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Dragon ball z Sparking Meteor ou DBZ Tenkaichi 3  (Test) posté le jeudi 08 novembre 2007 20:16

Fidèle au rendez-vous, Dragon Ball Z : Budokai Tenkaichi 3 va tenter de faire mieux que son prédécesseur auquel il ne manquait pas grand-chose pour faire l'unanimité auprès des fans. Plus que jamais, le soft est à la fois un hommage réussi au manga culte de Toriyama et un excellent jeu de combat. Un titre indispensable qui n'a décidément aucun équivalent dans sa catégorie.

Dragon Ball Z : Budokai Tenkaichi 3Pas la peine de vénérer l'oeuvre d'Akira Toriyama pour rester coi devant les joutes spectaculaires d'un Tenkaichi. Il aura certes fallu un nombre incalculable d'essais pour obtenir le résultat que nous avons enfin sous les yeux, la plupart des jeux inspirés de la licence DBZ n'étant pas forcément très convaincants, mais la persévérance trouve ici son juste aboutissement. Bien que toujours étonnamment technique et pas forcément facile d'accès, la série des Budokai Tenkaichi est bel et bien la seule à nous offrir des affrontements vraiment dignes du manga et de l'anime de Dragon Ball Z. Il faut le voir pour réaliser à quel point l'immersion est palpable et les combats incroyablement fidèles à l'oeuvre originale, même s'il est vrai que l'effet de surprise est amoindri par un Tekaichi 2 déjà très audacieux.

Test Dragon Ball Z : Budokai Tenkaichi 3 Playstation 2 - Screenshot 56Pas facile de s'attaquer à une proie de cette taille.

Pour ce troisième volet, il était donc important pour les développeurs de mettre l'accent sur ce qui avait pu gêner les joueurs dans l'opus précédent. Visiblement, ce n'est pas le gameplay qui a subi le plus de changement même s'il témoigne d'améliorations pertinentes sur lesquelles nous reviendrons plus loin. C'est davantage au niveau du contenu et du déroulement du jeu que la formule a été essentiellement remaniée pour un résultat qui comporte, à mon avis, plus d'avantages que de défauts. Souvenez-vous des nombreuses heures passées dans Tenkaichi 2 pour déverrouiller l'ensemble des personnages en revivant la totalité des affrontements vus dans DBZ, dans DBGT, mais aussi dans les films et les OAV. Le soft brillait par sa durée de vie impressionnante en solo avec une quantité de sagas qui se faisaient fort de n'oublier quasiment aucun des combats intervenant à un moment ou un autre dans les mangas et les animes. Une prouesse que ne cherche étonnamment pas à réitérer Tenkaichi 3 qui propose une formule bien différente.

Test Dragon Ball Z : Budokai Tenkaichi 3 Playstation 2 - Screenshot 57Le scan est maintenant automatisé et les combats sont aussi prenants que dans Tenkaichi 2.

Car ici, l'objectif n'est pas de nous assommer à grands coups de duels ininterrompus, mais plutôt de recréer seulement les scènes les plus marquantes de DBZ en les développant de la manière la plus fidèle possible. Le mode Scénario se présente donc maintenant sous la forme de sagas en nombre plus restreint et comportant beaucoup moins de duels que par le passé, un défaut compensé justement par l'intérêt des scènes proposées. Celles-ci ne se limitent plus, en effet, à de simples joutes en face-à-face qu'il convient d'enchaîner les unes après les autres. Lorsque le combat commence, celui-ci se déroule exactement comme dans la version originale imaginée par Toriyama et respecte scrupuleusement la nature des intervenants, leur comportement et les attaques qu'ils sont amenés à utiliser. Mais pour éviter de brider le joueur en le forçant à exécuter des actions prédéfinies sans lui laisser la liberté de mener son combat comme il l'entend, les concepteurs ont opté pour un scénario construit en plusieurs phases qui n'avancent que lorsque le joueur appuie sur une touche. Il faut donc d'abord réunir les conditions nécessaires pour y parvenir, en sachant que chaque nouvelle étape pourra très bien vous mettre subitement dans la peau d'un autre personnage ou, d'une manière générale, modifier complètement les conditions du combat. De plus, si vous ne parvenez pas à faire ce que l'on attend de vous, il arrive que le scénario se modifie légèrement pour s'adapter le mieux possible au déroulement du combat que vous menez.

