C'est trés trés
long mais tout ce qui est dit fait très plaisir, et j'en
peut plus, je veut mon PES 2008.... RAAAAAAAH
GC 2007: Pro Evolution Soccer 2008
Le football entre enfin dans l'ère next-gen avec la
première version digen de ce nom de Pro Evolution sur Xbox
360
Grande Bretagne, 20 août 2007,
La saison passée n'a pas été facile pour Pro
Evolution Soccer. Alors que la version PS2 proposait un football
toujours aussi précis, exigeant et gratifiant que jamais, la
toute nouvelle mouture sur X360 n'avait pas été
à la hauteur de ses promesses. Les matchs n'offraient pas
autant de sensations que sur la plateforme "old-gen" et,
malgré un moteur graphique amélioré, on
était encore loin du spectacle visuel attendu par les fans
de PES.
Mais la nouvelle saison est sur le point de débuter et,
cette fois-ci, Konami nous a promis une expérience next-gen
bien plus appréciable. Effectivement, dès le premier
coup de sifflet, on voit bien que Seabass et son équipe ont
passé du temps à bâtir sur les fondations de la
version de l'an passé et qu'ils se sont familiarisés
avec la console pour offrir un jeu de foot mieux fini, plus
réaliste et, surtout, plus agréable à
jouer.
Et ils ont su tirer parti de ce temps. Nous avons pu
déjà passer un bon nombre d'heures sur le terrain et
nous sommes heureux d'annoncer que la version Xbox 360 a fortement
progressé depuis l'année dernière.
Visuellement, c'est un pas dans la bonne direction. Ce n'est pas
encore le bond en avant qu'on pouvait espérer, mais les
progrès sont notables. Les joueurs sont plus
reconnaissables, et leurs animations sont fluides et
réalistes. De nouveaux détails, comme le tirage de
maillot et des animations faciales dignes de ce nom, ajoutent
encore à l'immersion : observez attentivement les ralentis
et vous pourrez voir les joueurs suivre la balle des yeux, ou
encore crier et se réjouir de façon bien visible
après avoir marqué un but.
Et il n'y a pas que sur le terrain que les graphismes ont
été améliorés. La foule des spectateurs
est bien plus détaillée : les fans qui étaient
auparavant des bouts de carton entassés dans les gradins ont
été remplacés par une vraie foule en 3D qui
saute de haut en bas, secoue des écharpes (aux couleurs de
votre équipe bien sûr) au dessus de leur tête et
font la hola lorsque l'action se calme sur le terrain. Il faut
préciser cependant que les spectateurs ne sont pas
très détaillés, ce qui se comprend puisqu'on
ne les voit vraiment que pendant les ralentis et qu'afficher 80 000
personnages détaillés supplémentaires ferait
souffrir le martyr
au moteur de jeu. Quoi qu'il en soit, c'est toujours mieux que
d'avoir le même bonhomme affublé du même bonnet
répété à l'infini. En zoomant, vous
pourrez voir à peu près une douzaine de fans
différents dans chaque zone. C'est un petit détail,
mais c'est un détail bienvenu.
En ce qui concerne le jeu lui-même, la grande
différence avec ce PES 2008 et la version de l'an
passé est l'introduction du Teamvision [="Vision
d'équipe"], qui est simplement un nom un peu pompeux
utilisé pour désigner la nouvelle IA. Selon Konami,
votre adversaire "modifie son jeu pour s'adapter au style de jeu de
chacun". En d'autres termes, l'IA va analyser notre schéma
d'attaque et adapter sa stratégie en fonction. En pratique,
c'est assez subtil. En jouant avec la France [NDT= "Allez les
Bleus!"], notre stratégie principale était de courir
le long des ailes pour ensuite ramener la balle dans la surface
où Henry attendait pour la mettre dans la lucarne. Cette
technique a été assez efficace les premières
fois, même si elle ne s'est pas toujours conclue par un but
(il n'y a pas de "but garanti" dans PES), puis nous avons
remarqué que les défenseurs latéraux
commençaient à suivre plus précisément
nos déplacements, ce qui réduisait
considérablement nos chances de réussir un centre
correct. Cette intelligence artificielle améliorée
est encore plus sensible au niveau de difficulté le plus
haut. Les vétérans aguerris de PES accueilleront avec
joie ce défi plus relevé contre l'ordi.
