mouvement. Si le visage peut être finement modélisé grâce à de nombreux paramètres, vous aurez aussi la possibilité d’utiliser le PlayStation Eye pour prendre une photo de vous ou de vos amis afin de vous inclure dans le jeu. Il faut cependant avouer que le résultat n’est pas des plus satisfaisants mais le système utilisé est sans doute trop simple pour espérer obtenir mieux : vous ne devez en effet ici prendre qu’une seule photo de face alors que d’autres jeux PS2 comme Formula One 2006 demandaient au moins déjà deux photos (face et profil) pour un résultat mitigé. En outre, même si vous parvenez à obtenir un avatar plus ou moins ressemblant, vous devrez ensuite choisir sa coupe de cheveux parmi les quelques choix, trop restreints, qui vous sont proposés. Une option qui reste donc intéressante sur le papier mais qui devra être revue pour devenir vraiment utile. Du côté des équipes, vous pouvez évidemment modifier la formation et choisir le stade utilisé à domicile mais avez aussi la possibilité de modifier les maillots. Petite déception en revanche, aucun éditeur similaire à celui de la PS2 n’est disponible pour les logos, et vous devrez donc vous contenter du système de scan via le PS Eye similaire à celui proposé pour les visages. On termine avec les stades et les compétitions dont vous pouvez modifier le nom.

Mais revenons-en aux autres options du menu principal avec le grand retour du mode Ligue des Masters qui vous permet de prendre en main l’équipe de votre choix. Peu de changements sont à signaler de ce côté si ce n’est le passage à vingt équipes par division et la présence plus importante des à-côtés du foot avec des conférences de presse des joueurs présentées sous forme de cut-scenes. Avant chaque match, vous aurez aussi la possibilité d’étudier la formation adverse grâce à un diagramme présentant son effectif et indiquant les joueurs à surveiller.

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Bien entendu, les habituels modes Ligue et Coupe sont aussi présents et vous permettent respectivement de participer à six championnats (anglais, français, espagnol, italien, hollandais, international) et cinq coupes (Konami, Internationale, d’Europe, d’Afrique, d’Amérique, d’Asie-Océanie). Le mode Réseau vous permet quant à lui de disputer des matchs en un contre un à travers la toile, alors que le mode Entraînement reste utile pour perfectionner votre jeu. On regrette en revanche que les exercices des opus PS2 aient disparu sur PS3 et que l’on doive ici se contenter d’un entraînement basique sur le terrain ou bien pour les coups de pieds arrêtés. On se demande aussi pourquoi aucun entraînement aux penaltys n’est disponible !

Le mode Galerie renferme quatre options grâce auxquelles vous pourrez modifier les musiques des menus (il n’est toutefois pas possible de jouer les morceaux enregistrés sur le disque dur de votre PS3), voir vos résultats qui englobent aussi bien vos statistiques que vos différents exploits (remporter une ligue, avoir une moyenne de 2 buts par match sur les 5 derniers matchs, disputer 100 matchs…), regarder les ralentis enregistrés et visionner le générique du jeu. A noter que le système des PES (la monnaie des opus PS2) a disparu, entraînant évidemment l’absence du Magasin PES. A la place, vous débloquerez de nouveaux joueurs en remportant les différentes compétitions du jeu.

Terminons avec le menu Réglages Systèmes via lequel vous ajusterez le paramétrage de votre manette, l’affichage durant les matchs, la mise en scène de ces derniers, et tout un tas d’autres options diverses et variées. Vous aurez aussi la possibilité d’installer des données de jeu sur le disque dur de votre console pour des temps de chargement plus rapides, ce qui occupera toutefois pas moins de 1.9Go.

Comme vous pouvez le voir, le contenu de PES 2008 sur PS3 en terme de modes de jeu et de licences n’atteint pas la richesse de FIFA 08 et est même en deçà de ce que le titre propose dans sa version PS2. Les modes Tour du Monde, Communauté et Match de Sélection sont en effets absents de la version next-gen, une omission que l’on espère voir réparée l’an prochain…

 

Des matchs rapides mais convaincantsMais les amateurs de PES le savent, leur jeu fétiche a toujours été en retrait par rapport à son concurrent en terme de contenu. Même s’il serait bon que Konami se décide enfin à corriger des tares qui traînent depuis trop longtemps maintenant, le gameplay du jeu a jusqu’ici été son véritable point fort et a permis à la série de s’imposer en tant que numéro un des jeux de foot. Seulement voilà, FIFA 08 a profité du passage à la next-gen pour réorienter sa jouabilité et propose désormais des matchs bien plus réalistes au charme desquels beaucoup ont déjà succombé. Qu’en est-il de PES 2008 ?

