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TEST:PES 2008 sur X-BOX 360(jeuxvideo.com)  posté le mercredi 24 octobre 2007 13:56

Blog de was : jeux et consoles, TEST:PES 2008 sur X-BOX 360(jeuxvideo.com)

Tel un dernier défenseur harcelé par un attaquant vif et déterminé, Pro Evolution Soccer a la pression. Cette année plus que jamais, après le sursaut d'orgueil d'un FIFA surprenant et séduisant à plus d'un étage, Konami et sa franchise phare se doivent d'étonner et de franchir un palier sous peine de décevoir ce public si exigeant et connaisseur. Et comme nombre de ses paires, l'équipe de développement a maintenant toutes les cartes en mains pour effacer sa dernière prestation et démontrer qu'elle est définitivement passée aux consoles nouvelle génération, au football nouvelle génération. Konami va donc passer un test qui rendra compte de ses capacités à utiliser la technologie actuelle au profit de sa célébrissime simulation.

Pro Evolution Soccer 2008Au risque de se répéter, saison après saison, le marché des jeux de football est certainement l'un des plus qualitatifs et pourtant l'un des moins concurrentiels qui soit. Triste qu'il est, de ne vivre qu'à travers un éternel duel qui ne laisse de place à rien ni personne. Les deux géants que sont Konami et EA ont appris à jouer de cette opposition pour écraser de leur empreinte toute tentative extérieure à cette bulle qui les entoure, jusqu'à se présenter chaque année comme Le Combat des Chefs, une véritable guerre fratricide. Qu'a à répondre PES au réveil soudain de FIFA, enfin conscient des lacunes qui l'attiraient petit à petit vers les profondeurs ? Un gameplay hautement plus rapide, un jeu plus direct et plus arcade, qui prend à contre-pied toute une philosophie qui s'est construite depuis le premier PES. Plutôt que de tenter de porter une jouabilité PS2 qui s'est imposée dans le coeur des puristes de simulation, Konami a fait le choix d'opter pour une solution lui permettant de toucher un public plus large, quitte à tourner le dos à une partie de ses fidèles, particulièrement allergique à toute ouverture vers la simplicité sur le rectangle vert. Soyons donc clairs, PES n'est plus ce qu'il était et le tournant négocié avec l'arrivée de machines plus puissantes ne suivra pas la courbe attendue.

Test Pro Evolution Soccer 2008 Xbox 360 - Screenshot 69S'ils tendent à perdre quelques mauvaises habitudes, les gardiens plongent parfois encore sur place.

L'argument numéro 1 de la campagne de Konami s'appelle Teamvision. Un nom on ne peut plus explicite qui doit faire de l'IA du jeu une équipe de onze joueurs avançant des réactions adaptées aux choix et à la mentalité de l'utilisateur. Autrement dit, on est censé varier son jeu au maximum pour éviter de voir son schéma préférentiel annihilé par une tactique adverse capable d'analyser nos tics et habitudes de vieux briscards. Pourtant, les heures de jeu avalées sans relâche aucune ne laissent pas transparaître cette fameuse évolution. On augmente petit à petit le niveau de difficulté pour retrouver des rencontres serrées en professionnel et constater qu'effectivement, il y a du changement mais qu'il n'est pas si flagrant que cela. De plus en plus, des boulevards se créent et ne se referment pas sur les côtés devenus le chemin le plus court pour aller planter un but quasi imparable à l'adversaire. La faute à des centres semi-automatiques aisés à effectuer dans n'importe quelle position ou à des gardiens bien ennuyés au moment d'intervenir sur une balle aérienne qui fuit leurs buts. Alors certes, l'IA est devenue vicieuse et gruge dès qu'elle le peut pour conserver un résultat ou amplifier le score. Ainsi, ne soyez pas surpris de voir un attaquant simuler dans la surface ou deux joueurs adverses protéger le ballon au poteau de corner dans les arrêts de jeu d'une rencontre qui se joue à couteaux tirés.

Test Pro Evolution Soccer 2008 Xbox 360 - Screenshot 70La présence de Kalou dans les rangs lensois est le symbole d'un mercato qui s'est achevé très tôt chez Konami...

En dehors de ce côté fourbe de l'IA, le gameplay du jeu de Konami a emboîté le pas de la précédente version Xbox 360. Tout va donc plus vite, les transversales n'ont pas besoin d'être préparées outre mesure pour être réussies, les passes s'enchaînent sans trop de difficultés, les tirs sont plus puissants et ont tendance à finir très souvent dans le cadre... Autant de signes qui ne trompent pas sur la nature de PES 2008. Toujours aussi pointu tactiquement, il a cependant perdu une partie de ce côté parfois frustrant mais en réalité très jouissif des erreurs bêtement commises ou des actions immanquables qui font les péripéties de tout match contemporain. Non pas que les joueurs soient devenus des machines de guerre qui ont banni de leur football les bourdes habituelles mais il suffit de jeter un oeil au tableau d'affichage pour constater qu'on marque beaucoup plus simplement qu'avant et que la prime est faite à l'offensive. Entre contres favorables, errements défensifs, toiles de gardien ou c.s.c., les buts gags ont tendance à prendre une importance démesurée sur des réalisations débouchant d'actions construites. L'autre exemple qui me vient à l'esprit est le paquet de buts inscrits sur corner parce que le joueur sélectionné a refusé de sauter au moment opportun ou parce que le gardien prend la mauvaise habitude de rester campé sur sa ligne de but, sans oser venir faire le ménage dans les airs.

Test Pro Evolution Soccer 2008 Xbox 360 - Screenshot 71Les ralentis souffrent de saccades qui gâchent le plaisir de revoir les plus belles actions. Dommage.

Les nouveautés de gameplay ne se bousculent pas au portillon. Visiblement, Konami a manqué de temps ou d'idées pour rafraîchir ce gameplay qui ne connaît plus de grosses innovations depuis quelque temps. Toutefois, diverses originalités font leur apparition comme la fameuse simulation, résultat d'une combinaison de trois touches, afin de tenter d'abuser d'un arbitre moins dupe que ses prédécesseurs et moins injuste, en dépit de quelques écarts inexplicables. Autre petit plus, durant un coup franc, celui qui défend peut rapidement choisir le nombre de joueurs à aligner dans le mur, de un à dix (dix pour les kamikazes qui n'ont aucune notion de marquage), en fonction des situations. D'un point de vue tactique, les habitués de la série noteront la possibilité de choisir jusqu'à quatre joueurs pour venir apporter le surnombre sur corner. Une option enfin au rendez-vous qui vous permettra d'utiliser la grande taille de vos défenseurs centraux pour venir porter tête forte à des attaquants jusqu'alors souvent esseulés et aux gabarits pas forcément adéquats. Visuellement parlant enfin, Konami a soigné le tour de la pelouse avec des bancs de touche plus vivants et surtout l'apparition des arbitres de touche aux animations très au point. Idéal pour savoir assez rapidement si vous allez être signalé hors-jeu ou non sur une passe en profondeur.

Test Pro Evolution Soccer 2008 Xbox 360 - Screenshot 72Si vous le voulez, il est possible de mettre jusqu'à 10 joueurs dans le mur. Inutile mais possible.

Difficile de parler de PES sans faire un point sur l'authenticité de la base de données du jeu de Konami, constamment en proie à des soucis de licences et d'actualisation de transferts. Cet opus ne déroge pas à la règle et souffre des mêmes maux que ses aînés. Cette saison malheureusement, les progrès sont mineurs, le jeu régresse même pour certains championnats puisque Konami a dû par exemple troquer les licences d'Arsenal et Chelsea contre celles de Tottenham et Newcastle pour la Premiere League, soit deux clubs de niveau européen et qui jouent les premières places de leur championnat contre deux équipes qui occupent davantage un fauteuil d'outsider. Preuve de la fébrilité de l'éditeur, le compte-goutte opéré avec l'ajout de clubs de seconde zone comme Anderlecht, le Dinamo Zagreb, le FC Bâle, Fenerbahce, Gôteborg, Helsinki, le Panatinaïkos ou le Spartak Moscou. Et pour prouver, si besoin est, du manque de profondeur de la base de données, on peste contre l'absence totale de la Bundesliga, exception faite du Bayern, sans parler de l'actualisation très partielle des transferts intervenus au cours de l'intersaison 2007. Vos pouces vont devoir faire le reste dans le mode Modifier dont on parle juste en dessous. Les joueurs doivent alors se contenter de quatre petits championnats sous licences : la Ligue 1, la Serie A, l'Eredivisie et La Liga. Côté sélections (on en compte une cinquantaine), le Brésil, l'Ecosse, la Grèce, l'Irlande et le Portugal viennent se joindre à la poignée d'autres équipes nationales licenciées.