Non content d'être plus au point tactiquement, votre
adversaire est aussi plus rusé. Car le "jeu sale" joue aussi
un rôle plus important dans ce PES que par le passé,
et on ne parle pas juste des tacles. À plusieurs occasions,
nous avons pu constater des plongeons théatraux des
attaquants adverses après qu'on leur ait proprement
tacklé le ballon dans les pieds. Heureusement, l'arbitre et
les juges de touche ne se sont pas laissé prendre au
piège et ont systématiquement sorti le carton pour
sanctionner les simulateurs. Cependant, Konami nous a assuré
que les arbitres pourraient parfois se tromper et accorder la
faute, surtout s'ils ont une mauvaise vue de l'action. Bien
sûr, comme pour tout le reste, l'erreur de l'arbitre pourrait
aussi jouer en votre faveur et vous pourriez très bien
obtenir un pénalty en plongeant dans la surface.
Puisqu'on en parle, les tackles semblent bien plus
équilibrés dans PES 2008. Les joueurs puissants
résistent bien mieux aux affrontements et des joueurs comme
Drogba arriveront à bien conserver la balle malgré la
pression, pour finir par se lancer seuls à l'assaut du but
adverse. Ceci dit, le but n'est pas acquis pour autant, même
s'il y a un peu plus de place pour l'approximation que dans PES 6.
Les gardiens réagissent vite, sortent bien pour fermer les
angles plus tôt afin de réduire au maximum votre marge
de manoeuvre. Ils sont aussi plus efficaces sur les tirs distants,
à moins que vous ne parveniez vraiment à placer la
balle en pleine lucarne.
En conséquence, il vous faut travailler plus dur pour
marquer, en faisant circuler la balle aux abords de la surface en
attendant le bon moment pour tirer. Courir aveuglément vers
l'avant pour tirer vaguement en direction du but donne rarement de
bons résultats. En plus, les gardiens ont bien plus de
chances de repousser le balon sur le côté que de le
remettre pauvrement dans les 6 mètre, ce qui offre moins de
chances de marquer des buts de raccroc.
Le jeu d'équipe est donc essentiel pour marquer. Ça a
toujours été le cas dans PES, bien plus que dans les
autres jeux de foot, mais cette fois il est vraiment essentielle
d'utiliser l'ensemble de votre effectif pour avoir une chance de
marquer régulièrement. Au cours de nos sessions de
jeu, nous avons essayé de faire circuler la balle aux abords
de la surface, de la remettre en arrière depuis la ligne de
but, de marquer sur des centres, de mettre des têtes sur
corners, bref à peu près toutes les actions de jeu
qu'on pouvait envisager. À chaque fois, le résultat
était différent, étant donné que la
défense s'adaptait bien à notre style de jeu.
Heureusement, vos coéquipiers bénéficient de
la même intelligence et s'élancent souvent dans les
espaces créés, donc il est tout à fait
possible de marquer sur une action improvisée, à
partir du moment où vous savez tirer parti des forces de
votre équipe et que vous arrivez à poser le
jeu.
Konami a retravaillé les action arrêtés et les
coups francs sont, hum, une toute autre histoire. Aussi bien
l'attaquant que le défenseur ont plus de contrôle sur
leur formation durant les coups de pieds arrêtés. Des
joueurs supplémentaires peuvent être appelés
pour renforcer le mur et les défenseurs centraux de grande
taille peuvent être envoyés vers l'avant pour tirer
partie des coups francs flottants. En outre, l'option de frapper
vite le coup franc a été encore raffinée, ce
qui permet de garder tout l'élan d'une contre-attaque avec
très peu de temps morts.