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La première chose qui frappe l’habitué de PES sur PS2 lorsqu’il entame son premier match sur PS3, c’est la vitesse de jeu : bien qu’il soit difficile de certifier qu’elle est plus rapide que tel ou tel volet précédent, il est indéniable que les joueurs courent vite, et peut-être même un peu trop. Du coup, il est extrêmement tentant de prendre la balle avec son joueur le plus rapide et de traverser le terrain en passant par les ailes ou en piquant plein centre en espérant prendre les défenseurs adverses de vitesse. Il faut bien l’avouer, cette technique peut marcher… de temps à autres ! S’il est vrai que, selon le niveau de difficulté (il y en a 5 en tout) et les équipes choisies, de telles chevauchées sont possibles, vos adversaires continuent d’observer votre manœuvre et se regroupent bien souvent efficacement en défense pour couvrir vos partenaires sur lesquels vous pourriez centrer, et viennent parfois tenter d’empêcher votre avancée. Plus amusant, le jeu semble repérer vos attaques de prédilection et tente de s’organiser afin de bloquer les couloirs que vous utilisez le plus : bien qu’il soit difficile d’en être certain, il semble que ce comportement découle du système TeamVision inclus par Konami, sensé adapter les réactions de vos partenaires comme de vos adversaires à vos propres mouvements. Il est d’ailleurs probable que cette nouvelle intelligence artificielle soit aussi à l’origine des nombreux crochets réalisés par votre vis-à-vis après que vous lui ayez repris deux ou trois fois le ballon en piquant directement sur lui avec la touche R1 (sprint) enfoncée : ayant assimilé votre technique, il cherche à la contrer !

Au cours de nos nombreux matchs disputés d’abord sur la version review du jeu puis sur sa version finale, nous n’avons pas perçu de faille évidente dans l’intelligence artificielle mise en place. Certes, quelques buts marqués contre notre camp par un défenseur bloquant un renvoi de notre gardien nous ont fait pesté, mais ces situations sont restées rares au vu du nombre de matchs. De même, la gestion des contacts entre joueurs qui occasionnait dans les deux précédents opus trop de contres pour l’un et de double contres pour l’autre nous a paru ici plus équilibrée. On note aussi quelques comportements amusants des adversaires qui n’hésitent pas à figer la balle lorsqu’ils ont l’avantage à quelques minutes de la fin du match : il vous appartient alors vraiment d’aller chercher la victoire !

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Au niveau des contrôles, on retrouve tout ce qui a fait le charme de la série jusqu’à présent, et l’inclusion de la simulation de faute ou de quelques gestes techniques supplémentaires se révèle finalement assez anecdotique. Pour ceux qui s’inquiétaient de voir trop de joueurs plonger dans la surface afin d’obtenir un penalty, sachez que tous nos essais dans ce domaine se sont soldés par un carton jaune : s’il ne fait aucun doute que certains matchs seront gagnés suite à ce genre de manœuvre, ils devraient toutefois rester peu nombreux.Cruel dilemmeA ce stade, certains d’entre vous se demandent peut-être qui de FIFA 08 ou de PES 2008 offre le meilleur gameplay. Bien qu’il soit extrêmement difficile de donner une réponse nette et précise il est évident que, grâce à ses contrôles connus depuis des années, PES 2008 est plus accessible que son concurrent. Il serait toutefois faux de prendre le titre de Konami pour un jeu d’arcade et celui d’Electronic Arts pour une simulation : malgré son manque d’innovations et le rythme soutenu des matchs, la jouabilité de PES reste toujours aussi pointue et offre de belles sensations. De son côté, FIFA 08 offre un système de contrôle extrêmement riche mais nécessitant de longues heures de jeu pour être maîtrisé. De plus, son rythme lent peut parfois paraître poussif même s’il permet de planifier ses actions avec précision. Au final, nous avons cette année deux très bons représentants du genre et nous ne pouvons que conseiller à ceux qui hésitent d’essayer chaque jeu chez un ami ou en magasin pour avoir une idée plus précise des points forts et des points faibles de chacun.