Test Pro Evolution Soccer 2008 Xbox 360 - Screenshot 73La Liga profitent cette année encore des licences, au même titre que la Ligue 1, la Serie A ou encore l'Eredivisie.

Quid du mode Modifier ? Anecdotique l'année dernière sur ce support, il se rapproche de l'exhaustivité affichée sur PS2 sans pour autant proposer un contenu aussi fourni. Mais les bases sont là. Des transferts aux modifications de maillots et de joueurs en passant par les multiples réglages tactiques, le choix des compositions des équipes nationales et des numéros, les renommages en masse et les créations diverses, il permet à nouveau de personnaliser le jeu comme on l'entend. Pourtant, les modèles de maillots sont clairement pas assez nombreux, les emblèmes ne peuvent être créés ou modifiés et le système de scan des visages et logos est légèrement foireux et bien moins intuitif que celui d'un Rainbow Six Vegas par exemple. Les joueurs disposant d'une webcam peuvent prendre leur visage en photo et l'inclure dans le jeu. Le problème est que l'option en question est mal pensée et vous aurez toutes les peines du monde à faire en sorte que l'on puisse vous reconnaître. La faute à l'obligation de faire avec un modèle de base et de devoir tâtonner à l'intérieur de celui-ci pour caser votre visage, du haut des yeux à la bouche, sans profiter de votre coupe de cheveux ou de la forme de vos oreilles, qu'il faut modifier ensuite et séparément. Idem en ce qui concerne les logos, qu'il faut scanner à la webcam (!) avant de pinailler à-peu-près autant pour les broder au maillot. De quoi regretter la création par pixel sur PS2, beaucoup plus longue mais finalement d'une précision diabolique.

Test Pro Evolution Soccer 2008 Xbox 360 - Screenshot 74La gestion des contacts est bien gérée mais se trouve elle aussi plutôt "arcadisée".

Le reste du contenu du jeu reprend fidèlement les mêmes modes de jeu que l'édition précédente. Matches amicaux, Ligue des Masters, Ligues (Internationale, Eredivisie, Liga, Ligue 1, Serie A et "Ligue anglaise), Coupes (Internationale, Européenne, Africaine, Américaine, Asie-Océanie et Konami), Entraînement et Galerie, où sont déblocables équipes et joueurs, en plus d'une mine de statistiques sur l'état de vos parties. La Ligue des Masters n'a, comme chaque année, fait l'objet que de minimes retouches, principalement en terme d'immersion avec une implication plus prononcée des médias ou des joueurs qui s'expriment à la presse. Des détails cependant qui nous font regretter l'absence d'une refonte totale du système de cette "carrière". Au niveau du multi, sept joueurs peuvent prendre part au même match en liaison multiconsole alors que le mode Online se contente de un-contre-un dans des matches classiques et que la personnalisation des parties s'avère réduite à leur plus simple expression, en partie avec classement ou matchmaking d'amis. Les 2 vs 2 ou 4 vs 4 espérés ne sont donc pas pour cette année, ce qui est dommageable car à plusieurs, PES reste, malgré tous ses défauts, une véritable référence. En revanche, on note que les différences de gameplay entre le Online et le Offline ont été en grande partie gommées. Ce qui est déjà ça en attendant mieux l'année prochaine...

 


En Bref...

Graphismes 14/20

Techniquement, PES enchaîne les paradoxes. Encore confiné à une phase de transition entre deux générations de machines, le titre peine à séduire au premier regard. Pourtant, si les animations ne profitent pas du rythme très rapide des matches, elles restent d'un très bon niveau. Quant aux joueurs, les stars sont superbement modélisées, les bons joueurs tout à fait reconnaissables mais les autres doivent parfois faire avec les mêmes modèles... Enfin, carton rouge foncé aux ralentis, horriblement saccadés et indignes de la machine.

Jouabilité 15/20

C'est incontestablement le PES le plus arcade ou le moins simulation, à votre convenance, que Konami ait jamais développé. S'il s'appuie sur des bases tactiques réalistes et très pointilleuses, force est de constater qu'il faut un certain temps d'adaptation avant d'apprécier ce gameplay. Le rythme de jeu, très rapide, pourra même être un facteur rédhibitoire dans la décision d'investir dans cet opus 2008. Paradoxalement, il n'existe pas de simulations footballistiques aussi appréciables en multijoueur.

Durée de vie 14/20

PES ne tient toujours pas la comparaison avec un FIFA. Certes, on retrouve les oubliés ou bâclés de la saison passée (mode Modifier, mode Entraînement, PES Shop), mais face à la tonne de licences et les modes Deviens Pro ou Mutlijoueur du voisin, le contenu du jeu de Konami ne pèse pas lourd. Cependant, les aficionados sauront amortir l'investissement en se ruant sur le Online ou en débloquant tout ce qui peut l'être. Les autres en feront le tour plus rapidement.

Bande son 13/20

L'ambiance des stades a franchi un nouveau palier mais possède toujours un train de retard sur les chants de supporters officiels d'un certain FIFA. Quant au duo de commentateurs, Christian Jeanpierre et Laurent Paganelli... Une fois encore, leurs interventions manquent de punch, de liens et de spontanéité.

Scénario -/20

-

Note Générale 15/20

La série des Pro Evolution Soccer ne décolle pas sur consoles nouvelle génération. Clairement, on prend beaucoup de plaisir à jouer à cette version que l'on considère tout de même comme bonne, notamment en multi, mais l'équipe de développement semble faire du surplace en choisissant de s'ouvrir à un public moins acharné. Si l'on y ajoute les soucis de contenu et des commentaires toujours très moyens, PES peut faire beaucoup mieux.

Images Pro Evolution Soccer 2008 Xbox 360

 Images Pro Evolution Soccer 2008 Xbox 360Images Pro Evolution Soccer 2008 Xbox 360Images Pro Evolution Soccer 2008 Xbox 360Images Pro Evolution Soccer 2008 Xbox 360Images Pro Evolution Soccer 2008 Xbox 360Images Pro Evolution Soccer 2008 Xbox 360

 

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TEST:PES 2008 sur PS3(jeuxvideo.com)  posté le jeudi 25 octobre 2007 19:22

Tel un dernier défenseur harcelé par un attaquant vif et déterminé, Pro Evolution Soccer a la pression. Cette année plus que jamais, après le sursaut d'orgueil d'un FIFA surprenant et séduisant à plus d'un étage, Konami et sa franchise phare se doivent d'étonner et de franchir un palier sous peine de décevoir ce public si exigeant et connaisseur. Et comme nombre de ses paires, l'équipe de développement a maintenant toutes les cartes en mains pour effacer sa dernière prestation et démontrer qu'elle est définitivement passée aux consoles nouvelle génération, au football nouvelle génération. Konami va donc passer un test qui rendra compte de ses capacités à utiliser la technologie actuelle au profit de sa célébrissime simulation.

Pro Evolution Soccer 2008Au risque de se répéter, saison après saison, le marché des jeux de football est certainement l'un des plus qualitatifs et pourtant l'un des moins concurrentiels qui soit. Triste qu'il est, de ne vivre qu'à travers un éternel duel qui ne laisse de place à rien ni personne. Les deux géants que sont Konami et EA ont appris à jouer de cette opposition pour écraser de leur empreinte toute tentative extérieure à cette bulle qui les entoure, jusqu'à se présenter chaque année comme Le Combat des Chefs, une véritable guerre fratricide. Qu'a à répondre PES au réveil soudain de FIFA, enfin conscient des lacunes qui l'attiraient petit à petit vers les profondeurs ? Un gameplay hautement plus rapide, un jeu plus direct et plus arcade, qui prend à contre-pied toute une philosophie qui s'est construite depuis le premier PES. Plutôt que de tenter de porter une jouabilité PS2 qui s'est imposée dans le coeur des puristes de simulation, Konami a fait le choix d'opter pour une solution lui permettant de toucher un public plus large, quitte à tourner le dos à une partie de ses fidèles, particulièrement allergique à toute ouverture vers la simplicité sur le rectangle vert. Soyons donc clairs, PES n'est plus ce qu'il était et le tournant négocié avec l'arrivée de machines plus puissantes ne suivra pas la courbe attendue.

Test Pro Evolution Soccer 2008 Playstation 3 - Screenshot 5Les coups francs indirects demeurent compliqués à jouer, vos coéquipiers ont tendance à ne pas se démarquer.

