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Test

Test WarHawk sur Playstation 3  (Test) posté le samedi 08 septembre 2007 13:50

Warhawk aura fait rire bien du monde lorsque Sony a voulu en faire l'étendard du Sixaxis l'année dernière. Heureusement, aujourd'hui ce passé rigolard est loin derrière nous et le titre d'Incognito sait faire valoir ses qualités.

WarHawk

Qu'on se l'offre en ligne ou en version boîte (en bundle avec le micro-casque), il y a une chose qu'il faut garder à l'esprit au sujet de Warhawk, il ne coûte qu'une trentaine d'euros. Mieux vaut le rappeler de suite, ça évitera qu'on se mette à crier au scandale en lisant que le titre ne propose pas de mode solo et seulement 5 maps. Pour bien se représenter la bête, il suffit de penser à Battlefied, un jeu multi avec des véhicules et à imaginer une version « mini » du jeu. Que l'on joue en mode Capture The Flag, Deathmatch en équipe ou solo, ou encore dans la variante du mode domination (Zone) ou démarrera toujours de la même manière : à pied. A chaque respawn, c'est la même histoire et le même choix qui s'offre au joueur qui pourra décider d'incarner un soldat d'infanterie, utiliser une jeep et embarquer un tireur, conduire un blindé ou, évidemment, attraper un Warhawk et s'envoler. On pourra même s'emparer de tourelles défensives si on souhaite protéger sa base et faire un carton sur les ennemis en approche.

Test WarHawk Playstation 3 - Screenshot 55Des récompenses viennent motiver le joueur en pleine partie.

Quoi que l'on choisisse, il suffira ensuite de ne pas négliger de ramasser les items qui jonchent les niveaux, armes en tout genre, bonus de santé etc. Bon, pour être tout à fait clair, évacuons le côté infanterie qui est loin d'être la partie la plus réussie du jeu, la prise en main semblant avoir été calquée sur celle d'un véhicule, se révèle assez perturbante. Le reste en revanche a de quoi satisfaire avec une jouabilité très arcade qui se ressent de la jeep aux avions. Les avions qui sont d'ailleurs le coeur du jeu. D'un design qui évoque un croisement entre un vieux coucou et un aéronef futuriste, les Warhawks possèdent deux modes de vol, une fonction statique et le vol standard, la première pouvant se montrer fort pratique si on désire faire un petit point sur la situation et repérer quelques futures cibles. Quant au vol à proprement parler, lui aussi joue la carte de l'arcade à 200%. Très dynamique, le Warhawk part en tonneau ou en looping d'une simple inclinaison du stick droit qui, couplée aux directions indiquées par le stick gauche ou par un jeu d'accélération/freinage, provoquera des figures qui défient les lois de la physique. Autant de manoeuvres folles qui une fois maîtrisées éviteront au joueur de se fracasser sur une paroi ou de semer les missiles. De plus, en maintenant fermement les touches R2 et L2, on entrera en mode dérapage, idéal pour virer de bord sur place. En résumé, piloter les Warhawks est indubitablement sympathique. Cependant, si Sony a voulu faire de Warhawk l'emblème de la reconnaissance de mouvements de son Sixaxis, les joueurs, eux, auront tôt fait de lâcher l'affaire. Certes, la chose marche mais seulement tant qu'on ne doit pas éviter d'obstacles ou viser avec précision, car dans ces cas-là, c'est la catastrophe et on en revient bien vite aux contrôles traditionnels.

Test WarHawk Playstation 3 - Screenshot 56Les tourelles, un bon moyen de faire un break tout en restant utile.

Même si les Warhawks paraissent tenir un rôle prédominant dans le jeu qui porte leur nom, on aurait pourtant tort de les croire surpuissants. Étonnamment, Incognito a su équilibrer son produit, les avions sont moins solides qu'on le pense face aux troupes au sol qui peuvent les mettre à mal à l'aide de leurs missiles à tête chercheuse et la complémentarité entre les joueurs sera souvent la clef du succès dans un titre qui donne tout de même la part belle aux modes en équipe. La coordination entre les unités montrera rapidement son intérêt alors même qu'il n'est nul besoin de devenir un spécialiste de chaque domaine, la prise en main des véhicules étant comme dit plus haut simple et rapide, nous autorisant à fréquemment changer d'approche. On est donc loin du maniement d'un hélico dans Battlefield. Du coup, ce titre qui ne pèse pas lourd et ne paie pas de mine finit par dévoiler son potentiel qui dépend grandement des personnes avec qui on le pratique. Alors bien sûr, on pourra lui adresser quelques reproches, à commencer par le nombre de cartes un peu chiche, même si ces dernières changent de taille en fonction du nombre de joueurs présents, ou son aspect graphique qui ne casse pas des briques, mais ce serait oublier un détail qui a son importance, Warhawk ne coûte que 29 euros et transforme certaines faiblesses en forces, sa simplicité devenant son efficacité.

Note:15/20

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TEST:Heavenly Sword sur Playstation 3  (Test) posté le samedi 15 septembre 2007 22:13

Annoncé comme l'un des killer'ap de la flamboyante PS3, Heavenly Sword est enfin parvenu entre nos mains avides. Tirant son inspiration des plus grands, tel l'illustre God Of War, le titre ambitionne clairement de devenir une référence, si ce n'est la référence du beat'em all. Mais Nariko a-t'elle les épaules assez solides pour occuper une telle position ? Verdict dans les lignes qui suivent.

