Après avoir suivi les premières semaines de la saison 2007-2008 avec passivité, les managers en herbe vont pouvoir prendre le relais, s'armer de leur tableau magique et prospecter dans le monde entier à la recherche de la perle rare. Une quête perpétuelle qui suit le parallèle d'une carrière d'entraîneur riche en événement. Car Football Manager, c'est avant tout la preuve vivante que l'immersion passe parfois par autre chose que des moteurs 3D ultra performants.

La sortie d'un Football Manager s'accompagne irrémédiablement des mêmes questions, d'une année à l'autre, traitant de l'utilité de ces grosses mises à jour que développent avec passion les équipes de Sports Interactive. Les réponses à ces interrogations ne varient pas davantage au fil des opus. Il existe et existera sans doute indéfiniment deux publics pour ce titre qui évolue progressivement par petites retouches sans prendre le risque de bouleverser des habitudes bien ancrées. On différencie donc les joueurs occasionnels qui se contenteront de poursuivre l'aventure commencée avec l'un des grands frères de ce Football Manager et les acharnés qui tiennent à profiter parallèlement des modifications et créations des textes de la FIFA et des bonnes idées implémentées par Sigames. Car avant tout, Football Manager est un titre qui peut voir une seule et même partie durer plusieurs centaines d'heures, vous projetant jusqu'aux années 2020 ou 2030 voire plus encore pour les plus décidés à embrasser une carrière complète, des premiers pas fébriles à la retraite bien méritée. Concrètement, il est évident qu'il faut avoir cette passion pour le football actuel pour investir 50€ dans un jeu de gestion qui ressemble de près comme de loin à son aîné.
On passera outre une présentation futile du concept de Football Manager, connu de tous et de toutes. Enfin je crois. Pour faire simple, énumérons simplement les nouveautés du titre de Sega. La première d'entres-elles, jugée considérable par les développeurs, n'est en fait qu'une variation de l'approche des rencontres par plusieurs tableaux successifs, histoire de créer des situations d'avant, pendant et après-match. Avant chaque match, le joueur prend connaissance d'une page de présentation regroupant les conditions et règles de la rencontre, le calendrier récent des deux équipes concernées, leurs meilleurs buteurs ainsi qu'un historique des confrontations depuis le début de la partie. Puis, on passe à l'écran tactique pour peaufiner les derniers réglages, souvent déjà mis au point en amont, avant de passer à la page des équipes de départ puis de l'analyse d'avant-match qui répertorie pronostics, cotes et repères importants. Vient alors l'heure de la causerie, puis du match et du "debriefing". En fait, rien ne change et cette nouveauté n'en est pas une. C'est simplement le regroupement des tableaux ayant un rapport direct avec la rencontre du jour. Pendant les matches, la vraie nouveauté est qu'il n'existe plus d'onglet formation arrêtant la rencontre. Tous les changements se font en temps réel, à moins que l'on choisisse délibérément de mettre le jeu en pause pour réfléchir aux possibilités qui s'offrent à nous.
C'est finalement par le biais de petits ajustements que Football Manager a changé puisque de plus en plus de pouvoirs sont offerts au joueur afin qu'il se sente surtout dans la peau d'un manager général et pas seulement d'un entraîneur. Ainsi, on notera par exemple qu'il faut désormais nommer le capitaine et le vice-capitaine au début de la saison, choisir les dimensions de la pelouse, décider d'augmenter ou diminuer le budget prévu pour les primes de victoire en championnat et coupes nationales (ce qui implique un ajustement de l'attente des dirigeants quant aux objectifs du club ou de la sélection)... Le joueur peut également choisir de transférer à tout moment des fonds entre les budgets de transferts et de salaires, afin d'éviter de lancer un ultimatum à ses dirigeants pour débloquer quelques millions d'euros supplémentaires pour recruter un joueur ou pour revoir à la hausse le plafond de la masse salariale. L'entraîneur est également tenu au courant de l'évolution des ventes d'abonnements, ce qui n'a en fait que peu d'importance sur une seule et même saison, et profite d'un compte-rendu de son adjoint qui recense toutes les dates importantes du mois à venir. Pour le reste, les initiés n'auront pas de mal à retrouver des repères bien solides. Ils remarqueront juste l'apparition d'un second écran message qui concerne les nouvelles externes au club. Un bon moyen de filtrer ce qui vous touche de près du reste de l'actualité.