L'argument numéro 1 de la campagne de Konami s'appelle Teamvision. Un nom on ne peut plus explicite qui doit faire de l'IA du jeu une équipe de onze joueurs avançant des réactions adaptées aux choix et à la mentalité de l'utilisateur. Autrement dit, on est censé varier son jeu au maximum pour éviter de voir son schéma préférentiel annihilé par une tactique adverse capable d'analyser nos tics et habitudes de vieux briscards. Pourtant, les heures de jeu avalées sans relâche aucune ne laissent pas transparaître cette fameuse évolution. On augmente petit à petit le niveau de difficulté pour retrouver des rencontres serrées en professionnel et constater qu'effectivement, il y a du changement mais qu'il n'est pas si flagrant que cela. De plus en plus, des boulevards se créent et ne se referment pas sur les côtés devenus le chemin le plus court pour aller planter un but quasi imparable à l'adversaire. La faute à des centres semi-automatiques aisés à effectuer dans n'importe quelle position ou à des gardiens bien ennuyés au moment d'intervenir sur une balle aérienne qui fuit leurs buts. Alors certes, l'IA est devenue vicieuse et gruge dès qu'elle le peut pour conserver un résultat ou amplifier le score. Ainsi, ne soyez pas surpris de voir un attaquant simuler dans la surface ou deux joueurs adverses protéger le ballon au poteau de corner dans les arrêts de jeu d'une rencontre qui se joue à couteaux tirés.

Test Pro Evolution Soccer 2008 Playstation 3 - Screenshot 6L'Ecosse fait partie des sélections nationales à rejoindre les nations déjà licenciées.

En dehors de ce côté fourbe de l'IA, le gameplay du jeu de Konami a emboîté le pas de la précédente version Xbox 360. Tout va donc plus vite, les transversales n'ont pas besoin d'être préparées outre mesure pour être réussies, les passes s'enchaînent sans trop de difficultés, les tirs sont plus puissants et ont tendance à finir très souvent dans le cadre... Autant de signes qui ne trompent pas sur la nature de PES 2008. Toujours aussi pointu tactiquement, il a cependant perdu une partie de ce côté parfois frustrant mais en réalité très jouissif des erreurs bêtement commises ou des actions immanquables qui font les péripéties de tout match contemporain. Non pas que les joueurs soient devenus des machines de guerre qui ont banni de leur football les bourdes habituelles mais il suffit de jeter un oeil au tableau d'affichage pour constater qu'on marque beaucoup plus simplement qu'avant et que la prime est faite à l'offensive. Entre contres favorables, errements défensifs, toiles de gardien ou c.s.c., les buts gags ont tendance à prendre une importance démesurée sur des réalisations débouchant d'actions construites. L'autre exemple qui me vient à l'esprit est le paquet de buts inscrits sur corner parce que le joueur sélectionné a refusé de sauter au moment opportun ou parce que le gardien prend la mauvaise habitude de rester campé sur sa ligne de but, sans oser venir faire le ménage dans les airs.

Test Pro Evolution Soccer 2008 Playstation 3 - Screenshot 7Les stades de PES 2008 ne sont pas très nombreux mais affichent quelques détails appréciables.

Les nouveautés de gameplay ne se bousculent pas au portillon. Visiblement, Konami a manqué de temps ou d'idées pour rafraîchir ce gameplay qui ne connaît plus de grosses innovations depuis quelque temps. Toutefois, diverses originalités font leur apparition comme la fameuse simulation, résultat d'une combinaison de trois touches, afin de tenter d'abuser d'un arbitre moins dupe que ses prédécesseurs et moins injuste, en dépit de quelques écarts inexplicables. Autre petit plus, durant un coup franc, celui qui défend peut rapidement choisir le nombre de joueurs à aligner dans le mur, de un à dix (dix pour les kamikazes qui n'ont aucune notion de marquage), en fonction des situations. D'un point de vue tactique, les habitués de la série noteront la possibilité de choisir jusqu'à quatre joueurs pour venir apporter le surnombre sur corner. Une option enfin au rendez-vous qui vous permettra d'utiliser la grande taille de vos défenseurs centraux pour venir porter tête forte à des attaquants jusqu'alors souvent esseulés et aux gabarits pas forcément adéquats. Visuellement parlant enfin, Konami a soigné le tour de la pelouse avec des bancs de touche plus vivants et surtout l'apparition des arbitres de touche aux animations très au point. Idéal pour savoir assez rapidement si vous allez être signalé hors-jeu ou non sur une passe en profondeur.

Test Pro Evolution Soccer 2008 Playstation 3 - Screenshot 8On garde les habitudes. La petite croix jaune indiquent le point de retombée d'une balle aérienne.

Difficile de parler de PES sans faire un point sur l'authenticité de la base de données du jeu de Konami, constamment en proie à des soucis de licences et d'actualisation de transferts. Cet opus ne déroge pas à la règle et souffre des mêmes maux que ses aînés. Cette saison malheureusement, les progrès sont mineurs, le jeu régresse même pour certains championnats puisque Konami a dû par exemple troquer les licences d'Arsenal et Chelsea contre celles de Tottenham et Newcastle pour la Premiere League, soit deux clubs de niveau européen et qui jouent les premières places de leur championnat contre deux équipes qui occupent davantage un fauteuil d'outsider. Preuve de la fébrilité de l'éditeur, le compte-goutte opéré avec l'ajout de clubs de seconde zone comme Anderlecht, le Dinamo Zagreb, le FC Bâle, Fenerbahce, Gôteborg, Helsinki, le Panatinaïkos ou le Spartak Moscou. Et pour prouver, si besoin est, du manque de profondeur de la base de données, on peste contre l'absence totale de la Bundesliga, exception faite du Bayern, sans parler de l'actualisation très partielle des transferts intervenus au cours de l'intersaison 2007. Vos pouces vont devoir faire le reste dans le mode Modifier dont on parle juste en dessous. Les joueurs doivent alors se contenter de quatre petits championnats sous licences : la Ligue 1, la Serie A, l'Eredivisie et La Liga. Côté sélections (on en compte une cinquantaine), le Brésil, l'Ecosse, la Grèce, l'Irlande et le Portugal viennent se joindre à la poignée d'autres équipes nationales licenciées.

Test Pro Evolution Soccer 2008 Playstation 3 - Screenshot 9Techniquement, le jeu peine à soutenir la comparaison avec FIFA 08 sur le même support.

Quid du mode Modifier ? Anecdotique l'année dernière sur ce support, il se rapproche de l'exhaustivité affichée sur PS2 sans pour autant proposer un contenu aussi fourni. Mais les bases sont là. Des transferts aux modifications de maillots et de joueurs en passant par les multiples réglages tactiques, le choix des compositions des équipes nationales et des numéros, les renommages en masse et les créations diverses, il permet à nouveau de personnaliser le jeu comme on l'entend. Pourtant, les modèles de maillots sont clairement pas assez nombreux, les emblèmes ne peuvent être créés ou modifiés et le système de scan des visages et logos est légèrement foireux et bien moins intuitif que celui d'un Rainbow Six Vegas par exemple. Les joueurs disposant d'une webcam peuvent prendre leur visage en photo et l'inclure dans le jeu. Le problème est que l'option en question est mal pensée et vous aurez toutes les peines du monde à faire en sorte que l'on puisse vous reconnaître. La faute à l'obligation de faire avec un modèle de base et de devoir tâtonner à l'intérieur de celui-ci pour caser votre visage, du haut des yeux à la bouche, sans profiter de votre coupe de cheveux ou de la forme de vos oreilles, qu'il faut modifier ensuite et séparément. Idem en ce qui concerne les logos, qu'il faut scanner à la webcam (!) avant de pinailler à-peu-près autant pour les broder au maillot. De quoi regretter la création par pixel sur PS2, beaucoup plus longue mais finalement d'une précision diabolique.

Test Pro Evolution Soccer 2008 Playstation 3 - Screenshot 10Jérémy Janot à la parade. Les gardiens sont pourtant parfois gaffeurs.

Le reste du contenu du jeu reprend fidèlement les mêmes modes de jeu que l'édition précédente. Matches amicaux, Ligue des Masters, Ligues (Internationale, Eredivisie, Liga, Ligue 1, Serie A et "Ligue anglaise), Coupes (Internationale, Européenne, Africaine, Américaine, Asie-Océanie et Konami), Entraînement et Galerie, où sont déblocables équipes et joueurs, en plus d'une mine de statistiques sur l'état de vos parties. La Ligue des Masters n'a, comme chaque année, fait l'objet que de minimes retouches, principalement en terme d'immersion avec une implication plus prononcée des médias ou des joueurs qui s'expriment à la presse. Des détails cependant qui nous font regretter l'absence d'une refonte totale du système de cette "carrière". Au niveau du multi, sept joueurs peuvent prendre part au même match en liaison multiconsole alors que le mode Online se contente de un-contre-un dans des matches classiques et que la personnalisation des parties s'avère réduite à leur plus simple expression, en partie avec classement ou matchmaking d'amis. Les 2 vs 2 ou 4 vs 4 espérés ne sont donc pas pour cette année, ce qui est dommageable car à plusieurs, PES reste, malgré tous ses défauts, une véritable référence. En revanche, on note que les différences de gameplay entre le Online et le Offline ont été en grande partie gommées. Ce qui est déjà ça en attendant mieux l'année prochaine...