Heavenly Sword

Le titre nous conte l'histoire de Nariko, une jeune femme dont le clan est chargé de protéger la légendaire Heavenly Sword, l'épée des dieux. Pourchassés par Bohan, un ignoble tyran désireux de mettre ses paluches crasseuses sur l'arme divine, Nariko et les siens se retrouvent rapidement dans une situation fort délicate. Voyant sa famille et ses amis encerclés par les sbires pléthoriques de Bohan, Nariko finit par prendre une décision qui scelle son destin, et accessoirement celui du Monde. Elle choisit en effet d'empoigner l'épée interdite pour défaire ses ennemis, une épée qu'aucun mortel n'a le droit d'utiliser sans le payer de sa vie. Nariko se sait condamnée mais ne renoncera pas avant d'avoir vaincu les légions de Bohan. Bref, il est évident que le scénario d'Heavenly Sword ne brille pas par son originalité. Mais malgré ce pitch de départ ultra classique, la plupart des joueurs ne pourront qu'être envoûtés par la puissance et l'incroyable beauté des cinématiques, réalisées intégralement avec le moteur du jeu. Heavenly Sword nous offre en effet une tripotée de scènes superbement stylisées mettant autant en valeur la plastique irréprochable de Nariko que l'univers dans lequel elle évolue. Un univers féerique aux décors majestueux qui emprunte beaucoup à la Chine ancienne pour se forger une identité. Heavenly Sword a clairement bénéficié d'un soin tout particulier dans ce domaine, et rarement dans un jeu vidéo, il nous aura été donné d'observer des visages aussi expressifs. Remercions donc encore une fois Andy Serkis, qui après avoir mis son talent au service de Gollum et de King Kong dans les films de Peter Jackson, endosse cette fois le rôle du grand méchant d'un jeu vidéo.

Test Heavenly Sword Playstation 3 - Screenshot 162Les finish sont aussi jouissifs que cruels.

Au fond, ce qu'Heavenly Sword ne possède pas en matière de créativité scénaristique, il le compense aisément par sa beauté assassine. Un constat, qui reviendra malheureusement sous diverses formes dans les lignes qui suivent. Cessons donc dans l'instant de déblatérer sur l'indéniable réussite esthétique que le titre représente, car il nous faut maintenant trancher dans le vif du sujet et décrire ce qui se cache sous ces somptueux atours. Heavenly Sword se présente sous la forme d'un beat'em all rageur et violent qui lorgne allègrement du côté de God Of War pour tenter de nous séduire. Mais là où Kratos enchaîne les combats et les séquences ultra variées et intelligentes, Heavenly Sword se contente d'une structure très linéaire et de quelques pseudos trouvailles qu'il resservira au joueur jusqu'à épuisement. Au cours de leur aventure, Nariko et Kei (une autre jeune femme dont le comportement et les déplacements rappellent ceux d'un chat) enchaîneront donc les combats dans des arènes fermées, les traversées de couloirs plus ou moins habités pour finir par se heurter à des boss qui n'ont clairement pas la trempe des adversaires de Kratos. Le tout est entrecoupé de manière plutôt malhabile par des séquences grand spectacle de tir à l'arbalète, au bazooka (si, si !) dans lesquelles la manette Sixaxis fait régner sa loi dans la douleur. On découvrira également quelques saynètes d'action contextuelle à la God Of War (hé oui, encore) qui heureusement sont beaucoup mieux agencées et calibrées que lors de la preview.

Test Heavenly Sword Playstation 3 - Screenshot 163Les deux héroïnes de cette aventure sont très différentes.

"Mais quand va-t-il enfin causer des combats ?" hurlez-vous sans doute devant votre écran. J'y viens mes bon amis, j'y cours même. Les combats d'Heavenly Sword sont à l'image du scénario, c'est-à- dire stylisés à l'extrême, envoûtants mais un petit peu trop creux. Sans la profondeur ni la technicité d'un Ninja Gaiden Sigma ou d'un Devil May Cry, le titre n'est pourtant pas aussi accessible que God Of War. Il se situe quelque part entre les deux et ne trouve pas véritablement son équilibre. Nariko dispose de trois techniques différentes, trois façons d'utiliser sa lame céleste entre lesquelles il faudra constamment jongler afin de pourfendre les vagues successives d'ennemis. La première est la position de base, l'épée est alors scindée en deux lames distinctes qui offrent une portée moyenne et provoquent des dégâts modérés. La seconde voit l'arme se transformer en un gigantesque hachoir que n'auraient sans doute pas renié certains personnages de FF. Là, les mouvements de Nariko se feront plus lents, mais ses coups seront nettement plus dévastateurs. Enfin, la troisième technique évoque une nouvelle fois ce bon vieux Kratos, puisque notre sublime amazone pourra ainsi faire tournoyer deux lames à l'aide de chaînes, pour se protéger des coups ou de certains projectiles et repousser les adversaires.

Test Heavenly Sword Playstation 3 - Screenshot 164Finissez toujours les adversaires tombés au sol.

Chaque technique a ses avantages et convient généralement mieux à un type d'ennemi précis (ces derniers n'étant d'ailleurs pas très variés). Le système de jeu repose essentiellement sur une bonne petite panoplie extensible de combos et de contres relativement faciles à mettre en oeuvre, et qui s'enrichissent de quelques finish ultra violents, pour peu que vous ayez rempli votre jauge de force. Pour cela, il faudra tout simplement enchaîner le plus de coups possibles sans vous faire toucher. On usera du stick droit pour les esquives, et des boutons de tranche pour changer la forme de l'Heavenly Sword. Certains coups nécessiteront même l'usage du système de détection de mouvements de la manette. Ainsi, certaines prises, aériennes pour la plupart, vous demanderont de lever le pad vers le haut pour se déclencher. Projetée dans les airs par un mauvais coup, Nariko aura tout de même le moyen de se rétablir et d'attaquer son agresseur pour peu que vous secouiez le pad à temps. Bref, il faudra du réflexe pour profiter de ces ajouts sympathiques mais pas fondamentalement indispensables.