Autre évolution, l'écran de confiance s'est légèrement développé et n'est plus aussi général qu'auparavant. Ainsi, lorsque la crédibilité de l'entraîneur a tendance à diminuer ou à chuter auprès de ses impatients dirigeants, il a le moyen de savoir d'où vient le problème en naviguant dans les onglets compétitions (objectifs en championnat, coupes nationales et coupe européenne, projets à long terme), finances (salaires, solde bancaire), matches (porte-parole des supporters qui donne son avis sur les matches récents), recrues, performances des joueurs ou synthèse, qui regroupe l'essentiel à retenir. De fait, la moindre erreur de management, le moindre match perdu aura un impact direct sur le moral et les exigences des supporters. Des supporters dont l'avis est sollicité de manière exponentielle puisque, idée chopée chez la concurrence, des journée de supporters pourront être organisée par la direction pour booster une faible affluence ou promouvoir les matches les moins intéressants. C'est ensuite à vous et à vos protégés d'assurer et de convaincre les supporters que le club mérite d'être soutenu dans la durée. Ce qui, en plus de motiver les troupes, sera un gain financier non négligeable dans la gestion des finances qui, en dehors des points déjà cités, n'a guère changé.
Globalement, les autres modifications sont quasi insignifiantes. Les développeurs ont en priorité tenu à fusionner les tableaux qui pouvaient l'être afin d'éviter la multiplication d'écrans superflux et de simplifier la navigation aux néophytes. On pourra prendre comme exemple le centre des transferts qui affiche de manière assez globale et détaillée à la fois votre activité récente sur le marché, achats et ventes confondus, ou encore les réponses aux propositions des joueurs à d'autre clubs, cumulées en une seule et même news. Au niveau des licences, les joueurs accueilleront favorablement le retour de la sélection hollandaise mais pesteront contre l'éternelle absence d'une vraie Mannschaft. Toutefois, la principale nouveauté, puisqu'aucun championnat supplémentaire ne vient garnir l'énormissime base de données déjà en place, est l'arrivée de licences pour la Ligue 1 et la Ligue 2, avec tout ce que cela comprend de noms officiels de clubs, de couleurs et de logos. Ce qui n'est pas un luxe même si l'éditeur permet évidemment de retoucher tout ce qui peut l'être. En revanche, les anglophobes qui n'ont pas l'habitude de cet éditeur, pataugeront un peu les premiers temps afin de trouver les bonnes correspondances. Quoi qu'il en soit, le jeu sera mis à jour, patché et repatché tout au long de la saison avec notamment, une actualisation massive lors du mercato hivernal qui débutera au début du mois de janvier.
En ce qui concerne les équipes nationales, le sélectionneur que vous êtes va pouvoir profiter de quelques pouvoirs supplémentaires même s'il faut avouer que certains oublis récurrents commencent à faire tache. On pense notamment aux numéros des joueurs pour les matches de qualification ou l'envoi des pré-convocations qui ne sont toujours pas au goût du jour. Les nouveautés sont donc mineures là aussi. Par exemple, votre adjoint, en fonction des joueurs que vous sélectionnez, vous propose à chaque fois qu'il le peut de superviser tel ou tel match en précisant les joueurs concernés. Le staff médical intervient quant à lui au moment de justifier qu'une blessure d'un joueur sélectionné ne nécessite pas de le remplacer dans l'immédiat. Autre nouveauté, vous pouvez maintenant envoyer vos préparateurs prospecter dans les différents championnats où sévissent un certain nombre de joueurs sélectionnables. Seulement, on constate régulièrement qu'ils s'acharnent à multiplier les rapports sur un seul joueur jusqu'à ce que vous cédiez et le sélectionniez. Enfin, une meilleure gestion des retraites internationales intervient, histoire d'éviter les incohérences passées, où un joueur de 35 ou 36 ans ne prenait jamais la décision d'abandonner la sélection après une compétition majeure, comme on en voit très régulièrement en réalité, les lendemains d'Euro ou de Coupe du Monde par exemple.
On terminera en rassurant les néophytes. Le jeu est bourré de petites aides et de messages qui font office de didacticiel afin d'apprivoiser progressivement la bête. L'interface progresse d'ailleurs constamment et tend à s'éclaircir et à gagner en ergonomie mais il est clair qu'un débutant devra en priorité passer le manuel du jeu au crible avant d'entamer une partie tant le jeu fourmille d'informations en tous genres. Le multijoueur n'a de son côté pas vraiment changé et pourra être apprécié aussi bien à deux sur le même PC, en tour par tour, qu'en réseau local ou sur Internet. Pour résumer, Football Manager 2008 est donc une mise à jour de la version 2007 qui comprend une actualisation très fine des transferts, l'ajout de quelques licences dont la Ligue 1, un léger lifting et de nouvelles fonctionnalités qui raviront les fans. Car avant tout, le jeu développé par Sports Interactive est réservé aux fans inconditionnels de la série qui ont pris l'habitude de suivre l'évolution de cette équipe de développement depuis les premiers Entraineurs au titre de Sega. Après, il est toujours possible de se demander s'il existe des joueurs de Football Manager pas suffisamment passionnés par le football et la série pour faire l'impasse sur ce cru 2008...
Note:17/20




