 


En Bref...

Graphismes 14/20

Techniquement, PES enchaîne les paradoxes. Encore confiné à une phase de transition entre deux générations de machines, le titre peine à séduire au premier regard. Pourtant, si les animations ne profitent pas du rythme très rapide des matches, elles restent d'un très bon niveau. Quant aux joueurs, les stars sont superbement modélisées, les bons joueurs tout à fait reconnaissables mais les autres doivent parfois faire avec les mêmes modèles... Enfin, carton rouge foncé aux ralentis, horriblement saccadés et indignes de la machine.

Jouabilité 15/20

C'est incontestablement le PES le plus arcade ou le moins simulation, à votre convenance, que Konami ait jamais développé. S'il s'appuie sur des bases tactiques réalistes et très pointilleuses, force est de constater qu'il faut un certain temps d'adaptation avant d'apprécier ce gameplay. Le rythme de jeu, très rapide, pourra même être un facteur rédhibitoire dans la décision d'investir dans cet opus 2008. Paradoxalement, il n'existe pas de simulations footballistiques aussi appréciables en multijoueur.

Durée de vie 14/20

PES ne tient toujours pas la comparaison avec un FIFA. Certes, on retrouve les oubliés ou bâclés de la saison passée (mode Modifier, mode Entraînement, PES Shop), mais face à la tonne de licences et les modes Deviens Pro ou Mutlijoueur du voisin, le contenu du jeu de Konami ne pèse pas lourd. Cependant, les aficionados sauront amortir l'investissement en se ruant sur le Online ou en débloquant tout ce qui peut l'être. Les autres en feront le tour plus rapidement.

Bande son 13/20

L'ambiance des stades a franchi un nouveau palier mais possède toujours un train de retard sur les chants de supporters officiels d'un certain FIFA. Quant au duo de commentateurs, Christian Jeanpierre et Laurent Paganelli... Une fois encore, leurs interventions manquent de punch, de liens et de spontanéité.

Scénario -/20

-

Note Générale 15/20

La série des Pro Evolution Soccer ne décolle pas sur consoles nouvelle génération. Clairement, on prend beaucoup de plaisir à jouer à cette version que l'on considère tout de même comme bonne, notamment en multi, mais l'équipe de développement semble faire du surplace en choisissant de s'ouvrir à un public moins acharné. Si l'on y ajoute les soucis de contenu et des commentaires toujours très moyens, PES peut faire beaucoup mieux.

 

Images Pro Evolution Soccer 2008 Playstation 3

 Images Pro Evolution Soccer 2008 Playstation 3Images Pro Evolution Soccer 2008 Playstation 3Images Pro Evolution Soccer 2008 Playstation 3Images Pro Evolution Soccer 2008 Playstation 3Images Pro Evolution Soccer 2008 Playstation 3Images Pro Evolution Soccer 2008 Playstation 3Images Pro Evolution Soccer 2008 Playstation 3Images Pro Evolution Soccer 2008 Playstation 3

 

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TEST:PES 2008 sur PS3(playfrance)  posté le mercredi 31 octobre 2007 23:16

Opposé cette année à un FIFA 08 qui a su trouver des arguments sérieux sur PlayStation 3 pour convaincre les fans du ballon rond, Pro Evolution Soccer 2008 réussira-t-il son arrivée sur la petite dernière de Sony ? Réponse dans notre test complet !

Après deux épisodes sortis sur PS1 et sept sur PS2, Pro Evolution Soccer arrive enfin sur PlayStation 3 pour le plus grand bonheur des fans de la série dont certains l’ont découverte voilà déjà plus de sept ans. Mais alors que le précédent passage d’une génération de console à une autre avait apporté son lot d’améliorations, il semblerait que celui qui nous intéresse aujourd’hui se soit fait dans la douleur. Voyons cela plus en détail. Un contenu un peu chicheLa première surprise qui guette les joueurs PS3 réside dans l’apparence du menu principal du jeu qui, il est vrai, avait peu évolué au fil des différentes itérations sur PS2. Loin de chercher à imiter FIFA 08 et son menu interactif permettant de jouer au ballon avant même le début du match, PES 2008 s’éloigne toutefois de la classique page un peu statique sur laquelle les différentes options sont toutes affichées. On a donc droit à un menu stylisé et un peu plus animé qu’auparavant mais dont le design global laisse tout de même à désirer. Peu importe direz-vous, le point important restant les modes de jeu mis à disposition cette année par Konami. Malheureusement le tour d’horizon dans ce domaine est rapide et les nouveautés peu nombreuses…

Pro Evolution Soccer 2008 - 1 Pro Evolution Soccer 2008 - 2 Pro Evolution Soccer 2008 - 3 Pro Evolution Soccer 2008 - 4

On commence par le mode Exhibition grâce auquel on peut rapidement se lancer dans un match en spécifiant simplement les équipes en lice ainsi que le stade. Une première rencontre disputée via cette option permet immédiatement de se rendre compte des lacunes accumulées par la série en terme de licences : ici, vous pourrez certes profiter des effectifs réels des championnats français, espagnol, italien et hollandais mais devrez vous contenter de seulement deux équipes sous licence pour le championnat anglais (Tottenham Hotspur et Newcastle United) et n’aurez accès qu’au Bayern de Munich en ce qui concerne le championnat allemand ! Bien sûr, Konami a obtenu quelques licences supplémentaires cette année mais ces dernières concernent des clubs moins prestigieux et ne peuvent en aucun cas compenser la disparition d’équipes comme Arsenal ou Chelsea… Du côté des sélections nationales en revanche, on compte pas moins de 57 formations ce qui devrait satisfaire la majorité des joueurs. Pour ceux qui s’inquièteraient de savoir si les effectifs des différentes équipes disponibles sont à jour, il convient de préciser que tous les transferts de l’intersaison n’ont semble-t-il pas été saisis, ce qui vous obligera une fois de plus à mettre les mains dans le cambouis via le mode Modifier si vous ne supportez pas la moindre erreur à ce niveau.

A ce sujet, précisons que vous pourrez via les options de ce mode apporter des modifications aux joueurs, équipes, stades et compétitions du jeu. En ce qui concerne les joueurs, l’éditeur vous permettra d’altérer le nom, les caractéristiques principales (âge, pied fort, fréquence de blessure, progression), la position sur le terrain, les capacités (29 paramètres en tout), les capacités spéciales (23 différentes), ainsi que l’apparence physique. Cette dernière est divisée en quatre catégories : tête, physique, accessoires, mouvement. Si le visage peut être finement modélisé grâce à de nombreux paramètres, vous aurez aussi la possibilité d’utiliser le PlayStation Eye pour prendre une photo de vous ou de vos amis afin de vous inclure dans le jeu. Il faut cependant avouer que le résultat n’est pas des plus satisfaisants mais le système utilisé est sans doute trop simple pour espérer obtenir mieux : vous ne devez en effet ici prendre qu’une seule photo de face alors que d’autres jeux PS2 comme Formula One 2006 demandaient au moins déjà deux photos (face et profil) pour un résultat mitigé. En outre, même si vous parvenez à obtenir un avatar plus ou moins ressemblant, vous devrez ensuite choisir sa coupe de cheveux parmi les quelques choix, trop restreints, qui vous sont proposés. Une option qui reste donc intéressante sur le papier mais qui devra être revue pour devenir vraiment utile. Du côté des équipes, vous pouvez évidemment modifier la formation et choisir le stade utilisé à domicile mais avez aussi la possibilité de modifier les maillots. Petite déception en revanche, aucun éditeur similaire à celui de la PS2 n’est disponible pour les logos, et vous devrez donc vous contenter du système de scan via le PS Eye similaire à celui proposé pour les visages. On termine avec les stades et les compétitions dont vous pouvez modifier le nom.

Mais revenons-en aux autres options du menu principal avec le grand retour du mode Ligue des Masters qui vous permet de prendre en main l’équipe de votre choix. Peu de changements sont à signaler de ce côté si ce n’est le passage à vingt équipes par division et la présence plus importante des à-côtés du foot avec des conférences de presse des joueurs présentées sous forme de cut-scenes. Avant chaque match, vous aurez aussi la possibilité d’étudier la formation adverse grâce à un diagramme présentant son effectif et indiquant les joueurs à surveiller.

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Bien entendu, les habituels modes Ligue et Coupe sont aussi présents et vous permettent respectivement de participer à six championnats (anglais, français, espagnol, italien, hollandais, international) et cinq coupes (Konami, Internationale, d’Europe, d’Afrique, d’Amérique, d’Asie-Océanie). Le mode Réseau vous permet quant à lui de disputer des matchs en un contre un à travers la toile, alors que le mode Entraînement reste utile pour perfectionner votre jeu. On regrette en revanche que les exercices des opus PS2 aient disparu sur PS3 et que l’on doive ici se contenter d’un entraînement basique sur le terrain ou bien pour les coups de pieds arrêtés. On se demande aussi pourquoi aucun entraînement aux penaltys n’est disponible !