Une autre zone du jeu qui a connu un bon lifting dans PES2008, ce
sont les commentaires qui sont maintenant réalisés
par John Champion et Mark Lawrenson [NdT: pour la version anglaise
bien sûr]. Désormais, la majorité du match est
commentée par une seule personne (Champion pour l'anglais),
un peu comme un match sur Sky Sports, et l'autre commentateur
intervient uniquement dans les moments clefs du match. Cela marche
à merveille et contribue grandement à l'ambiance
sonore du match. C'est aussi paramétrable : au lieu d'avoir
simplement le choix entre activer ou désactiver les
commentaires, il est possible de faire en sorte qu'ils ne
s'activent que lorsque la balle est dans le dernier tiers du
terrain ou lorsque l'action s'échauffe un peu.
Le bruit de la foule a été amélioré lui
aussi. On entend très audiblement les cris individuels et
les chants de supporter par delà le brouhaha
général du jeu. Et c'est dans la Master League que
c'est le plus évident (et ajoutons que la ML est bien
complète cette fois-ci). Si votre club joue bien, les
spectateurs feront plus de bruit et applaudiront à chacune
des actions de vos petits gars. Mais c'est encore plus
sophistiqué que cela puisque vous pouvez aussi régler
l'intérêt des fans pour chacun de vos joueurs
indivuellement en plus des équipes. Donc même quand
vous ne jouez pas très bien (disons que vous êtes en
train de perdre 2-0 contre votre pire rival), la foule sera quand
même derrière les joueurs qu'elle
apprécie.
Ce genre de loyauté joue un grand rôle dans les
joueurs que vous pouvez engager. Les gros clubs attireront toujours
les meilleurs joueurs, mais les clubs de taille plus modeste
pourront quand même signer quelques beaux contrats s'ils ont
un jeu de passe agréable ou bien des fans passionnés
qui soutiendront le club à tous les matchs. C'est un
système qui a beaucoup de profondeur et sera un grand plus
pour tous ceux qui préfèrent jouer sur le long terme
plutôt que de faire des rencontres rapides.
En résumé, PES 2008 est clairement meilleur que la
version de l'an passé. Visiblement, le jeu n'est pas encore
terminé (Konami nous a dit que la version qu'on a eue
était environ terminée à 40%), mais il y a de
quoi être impatient. Le gameplay aux petits oignons et la
superbe IA qui ont fait le succès de la version PS2 sont
enfin entrés dans l'ère next-gen sans rien perdre de
leur force, au point que jouer avec le stick analogique de la 360
(ce qui ne nous avait pas convaincu dans l'opus
précédent) offre enfin de bonnes réponses et
de bonnes sensations.
Le nombre d'équipes officielles a augmenté, avec plus
de kits maillots internationaux licenciés (y compris
l'Angleterre) que dans la version précédente,
même si malheureusement il n'y a toujours que deux club de
Premier League licenciés (Konami n'a pas encore
confirmé lesquels ce serait). Nous avons de bons espoirs
pour le mode online aussi, même s'il n'y a pas encore
d'annonce officielle à ce sujet. On espère vraiment
que le multijoueur sera entièrement dispo et qu'on pourra
avoir jusqu'à quatre joueurs, voire plus, sur le
terrain.
Il y a quelques effets visuels qui ne nous pas tout à fait
convaincus en revanche. Le filtre de profondeur de terrain ne
marche pas très bien : lorsque le terrain est à
distance moyenne, il devient parfois une bouillie de pixels tandis
que l'herbe la plus proche de la caméra
bénéficie énormément de
l'anti-aliasing. Mais il y a de fortes chances que ce
problème soit résolu d'ici à la sortie du
jeu.
Ceci dit, le plus important à ce stade, c'est que le le
gameplay soit bien solide. On a bien l'impression de jouer à
un PES et pas à un truc qui a été
assemblé à la dernière minute. Avec un tout
petit peu plus de deux mois restants pour ajuster le gameplay et
apporter la touche finale, il est tout à fait possible que
ce PES 2008 soit le jeu de foot next-gen que les fans de PES
attendent depuis longtemps. Pour notre part, nous sommes
très impatients.
Commentaires