Test Heavenly Sword Playstation 3 - Screenshot 165Avec le Sixaxis, cette opération peut devenir un vrai calvaire.

Ce ballet mortel est un véritable ravissement, mais on ne sentira jamais véritablement en contrôle de l'action. Bourriner comme un sagouin est souvent aussi efficace que de tenter des manoeuvres plus subtiles. Le hic, c'est que beaucoup de joueurs finiront inévitablement par se désintéresser des nouveaux coups, acquis progressivement dans l'aventure, pour se contenter des mêmes séries de mandales. C'est donc véritablement au joueur de se forcer, de s'imposer une certaine discipline afin de se modeler sa propre expérience. Le jeu nous invite d'ailleurs à rejouer plusieurs fois un même niveau afin d'améliorer son score et ainsi acquérir de nouvelles combinaisons. Une fois le jeu terminé, ce qui ne prend malheureusement qu'une huitaine d'heures, vous pourrez même débloquer un ultime mode de difficulté qui pour le coup, départagera véritablement les matraqueurs de boutons des techniciens hors-pair. Mais si le système de combat du jeu trouvera donc ses adorateurs et ses détracteurs, les niveaux que l'on passera en compagnie de Kei et de son arbalète risquent de frustrer la majorité. Dans ces sections, il s'agira généralement d'orienter votre arme à l'aide du stick gauche, de lâcher votre projectile, puis de contrôler sa trajectoire en profitant du système Sixaxis. Et là, c'est le drame. Le système est affreusement imprécis et fait exploser le joueur en rage plus qu'il ne le divertit. Certes, avec beaucoup de pratique et de concentration, on finira par loger des flèches dans tous les crânes de la galaxie. Mais Heavenly Sword se fait une joie de vous resservir ce type de séquences à tout bout de champ. A croire que les développeurs Ninja Theory étaient tellement satisfaits de leur trouvaille qu'ils n'ont pu s'empêcher de la ressortir. Et franchement, ça devient rapidement usant. D'autant que plus on avance dans le jeu, plus ces scènes deviennent torturées et compliquées.

Heavenly Sword est une aventure épique, un beat'em all violent et racé, mais dont l'aura s'estompe par intermittence. Tantôt jouissif et accrocheur, il devient frustrant et injouable au détour d'un couloir. Sa structure éminemment classique, sa linéarité édifiante, ses combats stylés mais mal équilibrés, ses fausses idées originales (avec le Sixaxis notamment) et son scénario convenu contribuent à émousser la lame divine. Heavenly Sword semble privilégier le fond sur la forme, et est donc loin de s'imposer comme la référence absolue que tout le monde espérait.

Note14,5

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TEST sur XBOX 360:Stanglehold  (Test) posté le samedi 15 septembre 2007 22:24

Lorsque John Woo délaisse la comédie au profit du film d'action, le cinéma trouve en lui un maître ès gunfight, qui lui-même se veut un discipline de notre cher Jean-Pierre Melville. Si on retiendra davantage ses réalisations hongkongaises (The Killer, Une balle dans la tête, Le syndicat du crime) que celles américaines (Chasse à l'homme, Broken Arrow, M:I-2), sa carrière est malgré tout ponctuée de tellement de chefs-d'oeuvre que ce réalisateur force le respect. De fait, retrouver tout ce qu'on aime de Woo en un seul et unique jeu vidéo pouvait tenir du miracle et pourtant... Et pourtant.

Stranglehold

En 2004, Sony rendait un bien bel hommage à John Woo et à tout un pan du cinéma hongkongais grâce à Rise To Honour qui profitait également des prouesses martiales de Jet Li. Trois ans plus tard, c'est Midway qui se penche sur la question en offrant une suite vidéoludique au Hard Boiled de Woo. Comble du bonheur, le maître ainsi que son acteur fétiche, Chow Yun-Fat, participent de concert à l'aventure. Dès lors, il n'est plus question de se demander si l'atmosphère est fidèle à celle de son modèle cinématographique mais bel et bien de rentrer de plein pied dans cet univers où les flingues se rechargent tout seuls, où tirer avec style n'est pas une solution mais bel et bien une obligation, où un flic qui sait ce qu'il veut peut se permettre d'éliminer trois fois plus de bad-guys en un seul jeu vidéo/film que James Bond durant toute sa carrière.

Test Stranglehold Xbox 360 - Screenshot 28Un orchestre, une trentaine de bad guys à éliminer et aucun dommage collatéral. Bonne chance.

Chow Yun-Fat endosse donc à nouveau le rôle de Tequila, policier de Hong-Kong qui ferait passer Jack Bauer pour un moniteur de colonie de vacances pour retraités. Si on retrouve aussi mister Woo dans le rôle de tenancier de bar et d'indicateur, disons que le scénario de Stranglehold est juste là pour prétexter une action à outrance tout au long de sept niveaux. Ainsi, si on trouve les thèmes chers au réalisateur (l'honneur, l'amour, la trahison, la vengeance), le synopsis se borne à aligner pas mal de clichés du genre tout en nous ressortant une sombre histoire de kidnapping liée au passé de Tequila. Une histoire décevante ? Oui et non car si d'un côté, il faut bien avouer qu'on ne prête pas vraiment attention aux cinématiques (souvent plates, parfois trop romancées), elles mettent tout de même en valeur la réalisation du jeu qui utilise plusieurs effets cinématographiques chers au réal. chinois. On pense bien évidemment au ralenti, au lâcher de colombes, à l'arrêt sur images, aux poses iconographiques, etc. Du coup, on prend un pied immense à user et à abuser des actions mises à notre disposition, rien que pour le plaisir des yeux.