Le mode Galerie renferme quatre options grâce auxquelles vous pourrez modifier les musiques des menus (il n’est toutefois pas possible de jouer les morceaux enregistrés sur le disque dur de votre PS3), voir vos résultats qui englobent aussi bien vos statistiques que vos différents exploits (remporter une ligue, avoir une moyenne de 2 buts par match sur les 5 derniers matchs, disputer 100 matchs…), regarder les ralentis enregistrés et visionner le générique du jeu. A noter que le système des PES (la monnaie des opus PS2) a disparu, entraînant évidemment l’absence du Magasin PES. A la place, vous débloquerez de nouveaux joueurs en remportant les différentes compétitions du jeu.

Terminons avec le menu Réglages Systèmes via lequel vous ajusterez le paramétrage de votre manette, l’affichage durant les matchs, la mise en scène de ces derniers, et tout un tas d’autres options diverses et variées. Vous aurez aussi la possibilité d’installer des données de jeu sur le disque dur de votre console pour des temps de chargement plus rapides, ce qui occupera toutefois pas moins de 1.9Go.

Comme vous pouvez le voir, le contenu de PES 2008 sur PS3 en terme de modes de jeu et de licences n’atteint pas la richesse de FIFA 08 et est même en deçà de ce que le titre propose dans sa version PS2. Les modes Tour du Monde, Communauté et Match de Sélection sont en effets absents de la version next-gen, une omission que l’on espère voir réparée l’an prochain…

 

Des matchs rapides mais convaincantsMais les amateurs de PES le savent, leur jeu fétiche a toujours été en retrait par rapport à son concurrent en terme de contenu. Même s’il serait bon que Konami se décide enfin à corriger des tares qui traînent depuis trop longtemps maintenant, le gameplay du jeu a jusqu’ici été son véritable point fort et a permis à la série de s’imposer en tant que numéro un des jeux de foot. Seulement voilà, FIFA 08 a profité du passage à la next-gen pour réorienter sa jouabilité et propose désormais des matchs bien plus réalistes au charme desquels beaucoup ont déjà succombé. Qu’en est-il de PES 2008 ?

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La première chose qui frappe l’habitué de PES sur PS2 lorsqu’il entame son premier match sur PS3, c’est la vitesse de jeu : bien qu’il soit difficile de certifier qu’elle est plus rapide que tel ou tel volet précédent, il est indéniable que les joueurs courent vite, et peut-être même un peu trop. Du coup, il est extrêmement tentant de prendre la balle avec son joueur le plus rapide et de traverser le terrain en passant par les ailes ou en piquant plein centre en espérant prendre les défenseurs adverses de vitesse. Il faut bien l’avouer, cette technique peut marcher… de temps à autres ! S’il est vrai que, selon le niveau de difficulté (il y en a 5 en tout) et les équipes choisies, de telles chevauchées sont possibles, vos adversaires continuent d’observer votre manœuvre et se regroupent bien souvent efficacement en défense pour couvrir vos partenaires sur lesquels vous pourriez centrer, et viennent parfois tenter d’empêcher votre avancée. Plus amusant, le jeu semble repérer vos attaques de prédilection et tente de s’organiser afin de bloquer les couloirs que vous utilisez le plus : bien qu’il soit difficile d’en être certain, il semble que ce comportement découle du système TeamVision inclus par Konami, sensé adapter les réactions de vos partenaires comme de vos adversaires à vos propres mouvements. Il est d’ailleurs probable que cette nouvelle intelligence artificielle soit aussi à l’origine des nombreux crochets réalisés par votre vis-à-vis après que vous lui ayez repris deux ou trois fois le ballon en piquant directement sur lui avec la touche R1 (sprint) enfoncée : ayant assimilé votre technique, il cherche à la contrer !

Au cours de nos nombreux matchs disputés d’abord sur la version review du jeu puis sur sa version finale, nous n’avons pas perçu de faille évidente dans l’intelligence artificielle mise en place. Certes, quelques buts marqués contre notre camp par un défenseur bloquant un renvoi de notre gardien nous ont fait pesté, mais ces situations sont restées rares au vu du nombre de matchs. De même, la gestion des contacts entre joueurs qui occasionnait dans les deux précédents opus trop de contres pour l’un et de double contres pour l’autre nous a paru ici plus équilibrée. On note aussi quelques comportements amusants des adversaires qui n’hésitent pas à figer la balle lorsqu’ils ont l’avantage à quelques minutes de la fin du match : il vous appartient alors vraiment d’aller chercher la victoire !

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Au niveau des contrôles, on retrouve tout ce qui a fait le charme de la série jusqu’à présent, et l’inclusion de la simulation de faute ou de quelques gestes techniques supplémentaires se révèle finalement assez anecdotique. Pour ceux qui s’inquiétaient de voir trop de joueurs plonger dans la surface afin d’obtenir un penalty, sachez que tous nos essais dans ce domaine se sont soldés par un carton jaune : s’il ne fait aucun doute que certains matchs seront gagnés suite à ce genre de manœuvre, ils devraient toutefois rester peu nombreux.Cruel dilemmeA ce stade, certains d’entre vous se demandent peut-être qui de FIFA 08 ou de PES 2008 offre le meilleur gameplay. Bien qu’il soit extrêmement difficile de donner une réponse nette et précise il est évident que, grâce à ses contrôles connus depuis des années, PES 2008 est plus accessible que son concurrent. Il serait toutefois faux de prendre le titre de Konami pour un jeu d’arcade et celui d’Electronic Arts pour une simulation : malgré son manque d’innovations et le rythme soutenu des matchs, la jouabilité de PES reste toujours aussi pointue et offre de belles sensations. De son côté, FIFA 08 offre un système de contrôle extrêmement riche mais nécessitant de longues heures de jeu pour être maîtrisé. De plus, son rythme lent peut parfois paraître poussif même s’il permet de planifier ses actions avec précision. Au final, nous avons cette année deux très bons représentants du genre et nous ne pouvons que conseiller à ceux qui hésitent d’essayer chaque jeu chez un ami ou en magasin pour avoir une idée plus précise des points forts et des points faibles de chacun.

Une réalisation pas encore « next-gen »Là où en revanche il est plus facile de choisir entre les deux concurrents du moment, c’est sur le plan de la réalisation, nettement à l’avantage de FIFA 08. Il faut dire que si Konami a repris son moteur de la génération précédente en l’adaptant au hardware de la PS3, Electronic Arts est reparti de zéro et a mis plus de deux ans à mettre au point un moteur next-gen réellement performant.

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Dès la première rencontre disputée sur PES 2008, les faiblesses techniques du titre sont visibles : les joueurs entrent sur le terrain à grand renfort de ralentissements, les stades sont relativement ternes, et le public pourtant plus convaincant que sur PS2 apparaît extrêmement pixellisé selon l’angle de vue. Rassurez-vous, tout n’est pas mauvais pour autant et les joueurs par exemple sont pour la plupart reconnaissables au premier coup d’œil durant les gros plans. Leurs animations sont par ailleurs réussies dans l’ensemble, à l’exception notable du dribble sprinté dont la vitesse donne une impression curieuse qui nuit au réalisme de l’ensemble. En outre, si la caméra par défaut permet de vivre des matchs exempts de ralentissements, certains autres angles s’accompagnent automatiquement d’une animation plus chaotique, rendant leur utilisation franchement pénible après quelques minutes. Un défaut qui survient aussi durant les ralentis et plus généralement dès que le stade et plusieurs joueurs sont affichés simultanément.

Au rayon des petits points positifs par rapport à FIFA 08, on note la présence sur le terrain de l’arbitre et des juges de ligne, ainsi que du banc sur lequel sont présents l’entraîneur et les remplaçant. Vous en aurez d’ailleurs une vue plus précise via la vignette apparaissant dans le menu pause.

Autre défaut, cette fois récurrent dans la série, les commentaires assurés par Christian Jeanpierre et Laurent Paganelli ont bien du mal à suivre correctement l’action, et les phrases prononcées par les deux compères sont trop souvent réutilisées pour ne pas rapidement irriter. Pour un peu plus de variété, sachez que vous pourrez opter pour des commentaires en langue étrangère (anglais, allemand, italien, espagnol). Terminons avec les musiques du jeu, au nombre de 59, et parmi lesquelles vous devriez trouver de quoi agrémenter votre navigation dans les menus tant les genres proposés sont variés.