Une réalisation pas encore « next-gen »Là où en revanche il est plus facile de choisir entre les deux concurrents du moment, c’est sur le plan de la réalisation, nettement à l’avantage de FIFA 08. Il faut dire que si Konami a repris son moteur de la génération précédente en l’adaptant au hardware de la PS3, Electronic Arts est reparti de zéro et a mis plus de deux ans à mettre au point un moteur next-gen réellement performant.

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Dès la première rencontre disputée sur PES 2008, les faiblesses techniques du titre sont visibles : les joueurs entrent sur le terrain à grand renfort de ralentissements, les stades sont relativement ternes, et le public pourtant plus convaincant que sur PS2 apparaît extrêmement pixellisé selon l’angle de vue. Rassurez-vous, tout n’est pas mauvais pour autant et les joueurs par exemple sont pour la plupart reconnaissables au premier coup d’œil durant les gros plans. Leurs animations sont par ailleurs réussies dans l’ensemble, à l’exception notable du dribble sprinté dont la vitesse donne une impression curieuse qui nuit au réalisme de l’ensemble. En outre, si la caméra par défaut permet de vivre des matchs exempts de ralentissements, certains autres angles s’accompagnent automatiquement d’une animation plus chaotique, rendant leur utilisation franchement pénible après quelques minutes. Un défaut qui survient aussi durant les ralentis et plus généralement dès que le stade et plusieurs joueurs sont affichés simultanément.

Au rayon des petits points positifs par rapport à FIFA 08, on note la présence sur le terrain de l’arbitre et des juges de ligne, ainsi que du banc sur lequel sont présents l’entraîneur et les remplaçant. Vous en aurez d’ailleurs une vue plus précise via la vignette apparaissant dans le menu pause.

Autre défaut, cette fois récurrent dans la série, les commentaires assurés par Christian Jeanpierre et Laurent Paganelli ont bien du mal à suivre correctement l’action, et les phrases prononcées par les deux compères sont trop souvent réutilisées pour ne pas rapidement irriter. Pour un peu plus de variété, sachez que vous pourrez opter pour des commentaires en langue étrangère (anglais, allemand, italien, espagnol). Terminons avec les musiques du jeu, au nombre de 59, et parmi lesquelles vous devriez trouver de quoi agrémenter votre navigation dans les menus tant les genres proposés sont variés.

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Graphismes
6
Des joueurs correctement modélisés et pour la plupart facilement reconnaissables mais des stades assez ternes dans lesquels le public pixellise énormément lors des gros plans. On regrette aussi les ralentissements durant les cut-scenes.
 
Jouabilité
8
Toujours aussi complet au niveau des contrôles et des stratégies utilisables en match, le jeu souffre toutefois d'une vitesse qui aurait mérité d'être réduite d'un cran. Sans être devenu un jeu d'arcade, PES est cette année plus accessible que FIFA.
Son
6
On retrouve les mêmes défauts que dans les opus précédents, à savoir des chants de supporters non officiels ainsi que des commentaires répétitifs et trop souvent en décalage avec l'action.
Durée de vie
9
Comme ses prédécesseurs, PES 2008 vous occupera pendant les 12 mois à venir principalement grâce à la Ligue des Masters et au multijoueurs, sur une seule console ou en ligne.
Fun
8
Passée la relative déception causée par une réalisation en deçà de nos attentes, on retrouve le plaisir de jeu des précédents volets et on a hâte d'inviter ses amis pour des soirées de foot virtuel endiablées.

• La jouabilité PES
• Une intelligence artificielle convaincante
• Enfin un mode 16/9

• Une réalisation qui manque de saveur
• Un contenu restreint
• Le rythme des matchs un peu trop rapide

 

 

Verdict :
7.5

Si l'on peut légitimement se réjouir de l'arrivée de Pro Evolution Soccer sur PlayStation 3, le fait est que cet opus 2008 a un peu de mal à séduire durant les premières minutes principalement à cause d'un habillage qui n'a pas encore complètement franchi le pallier " next-gen ". Toutefois, les habitués de la série prendront rapidement leurs marques et retrouveront alors le gameplay extrêmement riche qui a fait jusqu'ici le succès de la série. On espère maintenant que Seabass et son équipe parviendront à mieux exploiter la machine dans les mois qui viennent afin de nous offrir un PES 2009 aussi complet et réussi techniquement qu'agréable à jouer.

(La note est sur 10)

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