Test Stranglehold Xbox 360 - Screenshot 29Big John vous attend dans son bar pour vous offrir quelques savoureux bonus.

Pourtant, on touche ici un point sensible de Stranglehold qui en met plein la vue mais qui ne peut masquer plusieurs manques. On commencera par citer une IA calamiteuse synonyme d'ennemis venant tout le temps à notre rencontre, d'une variété d'armes assez limitée ou de mouvements, certes jouissifs, mais peu nombreux puisqu'on n'en compte que trois. A cela, on rajoutera le mini-jeu Mexican Standoff, permettant d'éviter les balles des ennemis avec le stick gauche tout en bougeant un viseur pour dégommer rapidement nos adversaires, qui revient trop souvent et finit par lasser malgré la joie qu'il procure. Et c'est bien là un souci du titre qui ne cherche pas vraiment à faire évoluer sa progression en s'appuyant un peu trop sur ses fusillades et son moteur graphique proposant de tout détruire à l'écran. A ce titre, rien à dire. Tout, absolument tout peut voler en éclats, du cageot de kiwis aux voitures en passant par des dragons de jade, les murs, les vitres, j'en passe et des meilleures. Et là, autant dire que le joueur se fait plaisir. Impossible de résister à la tentation de vider nos chargeurs contre une machine à sous, un aquarium ou une simple palissade pour voir le résultat. De plus, les développeurs ont profité de cet aspect sachant qu'il est possible d'utiliser des éléments du décor, en leur tirant dessus bien entendu, pour venir à bout des pauvres hères nous faisant face.

Test Stranglehold Xbox 360 - Screenshot 30Une action directement inspirée par le final de Hard Boiled. Abusez-en, c'est si bon.

Une autre donnée importante du jeu provient de son aspect acrobatique, devant autant à Max Payne qu'à un numéro d'équilibriste. De fait, courir sur des rambardes, la colonne vertébrale d'un squelette de dinosaure ou une poutrelle à dix mètres du sol tout en dessoudant des dizaines de personnes n'est qu'une formalité. A ceci, il faut rajouter le ralenti pouvant être utilisé de deux façons. Soit vous en usez quand bon vous semble par une simple pression sur un bouton (ceci vidant la jauge Tequila Time qui se remplira à nouveau après usage), soit vous plongez vers vos ennemis, le slow motion vous permettant alors d'ajuster votre tir. A ce sujet, plus vous éliminerez de monde, plus votre jauge de Bombe Tequila montera prestement, ceci pouvant aussi se faire en récoltant des grues en papier ou en tuant avec style. Ces fameuses bombes Tequila (des mouvements spéciaux pour ne rien vous cacher) vous permettront de récupérer un peu de vie, ou d'utiliser un tir de précision, une attaque barrage (ceci nous octroyant une énorme puissance de feu) et enfin une attaque toupie afin d'éliminer tout ce qui nous entoure. Au final, on en oublierait presque qu'on peut s'accroupir, se cacher derrière plusieurs éléments, glisser sur des objets (table, comptoirs...) ou effectuer un saut mural vu qu'on n'a souvent qu'une idée en tête : profiter des mouvements spéciaux pour faire le ménage.

Test Stranglehold Xbox 360 - Screenshot 31Les sept niveaux de l'aventure vous mèneront dans des endroits très exotiques.

Stranglehold est une expérience inoubliable et reste pour moi un des meilleurs jeux d'action (pur et dur) de ces cinq dernières années. Toutefois, il est indéniable que les développeurs auraient pu améliorer plusieurs petites choses comme la durée de vie du mode solo qui se termine en six ou sept heures en Normal, le mode Décontracté étant à éviter. De plus, si on y trouve du Multijoueur pour six petits mordus d'armes à feu, celui-ci se résume à deux simples épreuves, Deathmatch et Deathmatch par équipe, se déroulant dans les décors du mode principal. A ce sujet, on peut tout de même débloquer plusieurs personnages pour jouer en ligne en allant traîner du côté du bar de John Woo où on peut également trouver plusieurs croquis et vidéos à acheter. En conclusion, avouons que si le soft de Midway est un défouloir comme on en a rarement eu l'occasion d'en voir, il n'aurait pas fallu grand chose pour qu'il s'impose comme un Max Payne sous acide pouvant rivaliser avec son modèle vidéoludique. Dans l'absolu, il n'en reste pas moins une excellente séquelle de pixels à l'oeuvre de John Woo qui ravira tous ceux qui sont un jour restés bouche bée devant cette leçon de cinéma offerte par un homme qui a redéfini le gunfight sur grand écran.