Test Dragon Ball Z : Budokai Tenkaichi 3 Playstation 2 - Screenshot 5897 personnages jouables pour un total de 161 formes différentes !

Une nouveauté qui a de quoi surprendre puisqu'il ne suffit plus de mettre KO son adversaire pour voir l'issue de la mission. Plus vivante et imprévisible, l'action est à présent animée par les interventions vocales des personnages qui s'expriment continuellement durant l'affrontement, des répliques qui sont d'ailleurs sous-titrées à l'écran puisque les voix sont soit en anglais soit en japonais. En plus d'être agréablement fidèle à l'histoire originale et d'offrir une mise en scène bien plus crédible que dans Tenkaichi 2, ce découpage oblige le joueur à rester vigilant en lui permettant aussi de contrôler tour à tour des personnages appartenant parfois à des camps opposés. Ceux qui connaissent l'univers de DBZ sur le bout des doigts sauront anticiper le déroulement des scénarios et apprécieront d'autant plus de participer à des joutes qui s'étalent souvent sur une bonne dizaine de minutes, voire plus. Alors même si les duels sont en nombre réduit (48 tout de même), leur durée et leur mise en scène les rendent bien plus spectaculaires. Qui plus est, la difficulté se révèle plutôt élevée, bien qu'ajustable, et il vaut mieux avoir pris ses marques sur le second volet pour tenir en respect ses adversaires sans avoir à s'entraîner avant. Le tutorial de Tenkaichi 3, même s'il est très complet, reste un peu austère car uniquement à base de textes et de vidéos, et les seuls tests qu'on nous demande de passer concernent les techniques les plus complexes.

Test Dragon Ball Z : Budokai Tenkaichi 3 Playstation 2 - Screenshot 59Le fait que les combattants se parlent entre eux anime encore plus les affrontements.

Il faut reconnaître que le gameplay n'a rien perdu de sa relative technicité et qu'il demande toujours un certaine pratique avant d'être maîtrisé. Toutefois, les développeurs ont eu l'excellente idée de simplifier les choses en automatisant le scan. La recherche de cible se fait maintenant sans que vous ayez besoin de parcourir la zone des yeux pour localiser l'ennemi. Le fait d'avoir son personnage toujours dans l'axe de son opposant est une très bonne chose qui facilite considérablement les déplacements et rend les combats plus dynamiques. Il peut tout de même arriver de perdre son adversaire de vue, mais il suffit alors de l'apercevoir à l'écran pour revenir à la visée normale. Alors même si le scan manuel était une idée vraiment intéressante de Tenkaichi 2, on se rend compte dans la pratique qu'elle alourdissait un peu le déroulement des batailles. Voilà bien la seule modification de gameplay vraiment majeure, le reste étant beaucoup plus anodin. Sont toujours présents les bras de fer et autres manipulations spéciales à effectuer lorsque les adversaires entrent en collision après une charge du dragon ou lorsque deux kikoha se percutent. Avec maintenant la possibilité de donner plus de puissance à une attaque énergétique en validant des commandes supplémentaires qui s'affichent à l'écran. On apprécie surtout de constater que les techniques utilisées par les personnages se renouvellent à chaque fois qu'ils acquièrent une nouvelle forme. De plus, rien ne vous empêche de fusionner en plein combat pour diversifier votre style de jeu, ou encore de passer le relais à un coéquipier dans les affrontements par équipes, d'autant que les animations ont été en grande partie refaites par rapport au volet précédent.

Test Dragon Ball Z : Budokai Tenkaichi 3 Playstation 2 - Screenshot 60Le mode Dragon Sim, où la tentative d'un mode Carrière dans DBZ !