Une fois le paddle
en main, la première chose qui saute aux yeux, c’est
cette sensation de jeu plus rapide avec davantage de punch. On a
véritablement l’impression que les joueurs frappent la
balle de manière plus puissante. Plus nerveuse, la
maniabilité fait la part belle à l’attaque et
aux amateurs de jeu offensif. L’animation des joueurs a
encore été améliorée : la
gestuelle lors des frappes est plus détaillée, on
observe clairement le personnage déséquilibré
après un missile décoché en lucarne. Les
courses sont plus marquées comme si les crampons des
footballeurs adhéraient véritablement à la
pelouse. Les déplacements permettent des changements de
direction soudains ainsi vous pourrez exécuter des dribbles
encore plus meurtriers. Un jeu plus vivace, plus dynamique
où il ne sera pas rare de voir des passes en talonnade, dans
le dos à la Ronaldinho.


Les familiers de la
série retrouveront leurs marques très rapidement
malgré le nouvel habillage du menu principal. Petit
détail sans grosse importance, c’est la
première fois depuis le premier PES qu’une voix
digitalisée ne vous accueille pas en annonçant le
titre du jeu à l’écran d’accueil. Vous
aurez la possibilité d’effectuer une rencontre rapide
et des tirs aux buts dans le mode Match. Organiser des tournois
entre potes et suivre l’évolution de vos classements
internes dans la partie Communauté. Si l’envie vous
vient de vous lancer dans une saison du Championnat hollandais, le
mode Ligue est fait pour vous (on y retrouve aussi les ligues
espagnoles, françaises, anglaises, italiennes et
internationales). Les différentes Coupes sont bien
évidemment toujours de la partie (Internationale,
Européenne, Africaine, Asiatique, Américaine et la
paramétrable Konami). L’entraînement permettra
aux novices de se familiariser avec les commandes.





Quels sont les plus
gros défauts de ce PES 2008 ? Lui-même
pourrait-on dire ! La nouvelle physique de balle, le gameplay
plus incisif, toutes ces modifications changeront les habitudes
prises sur PES 6. Comment les joueurs vont-ils accueillir ce
nouveau cru ? La suite des évènements nous le
dira. Konami a une fois de plus peaufiné son
bébé pour nous offrir un nouvel opus qui aura
surement ses fans et ses détracteurs. Notons simplement
quelques soucis au niveau de l’IA pas toujours au top.
Parfois, vos joueurs laissent filer la balle à deux
centimètres d’eux. Le nouveau système de
contrôle du ballon offre des amortis et des contres
gérés de manière étrange de temps en
temps. Le ballon rebondit plus que sur les anciennes versions et
donc la possibilité d’amortir le cuir est plus
délicate.




















Commentaires