 

Note:15

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Test de FIFA 08 sur PS3  (Test) posté le jeudi 27 septembre 2007 14:17

La multiplication des FIFA sur Xbox 360 ces deux dernières années n'a pas servi la série. Des titres développés à la va-vite, dans un éternel souci de respecter des délais de sorties annuelles, voire davantage avec des échéances telles que la Coupe du Monde en Allemagne. Une succession de déceptions qui nous ont poussés à nuancer les propos des développeurs qui assurent à chaque opus avoir révisé leur copie. Et c'est sans doute au moment où l'on s'attend à essuyer une énième déconvenue qu'une armée de développeurs, à qui l'on donne enfin les moyens des ambitions affichées, réalise le contre-pied parfait. Même un Alessandro Nesta ou un Fabio Cannavaro auraient mordu à la feinte... On s'incline.

FIFA 08

FIFA 07 a en partie décrédibilisé le discours ambitieux, voire mégalomane d'Electronic Arts qui a toujours cherché à nous convaincre des efforts concédés dans les développements des versions de leur "simulation" footballistique. Mais en réalité, c'est aussi et surtout parce qu'en ligne de mire, FIFA 08 pointait déjà le bout de son nez. Comprenez en cela qu'il faut lui associer quasiment deux années de développement, soit un laps de temps plus que suffisant pour gommer, au moins partiellement, les tares accumulées depuis quelques saisons par celui qui a perdu son statut de référence au profit du PES de Konami. Un regain de sérieux qui a un double impact sur cette version qui n'a pas gâté les possesseurs de Xbox 360, forcés de faire avec des débuts d'ébauches de commencements de contenu et un gameplay qui n'avait rien de "nouvelle génération". Une époque définitivement révolue. Cette année, ce sont bien les versions next-gen qu'il faut prendre comme référence et qui ont fait l'objet des meilleures attentions des équipes en charge du projet. Le sourire de Ronaldinho et la détermination de Ribéry sur le packshot en sont le parfait symbole.

Test FIFA 08 Playstation 3 - Screenshot 33La caméra dynamique du très immersif mode "Deviens Pro". Vous êtes dans la peau de votre joueur préféré.

La transformation est radicale, surprenante, grisante. FIFA s'invite au rang des simulations, dans tous les sens du terme. Un contraste flagrant que l'on fait déjà depuis quelques semaines et les prestations en salon du protégé d'EA Sports. En douze petits mois, le profil du jeu a connu l'évolution qui aurait dû être la sienne depuis 2003. C'est dire si le dépaysement est au rendez-vous, à tel point qu'il n'est plus de rigueur d'associer ce titre au terme arcade, désormais bien loin de la mentalité qui sévit sur le terrain. Un rythme de jeu fondamentalement plus lent, une physique de balle indépendante, une animation d'une rare fluidité et surtout un contrôle de balle qui envoie aux oubliettes le "Je contrôle, je passe, je contrôle, je centre, je tire, je marque". Preuve en est, les joueurs multiplient les petites touches de balle pour mieux contrôler le cuir, en fonction de la puissance de la passe, du rebond et de leur meilleur pied. De quoi humaniser clairement leur comportement individuel qui met enfin en avant les différences de gabarits et de maîtrise technique du joueur contrôlé. La gestion des contacts, en lutte aérienne comme au sol, en profite tout autant, avec des petites poussettes, des tirages de maillots et des petits coups bas lorsque l'on abuse des touches de pression, certes efficaces, mais qui conduisent régulièrement l'arbitre à sanctionner des interventions jugées illicites. Des coups de sifflet cependant pas toujours justifiés, ce qui constitue l'un des points noirs du jeu. Il est rageant de concéder un penalty pour avoir tenté de subtiliser la balle proprement, sans tacler ni faire tomber l'attaquant...

Test FIFA 08 Playstation 3 - Screenshot 34Pour raisons techniques, ces screens PS3 ne sont pas capturés en HD. Mais le jeu est identique à la version 360.

A ceux qui étaient allergiques à l'automatisation ultra présente des transmissions et des frappes de balle, EA a répondu de la meilleure des manières en proposant, dans les options, de rendre tout ceci le plus manuel possible. Et la liberté de jeu s'en voit décuplée, rehaussant considérablement le niveau de difficulté, ce qui nous amène à conseiller cette configuration aux joueurs aguerris tant elle fait place aux erreurs multiples. La conservation du ballon a un prix, celui du timing parfait. Concrètement, il faut jouer avec la pression de la touche de passe ainsi qu'avec le stick analogique gauche (toutes les directions étant fonctionnelles) pour donner un ballon à l'endroit précis souhaité, que ce soit dans les pieds ou dans l'espace, en sautant ou non une ligne. Un principe qui vaut également pour les centres, dont les six possibilités (ras-de-terre, mi-hauteur et aérien, chacun immédiats ou non) permettent de trouver le joueur démarqué et d'éviter aussi souvent que possible des duels aériens perdus d'avance dans le style Baky Koné contre Lucio. En résumé, le joueur a enfin la sensation de construire ses propres actions, d'autant que l'IA n'a plus cette maudite habitude d'anticiper on ne sait comment nos décisions et de glisser littéralement. Les déplacements sont donc individuels et pas seulement réalisés en direction du ballon, de sorte à ce que le marquage, en zone ou non, et l'alignement des trois ou quatre défenseurs soit assuré. Et ça, ça fleure bon le réalisme comme on l'aime.

Test FIFA 08 Playstation 3 - Screenshot 35Voici ce qui fait office d'entraînement aux dribbles et tirs.