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Graphismes
6
Des joueurs correctement modélisés et pour la plupart facilement reconnaissables mais des stades assez ternes dans lesquels le public pixellise énormément lors des gros plans. On regrette aussi les ralentissements durant les cut-scenes.
 
Jouabilité
8
Toujours aussi complet au niveau des contrôles et des stratégies utilisables en match, le jeu souffre toutefois d'une vitesse qui aurait mérité d'être réduite d'un cran. Sans être devenu un jeu d'arcade, PES est cette année plus accessible que FIFA.
Son
6
On retrouve les mêmes défauts que dans les opus précédents, à savoir des chants de supporters non officiels ainsi que des commentaires répétitifs et trop souvent en décalage avec l'action.
Durée de vie
9
Comme ses prédécesseurs, PES 2008 vous occupera pendant les 12 mois à venir principalement grâce à la Ligue des Masters et au multijoueurs, sur une seule console ou en ligne.
Fun
8
Passée la relative déception causée par une réalisation en deçà de nos attentes, on retrouve le plaisir de jeu des précédents volets et on a hâte d'inviter ses amis pour des soirées de foot virtuel endiablées.

• La jouabilité PES
• Une intelligence artificielle convaincante
• Enfin un mode 16/9

• Une réalisation qui manque de saveur
• Un contenu restreint
• Le rythme des matchs un peu trop rapide

 

 

Verdict :
7.5

Si l'on peut légitimement se réjouir de l'arrivée de Pro Evolution Soccer sur PlayStation 3, le fait est que cet opus 2008 a un peu de mal à séduire durant les premières minutes principalement à cause d'un habillage qui n'a pas encore complètement franchi le pallier " next-gen ". Toutefois, les habitués de la série prendront rapidement leurs marques et retrouveront alors le gameplay extrêmement riche qui a fait jusqu'ici le succès de la série. On espère maintenant que Seabass et son équipe parviendront à mieux exploiter la machine dans les mois qui viennent afin de nous offrir un PES 2009 aussi complet et réussi techniquement qu'agréable à jouer.

(La note est sur 10)
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TEST:PES 2008 sur PS3(play3live)  posté le samedi 03 novembre 2007 15:42

 

 

Très attendu par les fans de la série, ce premier opus véritablement next-gen est enfin entre nos mains ! Soumis plus que jamais à la pression de Fifa, Konami devait mettre les bouchées doubles afin de rester le roi. Alors, grosse claque ou grosse déception ? Un peu des deux en fait, et c'est ce que nous allons développer dans les lignes qui suivent...

D'abord roi du ballon rond sur console, Fifa s'est fait doubler par PES (anciennement ISS) au moment du passage de la PS1 à la PS2. En effet, la série d'EA avait tellement viré vers l'arcade que l'on croyait Fifa mort et enterré depuis un moment déjà, ne pouvant que constater la suprématie de Konami et son arme fatale PES, complètement orienté simulation et très pointu pour l'époque. PES assis sur son trône, rien ne semblait pouvoir l'arrêter, et ce n‘est pas son titre de « produit culturel de l'année » qui pouvait faire penser le contraire … Seulement, le triomphe semble être monté à la tête de Konami qui, d'année en année, n'a fait évoluer la série que de très peu, apportant, grosso modo, que quelques nouveaux gestes et détails supplémentaires chaque année. Ainsi, à chaque nouvelle édition, on voyait le combat se resserrer de plus en plus, et ce qui devait arriver arriva : pour beaucoup, Fifa est aujourd'hui repassé devant PES ! En effet, bizarrement, PES tend d'année en année vers l'arcade, probablement pour toucher le plus grand public possible, ce qui, bien sûr, a de quoi faire grincer les dents des fans de la première heure. Où est passé ce jeu qui respirait le pur football, ce jeu qui aura marqué plus d'un gamer, ce jeu qui laissait de côté le football champagne, privilégiant le beau jeu, ce jeu qui s'imposait tout simplement comme le digne successeur d'ISS ?!


. Enfin un jeu de foot next-gen !



Malgré ce que l'on a pu entendre avant la sortie du jeu, PES 08 sur PS3 respire la next-gen ! D'accord, Konami aurait pu faire mieux, mais force est de constater que la série a quand même fait un bond en avant, même si on est loin de la révolution tant espérée… Tout d'abord, la première chose qui saute aux yeux, et qui fait bien éviter toutes confusions entre la version PS2 et la version PS3, c'est l'animation, tout simplement magique ! Le jeu est très fouillé et les animations sont criantes de vérité, que ce soit les superbes sorties du gardien sur les ballons aériens ou les dribbles à tomber par terre, Konami a mis le paquet à ce niveau là ! En plus d'user et d'abuser des transversales, crochets, et râteaux qui font très mal, les joueurs n'hésiteront plus à se jeter sur le ballon, même en plein rond central, pour pousser du bout du pied un ballon qui semblait pourtant perdu d'avance. Les simulations de chutes, une des nouveautés de ce cru 2008, sont elles aussi criantes de vérité et tellement variées que l'on ne risque pas de voir deux fois la même chute ! Enfin, les coup-francs frappés rapidement, les retournés acrobatiques, ou encore les nouveaux dribbles viennent accroître le réalisme du rendu final, sans compter les petits détails qui font la différence, comme par exemple les joueurs qui remontent leurs chaussettes, remettent leurs protège-tibias en place, etc.
Quant aux graphismes à proprement parler, ils sont assez décevants, car trop inégaux, entre les visages photo-réalistes des grands joueurs et les autres totalement bâclés, on ne sait plus trop quoi en penser… Le public, quant à lui, reste horriblement laid, et manque toujours autant de fantaisie. Au rayon nouveautés, ajoutons aussi que quelques nouveaux gestes techniques ont été intégrés, que l'on a enfin droit à une vraie pelouse, que le banc est enfin rempli (une caméra retransmet d'ailleurs son ambiance en live via une petite fenêtre qui s'ouvre avec le menu pause), et que les animations de l'arbitre et de ses assistants ont été retravaillées. De plus, lors d'un penalty, la caméra bascule dans un angle sensé être plus réaliste, mais réduit en fait considérablement la vue du tireur et du gardien. Enfin, la possibilité de faire monter trois joueurs maximum choisis au préalable est un plus non négligeable, tout comme la possibilité de composer son mur sur un coup franc adverse.


. Le foot, le vrai !



Passons maintenant au gros morceau, à ce qui a fait la réputation de PES, ce qui se passe dans le rectangle vert, autrement dit : le gameplay ! Et autant le dire tout de suite, ce PES privilégie nettement l'offensive et va donc (bizarrement) chasser sur les terres des anciens Fifa. Un choix qui s'avèrera peut-être payant au niveau des ventes mais qui laissera plus d'un fan sur le carreau… Notons qu'à chaque épisode, le ballon prend un peu plus d'indépendance et paraît aujourd'hui presque insaisissable lors des premières parties, pouvant rebondir sur n'importe quelle partie du corps des joueurs. Mais ce petit détail n'est rien, finalement, à côté de cette incompréhensible tendance arcade, qui fait que les attaquants ont bien souvent les contres en leur faveur, passent plusieurs joueurs sans trop de difficulté, et profitent des erreurs de placement bien trop fréquentes des défenseurs. En effet, il n'est pas rare de voir un gouffre entre deux défenseurs qui sont complètement largués si une passe en profondeur est effectuée dans le trou ou si un attaquant part dans leur dos. Les frappes sont à peu près toujours cadrées, peu importe la position du joueur au moment de la frappe, les coups francs redoutables, les crochets sur le gardien assassins, et les centres bien trop précis pour être réalistes. Les passes se font elles aussi avec une facilité déconcertante, ce qui, ajouté à tout ce que l'on vient de voir précédemment, donne des matchs parfois surréalistes et beaucoup de scores fleuves. La case entraînement (entraînement qui n'a d'ailleurs pas vraiment évolué) semble donc ne plus être une étape obligatoire pour rentrer avec les 3 points...


. Teamvision



Largement mis en avant pendant la promotion du jeu, le Teamvision fait finalement plus office de gadget qu'autre chose après avoir passé plusieurs heures acharnées à chercher les failles de l'IA. Ainsi, l'IA n'est donc pas aussi exceptionnelle que cela, et peut très bien commettre plusieurs fois de suite la même erreur, surtout lorsqu'il s'agit de couper les ballons arrivant des ailes afin d'éviter les centres trop précis. Mais l'IA a tout de même réussi à nous surprendre en bien cette saison et ce, sur plusieurs points. Tout d'abord au niveau de leur palette de mouvements et de passes, ce qui saute aux yeux lors des premières parties est le jeu du Com, qui ne se contente aujourd'hui plus de pratiquer un jeu basique et efficace, mais va chercher des solutions bien plus complexes. Passes en profondeurs, dribbles, temporisation, accélération soudaine du jeu, crochets sur le gardien, lobs, balayage latéral afin de trouver une ouverture, jeu à une touche de balle… rarement une équipe gérée par la console n'aura autant régalée ! Le plus beau reste quand même lorsque cette dernière mène, puisqu'elle utilisera alors toutes les ruses pour tuer le match : « endormissement » de l'adversaire, longues et fatigantes transversales, attentes près du poteau de corners, passes entre défenseurs… Autant vous dire qu'une fois que vous y aurez goûter, vous éviterez d'être mené par la console !