Techniquement parlant, les possibilités sont nombreuses et désormais utiles voire salvatrices en fonction du niveau de difficulté (amateur, semi-pro, pro ou légende) choisi. Pas de tricks surréalistes où le joueur se prend pour une otarie à qui on aurait greffé un pied de Messi et un pied de Ronaldinho. Tout se fait au stick analogique droit, en maintenant la gâchette gauche enfoncée, de sorte à réaliser des feintes de corps, des passements de jambes, des râteaux, des roulettes, des coups du sombrero, des talonnades ou encore le fameux Flip Flap, jouissant lorsqu'il est réussi. Tout ceci dans un unique but, se trouver, à un moment donné, en position idéale de tir. Et là aussi, la variété des tirs manuels permet de placer son ballon à n'importe quel endroit de la cage de 2m44 par 7m32. Adieu les tirs enroulés qui finissaient à mi-hauteur, ras du poteau. Mais tout n'est évidemment pas parfait. En dehors de l'arbitrage, parfois douteux sur les contacts, on ne peut que regretter les caguades de gardiens, parfois très mal inspirés. Pourtant, ceux-ci ont perdu leur mauvaise habitude de ne plonger qu'à mi-hauteur et d'être battus par des frappes qui finissent sous la barre ou en lucarne. Autre point noir, la sélection du joueur qui, lorsqu'elle est passée en manuel, souffre de quelques approximations, notamment sur les contres adverses où l'on s'acharne sur le stick analogique jusqu'à ce que le joueur souhaité soit contrôlé. Toutefois, cette fonction est très utile si une passe courte est manquée, histoire de switcher le réceptionner, placé dernière l'initial.

Test FIFA 08 Playstation 3 - Screenshot 36Les ralentis sont l'occasion de revoir vos buts sous différents angles. Ils sont particulièrement réussis.

Tactiquement cette fois, FIFA 08 inclut un éditeur de formations bienvenu, histoire de ne pas être restreint par les formations de base, pas toujours très pertinentes dans le placement des joueurs. On peut donc paramétrer le positionnement de chaque joueur du onze type de l'équipe souhaitée ainsi que leur mentalité en phases offensives et défensives. Sans oublier le choix des tireurs de coups de pieds arrêtés qui restent, sur la pelouse, toujours un peu délicats à jouer, ce qui constitue un autre point perfectible pour le prochain opus. Toujours en terme d'édition, le mode création de joueurs s'avère très poussé, notamment sur l'aspect physique, ce qui nous fera regretter le fait de nous pouvoir que modifier les informations et capacités des joueurs déjà en place. Un lifting n'aurait pas été de trop puisqu'encore une fois, le moteur de la machine ne semble pas suffisamment maîtrisé pour que les visages permettent de reconnaître immédiatement les acteurs, même s'il s'agit d'une star internationale.

Test FIFA 08 Playstation 3 - Screenshot 37Le mode éditeur de joueurs est assez complet mais ne permet pas de refaire le portrait des acteurs déjà en place.

La pléthore de championnats absents de cette version l'année dernière est bien là, on en note même quelques nouveaux (Australie, Autriche, Eire, République Tchèque, Ligue 2 française). Au même titre que les modes de jeu classiques (match amical, Compétition, Carrière, Fiesta et Défi) mais aussi et surtout de la grosse nouveauté : "Deviens Pro". Essentiellement multijoueur, celui-ci est également accessible sous forme de matchs uniques en solo. Le principe est tiré du célèbre et non moins ancien Libero Grande. Vous incarnez donc un seul joueur, de votre choix (sauf le gardien, ce qui est dommage pour les aficionados de ce poste si particulier), de la première à la dernière minute d'une rencontre avec tout ce que cela comprend de particularités en fonction de la position occupée sur la pelouse. Un jeu de caméra jongle d'une vue globale lorsque l'action se situe au centre du terrain à une vue rapprochée devant les buts adverses et si c'est vous qui contrôlez le cuir. L'impression d'incarner un seul et même acteur dans un stade et une pelouse immense n'a jamais été aussi bien pensée et réalisée. Mieux encore, balle au pied et en pleine accélération, une caméra dynamique vous suit de près, exactement à la Gears Of War pour les amateurs de FPS. Sensations garanties. Votre impact sur le déroulement du jeu est cependant élargi puisqu'il est possible d'ordonner à vos coéquipiers de presser l'adversaire ou de tirer au but. Mais l'essentiel reste de pouvoir demander le ballon dans les pieds ou dans l'espace, de sorte à participer au jeu et à rendre une copie positive, évaluée à la fin du match avec tout un tas de statistiques propres à votre prestation. Jouissif !

Test FIFA 08 Playstation 3 - Screenshot 38Admirez la précision affichée par les stades.

Le jeu en ligne, c'est aussi ce sur quoi se concentre ce FIFA 08. Très gonflé, celui-ci jongle entre les Ligues Interactives, publiques ou privées, dont le concept n'était pas présent sur Xbox 360, les championnats jusqu'à 32 et les parties diverses et variées, personnalisables à souhait, avec ou sans classement. Ce qui est déjà beaucoup en attendant la mise en ligne du mode 5 contre 5 se présentant comme le meilleur moyen de vivre des matchs en multi. C'est aussi EA Sports Football World, lieu de communication, de comparaison, de défis, où il est possible de consulter les parcours et statistiques de tous les autres joueurs. On peut également se joindre à des groupes de fans, se tenir au courant des infos foot, télécharger les mises à jour récurrentes qui permettent de jouer avec les effectifs actuels et de gommer les quelques oublis de la base de données, la majeure partie du temps dus à un manque de temps justement. A noter en plus, un partage de ralentis, après une inscription ici. Enfin, on appréciera la division du Online selon trois salles, Débutants, Experts et Elites, selon les niveaux des joueurs et en fonction de leur pourcentage de matches non terminés, idéal pour identifier la qualité et la fiabilité des joueurs connectés. Autant de possibilités qui prolongent le multi Offline qui peut accueillir des parties jusqu'à quatre.

 


Graphismes 17/20

En dehors d'une modélisation des visages des joueurs imparfaite, FIFA impressionne en parvenant à franchir un nouveau palier graphique après s'être légèrement essoufflé, notamment au niveau des textures des pelouses. Très proche d'une retransmission télévisée, ce volet prône le réalisme technique à tous les étages, avec l'habituel coup de pouce des licences, des maillots qui bougent au vent et surtout une animation quasi sans faille. Mention spéciale à la vingtaine de stades officiels, fidèles au plus haut point aux plus célèbres enceintes internationales.

Jouabilité 17/20

FIFA est enfin une simulation. Ce réveil tardif et presque surprenant place le jeu d'EA Sports en concurrence plus que jamais directe avec la mentalité d'un PES. Plus complet, plus fluide, plus réaliste, ce cru 08 est avant tout plus varié dans les phases de jeu et propose un contrôle des plus manuels sur la circulation de la balle, dont la physique est pour la première fois totalement indépendante des joueurs. On regrette cependant, pour les vieux de la vieille ou les allergiques aux sticks analogiques, que les déplacements ne puissent être opérés avec la croix directionnelle.

Durée de vie 17/20

A l'exception des compétitions internationales, rien ne manque à ce FIFA, si ce n'est d'être justement plus complet au niveau des sélections jouables, une quarantaine seulement. Le solo comme le multi vous occuperont largement jusqu'à FIFA 09, entre les modes Carrière, Compétition et Défi pour le premier et Fiesta et Online pour le second, d'autant que des matches à 5 contre 5 suivront bientôt. Le mode "Deviens Pro" apporte une agréable fraîcheur mais souffre de n'être pas assez développé en solo, dans l'optique de proposer une variante à la Carrière.

Bande son 17/20

Occupé par sa délicate mission de relance du PSG, Paul Le Guen a redonné la place à Franck Sauzée pour accompagner Hervé Mathoux de Canal+, fidèle au poste. Un résultat forcément concluant si l'on met de côté quelques rares incohérences et répétitions du duo de choc. Quant à l'ambiance des stades ou la tracklist des menus, elles s'imposent une nouvelle fois comme des références de choix, avec, entre autres, la présence d'un speaker parfaitement audible ou des chants officiels de supporters de sélections nationales ou de clubs huppés.

Scénario -/20

-

Note Générale 17/20

Le choc opéré par la profonde refonte du gameplay de FIFA est un véritable tournant sur ce marché hautement concurrentiel, qualitativement parlant tout du moins. D'autant que cette attente date de plusieurs années et qu'elle réunissait à la fois les fidèles de la série et ceux qui souhaitaient voir PES davantage chahuté sur le rectangle vert. On accueille donc à bras ouverts ce FIFA qui laisse derrière lui un passé récent délicat et un profil qui ne sera désormais plus le sien. Une vraie bonne simulation affichant le réalisme que tout connaisseur réclame.

 

 

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TEST de FIFA 08 su PSP  (Test) posté le samedi 06 octobre 2007 10:32

Chaque année, EA Sports nous propose une nouvelle édition de sa « simulation » footballistique, sans réussir à réellement apporter le renouveau attendu. Disponible sur Playstation Portable, FIFA 08 saura-t-il faire de la série un incontournable avant l’arrivée de son concurrent ?

En réalité, c’est un peu ce que l’on se dit chaque année, avant de faire face à une désillusion majeure, malgré des apports toutefois réels mais insuffisants. Un peu comme le volet précédent, ou encore la version UEFA Champions League, FIFA 08 ne saura pas faire de cette licence une référence.Modes à foisonCe que l’on apprécie dans les derniers FIFA apparus sur PSP, ce sont les différents modes de jeu proposés qui permettent au jeu de disposer d’une durée de vie et d’une variété sans équivoque. Encore une fois, on nous propose de prendre en main une équipe dans un match direct, ou encore de participer aux différentes coupes et ligues nationales et internationales. Il faut également ajouter à cela le mode carrière qui nous place directement dans la peau d’un entraîneur, et qui nous invite à assurer le succès d’une équipe, en faisant face aux exigences de la direction, aux différents remaniements qu’elle subit, à la gestion de la composition de l’équipe, la stratégie de jeu, le moral et la forme des joueurs, et également la gestion de son public et du prix des billets, puisque le budget est un élément central de ce mode de jeu. Avec votre budget, vous pouvez recruter non seulement de nouveaux joueurs, mais également payer de meilleurs adjoints et recruteurs pour étoffer efficacement votre équipe. Bien évidemment, il faut également remporter les différents matchs de championnats, ou encore de coupe, autrement c’est la ruine et la fin du club. Et les journalistes, par les différentes coupures de presse, ne manqueront pas de vous le faire comprendre.

FIFA 08 - 2 FIFA 08 - 6 FIFA 08 - 8 FIFA 08 - 9

Outre ces modes de jeu « traditionnels », on retrouve les désormais habituels mini-jeux : un mode Quizz qui nous met face à nos connaissances, avec une variété de questions remarquable et la possibilité également de la limiter, histoire de ne pas se sentir trop inculte. C’est un véritable challenge pour tout amateur de football, et pour ceux qui ne s’y connaissent pas autant qu’ils le souhaiteraient, ce mode devient une source de connaissance non négligeable. On a également le fameux mode jongle, qui met à mal nos réflexes en nous demandant d’appuyer sur différentes touches afin de réaliser le plus grand nombre de jongles possibles. Sympathique, bien qu’on ne s’y éternisera pas. Enfin, le dernier mini-jeu est le casse-briques des temps modernes, où l’on enchaînera les tirs afin de faire tomber les différentes briques d’un mur.