. L'ambiance sonore



Au rayon des déceptions, on peut ajouter les commentaires qui, comme chaque année, ont le mérite d'en énerver plus d'un. Ce qui peut amener à nous demander pourquoi Konami, avec toutes les pubs qu'ils ont glissés dans le jeu, n'a pas racheté un nouveau tandem de commentateurs ?! Certes, Laurent Paganelli fait aujourd'hui son come-back dans un jeu de foot, mais sa voix à peine audible et son humour lassant à la longue est loin de nous faire oublier qu'on entend pratiquement les mêmes expressions chaque année !
Outre les commentaires, la musique risque aussi de diviser les joueurs. En effet, la musique de fond ne risque pas de plaire à tout le monde et très franchement, ne va pas vraiment avec le design assez classe de l'ensemble, Konami ayant choisi des couleurs sobres et de beaux effets pour soigner ses menus (comme l'effet fondu du menu « pause »). Enfin, l'ambiance sonore est toujours aussi limite, et toujours un cran en dessous de l'éternel rival Fifa.

 

Au vu de ce que l'on pouvait attendre de ce nouveau PES et de ce que Konami nous a pondu, nous sommes en droit de nous demander si la série n'est pas en pleine régression. Explications...

. La Ligue des Masters



 

La ligue des Masters est LE mode de jeu des PES par excellence, que l'on pourrait comparer au mode Scénario d'un FPS, par exemple. Malheureusement, ici non plus PES 08 est loin de révolutionner le genre, même si une nouveauté de taille a été ajoutée : la deuxième division comporte maintenant enfin 20 équipes ! Autant vous dire que si vous commencez en professionnel avec l'équipe originale, vous risquez d'y passer plus d'une saison avant d'accéder à la Ligue 1 ! Autre apport non négligeable, on peut désormais composer les ligues dès le début du jeu, puisque cette option n'est plus à débloquer via le PES Shop (qui n'existe plus sous la même forme qu'avant, au passage, les bonus étant désormais à débloquer selon vos performances...). Comme nous parlions tout à l'heure de l'équipe originale de la ligue des masters, encore une fois, on est en terrain connu, puisque Minanda et toute sa clique rempilent pour une saison ! Et comme chaque année, quelques joueurs viennent compléter la liste, ou remplacer les joueurs partis. A noter d'ailleurs que cette saison Konami a mis du nouveau à chaque poste clé, que ce soit Gutierrez, Van Der Berg, ou encore Baumann.
En revanche, côté présentation générale Konami a clairement délaissé le côté pratique au profit de l'aspect esthétique du jeu. Ainsi, finis les scores des autres rencontres du championnat qui défilent à la mi-temps, puisque ceux-ci sont maintenant enfouis derrière plusieurs sous-menu ! Et le constat est le même concernant la page principale de la Ligue des Masters, présentant maintenant un menu « vertical » très à la mode mais qui débouche sur toute une série de sous-menus. Malgré tout, cet aménagement des menus a un avantage, c'est celui d'avoir fait de la place pour le résumé qui est désormais accessible (à la fin de chaque mi-temps) même après l'avoir fermé une première fois.
Largement mis en avant pendant la présentation du jeu, les interviews, photos de la semaine et autres petites nouveautés font ici offices de gadgets, mais sont toujours un plus pour accroître le réalisme et l'immersion. L'accent semble donc avoir été mis sur ce qui se passe autour du terrain.
Enfin, désormais, la cote de votre équipe et de chaque joueur est notée par une jauge, et cette popularité est surtout importante au niveau des transferts. En effet, si vous voulez attirer de grands noms du ballon rond dans votre équipe, mieux vaut avoir la jauge à fond, ce qui peut éviter de vous ruiner pour un joueur ou bien tout simplement éviter d'essuyer toute une série de refus. Pour vos joueurs, vous l'aurez compris, plus ils auront une cote élevée, plus leur transfert remplira votre caisse !

. Les licences



 

Sujet qui fait mal quand on évoque un PES : les licences ! Après avoir donné une lueur d‘espoir la saison dernière avec des licences comme la Ligue 1 Orange, Konami semble en pleine régression puisque le studio japonais vient, par exemple, de céder les licences d'Arsenal et de Chelsea contre celles de Newcastle et Tottenham… Autre déception de taille, la Bundesliga est toujours totalement absente, à l'exception du légendaire Bayern Munich. Et ce n'est pas le mode modifier qui risque d'arranger les choses… Encore une fois, Konami a fait le mauvais choix en troquant le mode modifier classique contre un système de modifications par webcam très peu pratique et assez difficile à mettre en place. Le pire, c'est que Konami semble être borné à imposer ce système puisque le développeur nippon a même été jusqu'à retirer la possibilité de créer son logo pixel par pixel, obligeant ainsi à passer par la méthode du transfert via webcam. Si on ajoute à cela la réduction des possibilités pour créer sa propre tenue, et que Konami a tout simplement enlevé la possibilité de modifier les crampons, autant dire que ça sent les patchs à plein nez… Pour conclure sur la base de données, ajoutons que Konami a toujours un train de retard au niveau des transferts, mis à part pour les gros transferts (Henry est bien à Barcelone, Ronaldo au Milan AC…).

. L'Online



En constante évolution, le mode Réseau de PES 08 est, à l'heure actuelle, pas loin de la catastrophe ! A commencer par le lag qui pourrit un match sur deux et ce, durant les deux mi-temps ! Ensuite, la politique réseau de Konami semble avoir totalement changée, probablement suite aux nombreuses insultes et autres cheateurs de PES 6. Fini, donc, les parties certes parfois un peu houleuses, mais néanmoins conviviales de PES 6, puisque désormais plus aucun chat public n'est présent, et qu'on ne peut plus choisir de rencontrer nos homologues étrangers (allemands, anglais, italiens, ou encore espagnols) lors des matchs officiels.

 


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L'IA et les animations sont au top, même si le jeu est un peu trop rapide dans l'ensemble, mais la qualité graphique à proprement parler est légèrement en dessous de ce que l'on peut attendre d'un titre PS3. La modélisation des visages est irréprochable pour les stars, mais laisse vraiment à désirer pour les autres. Dommage..

12
C'est là que le bât blesse... Les ralentissements pourrissent les matchs Online, et se font parfois même ressentir Offline. Une terrible déception, donc, mais qui devrait être corrigé par un patch dans les semaines à venir.

17
LE point fort de chaque PES qui se respecte, le gameplay reste malgré tout toujours au top ! On retrouve toujours les mêmes sensations à sentir qu'on évolue à chaque match, même si Konami a des tendances arcade, ces derniers temps...

15
En légère évolution par rapport aux épisodes précédents, l'ambiance sonore de PES 08 reste un ton en dessous de celle de Fifa 08. Même si le public entonne volontier de nombreux chants et n'hésite pas à donner de la voix sur un but, les commentaires sont toujours aussi mauvais !

10
L'une des grosses déceptions de ce nouveau volet, à l'image du reste du jeu : en pleine régression ! Alors que les fans s'attendaient à de nombreuses nouveautés et rêvaient de tournois Online organisés par Konami, ces derniers n'ont rien trouvés de mieux que de nous livrer un Online complètement bâclé, malgré son nouveau design et ses quelques changements...

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Toujours très élevée, la durée de vie de ce nouveau PES est néanmoins affaiblie par le Online quasi-injouable et les penchants arcades du titre qui pourront faire que ce dernier s'essouffle plus vite que prévu, puisque la marge de progression en est ainsi réduite !


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Rarement un PES n’aura autant divisé : un jeu qui tend vers l’arcade, des matchs hachés par un arbitre un peu trop présent (mais plus juste que dans les précédents épisodes), des saccades relevées chez beaucoup de joueurs, des graphismes loin d’être révolutionnaires, un Online perfectible… Sans pour autant bouder notre plaisir, disons que PES est à l’heure d’aujourd’hui sur une pente glissante, et Konami va devoir mettre la main à la pâte pour rester sur le trône la saison prochaine !

 

. Le Online
. Des licences perdues !
. Les ralentissements
. Les commentaires
. Un peu trop rapide
. Le PES le plus arcade jamais sorti...
. Les animations
. Le gameplay
. La durée de vie
. Le banc de touche est enfin rempli !
.
Teamvision
. Toujours aussi énorme entre potes !