Et si tout cela ne suffisait pas, on trouve enfin, et certainement le contenu le plus important de cette version ou presque, un mode en ligne bien conçu. On peut soit faire des matchs classiques contre d’autres joueurs, soit participer à de véritables ligues interactives, où l’on pourra prendre le contrôle de notre équipe fétiche et réaliser les mêmes matchs que ceux de la véritable ligue, en suivant le même calendrier, et ainsi tenter de l’emmener sur le podium. Un mode très bien pensé qui demande toutefois à ce qu’une personne ait choisi l’équipe adverse, et non pas un des leaders. Le serveur nous indique toutefois le nombre de personnes ayant choisi chaque équipe, et également les horaires où l’on a le plus de chances de rencontrer ceux de l’équipe adverse. Remarquable. Concernant le confort de jeu en ligne, il est variable. On sent un temps de réponse parfois gênant, voir complètement lorsque le lag s’invite dans la partie, mais on peut quand même apprécier les différents matchs que l’on disputera.Du FIFAPour profiter de ces différents modes de jeu, il faut évidemment disposer d’un gameplay de premier choix. Il est évident que dans ce domaine, il reste beaucoup à faire pour rendre le plaisir de jeu optimal, et on se retrouve une fois de plus avec un jeu arcade aux réactions parfois réussies et parfois bancales. Ainsi, le contrôle du joueur se fait en « super cancel », ce que les amateurs de PES sauront interpréter : les joueurs ne sont pas attirés par le ballon, et leur déplacement est totalement libre, dans toutes les situations. Bien que l’initiative soit bonne, elle induit quelques difficultés : la caméra et le joystick ne permettent pas d’assurer une précision sans faille au déplacement des joueurs, et parfois leur réaction est étrange, tellement qu’on peut avoir l’impression qu’ils évitent le ballon. Bien évidemment ces réactions sont rares, et on arrive tout de même à faire ce que l’on veut de notre joueur. Toutefois, d’autres approximations vont se présenter. Si l’on peut désormais planifier correctement le placement de nos joueurs sur le terrain, leur position est très souvent figée, manquant de dynamisme. Un défenseur n’ira pas souvent en attaque apporter son soutien, et surtout il laissera les défenseurs centraux s’occuper seuls des attaquants dans l’axe, aussi dangereux soient-ils. La défense devient alors une vraie passoire, dont on pourra toutefois améliorer l’efficacité en prenant le contrôle des joueurs soi-même. Ce constat est également valable pour l’équipe adverse, qui aura bien du mal à stopper vos offensives correctement, et cela quel que soit le niveau de difficulté. Heureusement, le gardien est souvent redoutable, mais le jeu demeure un poil trop accessible. Ajoutons à cela une physique du ballon qui manque de réalisme mais qui reste suffisamment convaincante pour le gameplay arcade proposé par ce FIFA.

FIFA 08 - 3 FIFA 08 - 10 FIFA 08 - 18 FIFA 08 - 25

On finit par se dire que malgré la volonté d’en faire une simulation, FIFA reste un bon jeu de foot arcade. La volonté des concepteurs se ressent par un gameplay qui tente de ressembler à son concurrent direct, sans y arriver.Figé techniquementS’il y a bien quelque chose qu’on apprécie dans FIFA, c’est sa réalisation technique, souvent solide, même si le réalisme n’est pas toujours de mise, notamment dans la modélisation des joueurs. Pour ce FIFA PSP, il est identique aux précédents volets, et hérite de la plupart de leurs défauts. En premier, une animation des joueurs parfois comique avec des étapes manquantes, visibles surtout lorsque la vue est lointaine. Une fois en plein zoom, ce défaut se masque, notamment dans les replays, mais on ne joue pas dans ces conditions. Un choix technique assez étonnant, puisque cette limitation n’existe pas dans PES. Outre ce détail, on note une modélisation des joueurs correcte mais sujette à quelques textures hésitantes, le reste remplissant parfaitement son contrat.

Coté son, pas de surprises. La bande son est toujours aussi réussie, avec des titres connus, variés et de qualité, qu’on appréciera en parcourant les menus. Une fois dans le match, c’est autre chose : si l’ambiance et les commentaires sont aussi de qualité, leur cohérence est à revoir. Encore une fois, les réactions du public comme des commentateurs sont par moments en décalage complet, ce qui nuit légèrement à l’expérience. On peut facilement imaginer une limitation liée au support, mais dans ce cas, autant ne pas les mettre, ou les alléger.

Finalement, rien de nouveau dans ce FIFA, si ce n’est un mode en ligne solide et appréciable. Malheureusement il faut également apprécier le gameplay, qui manque de dynamisme, pour le savourer, et surtout réussir à faire abstraction du temps de réponse parfois déroutant lors des matchs sur le réseau. Le reste n’a pas bougé.

FIFA 08 - 2 FIFA 08 - 17 FIFA 08 - 15 FIFA 08 - 19
+
 

• Un mode carrière convainquant
• Des mini-jeux sympathiques
• Un mode en ligne complet et interactif

 

-

• Quelques défauts graphiques
• Manque de cohérence dans le contenu sonore
• Un gameplay qui manque de dynamisme

Note:13/20 

 

 

 

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