 

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Test:LES SIMPSON Le jeu sur Wii  posté le samedi 03 novembre 2007 15:48

On ne le dira jamais assez, Les Simpson, en plus d'être une des plus grandes séries d'animation jamais créées est également un reflet de la société américaine dont le trait est bien évidemment forcé. Drôle, irrévérencieuse, parfois émouvante, la création de Groening défie les lois du temps et se pose comme un des chaînons essentiels entre l'humour et l'animation à destination des adultes comme des enfants. Pourtant, malgré la qualité du show, peu de jeux vidéo ont rendu hommage à ce mythe télévisuel. C'est aujourd'hui chose faite grâce aux Simpson Le Jeu qui, sans se prévaloir d'une excellence à tous les niveaux, réconciliera les fans de la première heure et les adaptations vidéoludiques de leur série préférée.

Les Simpson Le Jeu

Tout d'abord, remercions comme il se doit Electronic Arts de ne pas être tombé (pour une fois ?) dans le piège de l'adaptation bête et méchante de long-métrage. Ainsi, Les Simpson Le Jeu n'est en rien un titre inspiré du premier film sorti il y a peu. Ce titre possède donc un scénario original, bien que se basant sur plusieurs épisodes de la série, tout en jetant un regard critique sur l'industrie du jeu vidéo. Quelque part, ça ne devrait pas nous étonner vu qu'à travers la série, les scénaristes ne se sont jamais fait prier pour jeter des piques à plusieurs politiciens, grandes institutions ou bien encore la chaîne les diffusant, la Fox. Pourtant, c'est encore trop rare dans notre domaine de prédilection et il faut de ce fait bien comprendre à quel point ce soft est précieux. Ainsi, si il n'y a pas de vraie réflexion sur le jeu vidéo et ses dérives, on pouffera devant nombre des excellentes répliques des protagonistes qui ne sont que le reflet de questions que nous nous sommes posées un jour ou l'autre. En somme, les scénaristes du show s'en sont donnés à coeur joie et plus d'une dizaine d'heures durant, les joueurs vont pouvoir se délecter d'un soft entièrement dédié à notre passion sous couvert d'un humour omniprésent.

Test Les Simpson Le Jeu Wii - Screenshot 1La bière Duff est de celles qui franchissent les frontières.

D'un point de vue scénaristique, comment bouder ce titre qui semble partir dans tous les sens mais qui au final n'est qu'un gros épisode spécial Halloween avec tout ce que ça implique d'univers et d'histoires différents. Cependant, pour fédérer le tout, signalons quand même une attaque extraterrestre menée par nos deux E.T. préférés, Kang et Kodos, bien décidés à mettre la main sur notre bonne vieille planète bleue. Pour essayer d'enrayer ladite invasion, après avoir fait la nique au maire Quimby et sauvé les arbres d'une forêt, notre famille va donc se voir projetée dans un univers vidéoludique qui n'est pas sans rappeler celui qui est le nôtre actuellement. A partir de là, ce n'est rien d'autre que du bonheur à l'état pur, enfin presque, si on excepte les problèmes de jouabilité mais nous y reviendrons plus tard. Comme je le disais plus haut, Les Simpson Le Jeu revisite différents jeux vidéo tout en saupoudrant le tout de multiples clins d'oeil à la série sans parler des références indirectes à Star Wars passant par une explosion de scierie ressemblant à s'y méprendre à celle de l'Etoile Noire ou au "sarcophage" de Tahiti Bob emprunté à Dark Vador. Bref, du Simpson quoi !

Test Les Simpson Le Jeu Wii - Screenshot 2Quarante minutes de cinématiques pour le plaisir des yeux et des esgourdes.

De fait, la grande force du titre d'Electronic Arts est de ne pas se prendre au sérieux une seule nano-seconde. Tout le monde en prend pour son matricule, à commencer par Electronic Arts et par le biais d'ennemis, d'affiches ou de niveaux, de multiples jeux sont ainsi parodiés avec énormément de respect. D'ailleurs, on devra plutôt parler d'hommage que de parodie. Si Asterix XXL 2 avait déjà suivi cette voie avec succès, Les Simpson Le Jeu va encore plus loin dans la débandade et ne recule devant rien pour nous faire rire. Ainsi, comment rester de marbre devant ce Sonic tout rabougri enfermé dans une gigantesque roue à hamster se faisant la réflexion qu'il ne sait même plus pourquoi il ne peut pas piffrer le docteur Robotnik. En somme, entre des clones de Madden ou de Ryu nous lançant de grandes tirades métaphoriques avant de nous envoyer un Haddoken dans la figure, on jubile comme des gamins devant notre écran. Mais ce n'est pas tout car au-delà de ces références éparses, certains niveaux sont directement inspirés par de véritables jeux vidéo.

Test Les Simpson Le Jeu Wii - Screenshot 3La maniabilité Wii est moins instinctive que celle de ses consoeurs et demande un temps d'adaptation.

Si ce n'est un secret pour personne, plusieurs softs ont donc fait les frais de l'imagination tortueuse des scénaristes, à commencer par Medal Of Honor, Grand Theft Auto (qui étrangement n'a pas subi trop de coupes malgré les desiderata de Rockstar), Everquest, etc. Et une fois encore, le pari est gagné sur toute la ligne. Les parodies sont exquises et réussissent l'exploit de mélanger l'histoire des personnages de la série ou d'utiliser au mieux quelques traits de caractère pour rendre encore plus drôle la visite de ces contrées imaginaires. Par exemple, le stage Medal Of Homer (dans lequel les français en prennent plein la tronche... Ah le coup de l'école de capitulation pour aveugles, hilarant) s'inspire de l'histoire de Burns et de Grand-pa Simpson tout en utilisant le background et les musiques du jeu d'Electronic Arts. Dans le même esprit, le niveau Neverquest nous confronte à Patty et Selma grimés en un dragon ayant quelques soucis avec la clope et nous offre en prime deux passages d'anthologie dont un renvoyant à Gauntlet avec vue d'origine et générateur de monstres d'époque. Rajoutez-y une apparition de Will Wright en grand méchant, un stage japonisant avec des combats façon RPG, plus de quarante minutes de cinématiques au rendu proche de celui du show et vous obtenez alors un jeu respectueux de A à Z du bébé de Matt Groening. Mais alors que tout semble idyllique, il me faut tout de même vous parler des quelques défauts du titre.

Test Les Simpson Le Jeu Wii - Screenshot 4Si la mouture Wii est aussi limitée que celle PS2, elle offre tout de même quelques mini-jeux inédits.

Par conséquent, si l'aventure solo se compose de 16 stages, tous ne possèdent pas la même durée de vie. Bien que certains réclament plus d'une demi-heure, voire une heure si vous voulez récupérer tous les objets (synonymes de bonus) ou les clichés du jeu vidéo (idée très marrante mais malheureusement sous-exploitée), d'autres se torchent en moins de dix minutes. Cependant, ceci reste rare même si dans l'absolu, les Défis contre-la-montre nous prouvent qu'il est possible de terminer le tout rapidement. Au sujet des autres modes de jeu, même si ça n'en est pas un à proprement parler, sachez qu'il est possible de vous amuser en coopératif dans la plupart des niveaux. Au final, la durée de vie se résume à une dizaine d'heures ce qui est limite même pour un jeu de plate-forme/action. Dans la façon de procéder, on note un certain classicisme qui n'est pas pour autant péjoratif. Tout se déroule donc via une succession de missions où les quatre membres de la famille se relaieront. Les quatre ? Et Maggie alors ? Ne vous en faites pas, le petit bout de chou est aussi de la partie mais restera tout le temps avec Marge. Néanmoins, la pupuce saura tout de même se montrer parfois très utile en rampant dans des conduits tel un Solid Snake en pyjama afin d'activer des interrupteurs inaccessibles aux autres personnages.

Test Les Simpson Le Jeu Wii - Screenshot 5Il faudra souvent passer de l'un à l'autre personnage afin de progresser.

A chaque niveau, un duo spécifique sera associé. Vous ne pourrez alors pas choisir de former votre propre duo puisque ces derniers seront imposés par les stages. En effet, chaque membre des Simpson, après avoir trouvé le manuel du jeu ainsi que le guide officiel, se découvrira des pouvoirs pour le moins inédits qu'ils mettra à profit pour progresser. Homer pourra alors se transformer en boule géante de graisse ou en bonbon humain alors que Bart endossera le célèbre costume de Bartman pour planer ou utiliser un grappin ainsi qu'un lance-pierres meurtrier. Lisa, en tant que voix de la raison et fine mélomane, usera de son saxophone pour étourdir les ennemis ainsi que d'un pouvoir de lévitation lui permettant de manipuler une main de Bouddha géa