On croyait le quota de personnages impossible à dépasser dans Tenkaichi 2, et pourtant ce troisième opus va chercher dans les recoins les plus obscurs de l'histoire de DBZ pour nous proposer un éventail de héros encore plus impressionnant. La barre passe de 75 à 97 personnages jouables pour un total de 161 formes différentes si on prend en compte les fusions et autres transformations. A ce niveau-là, une autre surprise nous attend puisqu'une bonne partie de ces combattants est disponible dès le début du jeu. L'écran de sélection est d'ailleurs beaucoup moins confus qu'avant puisque les formes évolutives sont classées sur une liste qui ne s'affiche que lorsque vous choisissez un personnage en particulier. Le joueur n'aura donc plus une pléthore de héros à débloquer par lui-même et il est donc tout à fait possible d'organiser des duels prestigieux entre des personnages rares sans pour autant avoir fait ses preuves dans le jeu. Le scénario est d'ailleurs loin d'être le seul challenge intéressant de Tenkaichi 3 puisqu'on trouve plusieurs modes totalement inédits. Les tournois ont été remaniés et s'échelonnent maintenant sur cinq types de championnats ayant chacun leurs propres règles, sans oublier la présence d'un Survival et d'une centaine de défis à thèmes. Fidèle au poste, le mode Evolution Z est l'endroit où vous pourrez personnaliser vos combattants à l'aide des artefacts récupérés.

Test Dragon Ball Z : Budokai Tenkaichi 3 Playstation 2 - Screenshot 61Les règles changent d'un championnat à l'autre.

Les duels en versus et les combats en équipe sont également de la partie, mais c'est surtout l'apparition du mode Dragon Sim qui surprend. Ici, le principe consiste à faire évoluer un personnage au fil du temps, en organisant librement ses activités comme dans un mode Carrière de n'importe quel titre sportif. Le tout est évidemment très simplifié puisque vous n'avez que quatre tâches différentes à effectuer : l'entraînement, l'exploration, le repos et l'engloutissement d'un haricot senzu pour vous régénérer. Chacune de ces activités se faisant automatiquement, l'intérêt est surtout de planifier le tout intelligemment pour maintenir les capacités physiques de votre personnage à un niveau élevé, en évitant par exemple de trop vous entraîner pour ne pas être bêtement mort de fatigue. A chaque fois qu'un cycle de dix jours se termine, vous avez un combat à livrer qu'il faut impérativement gagner sous peine de game over. L'objectif est donc d'aller le plus loin possible en neutralisant tous les adversaires qui vous défient. Enfin on retrouve évidemment la présence des boules de cristal qu'il faut dénicher sur le terrain en faisant un maximum de ravages au niveau du décor pour découvrir leur position. Souvent difficiles à trouver, ces boules apparaissent aléatoirement durant n'importe quel combat contre l'IA, et une fois les sept réunies vous pourrez demander à l'un des dragons d'exaucer un souhait permettant de débloquer diverses choses. Très complet, Tenkaichi 3 a donc les arguments pour convaincre les possesseurs du précédent volet de craquer à nouveau, et ils ne seront certainement pas déçus.

 

17/20 

 Aucun doute possible, la franchise DBZ est vraiment née sous une bonne étoile. Remarquable avec la trilogie Budokai de Dimps, elle est parvenue à se transcender avec les trois épisodes de la série Budokai Tenkaichi (plus connue sous le nom de Sparking au Japon) grâce au studio Spike qui lui a administré une petite cure de jouvence. Plus abouti encore que ses aînés, DBZ : Budokai Tenkaichi 3 flanche seulement du côté de son mode "Aventure" beaucoup moins captivant et moins long que celui du précédent volet. Il n'en reste pas moins l'aboutissement d'un travail d'orfèvre en ce qui concerne tout le reste. S’agit-il du dernier volet PS2 avant le passage à l’ère HD ? S’il est encore trop tôt pour le savoir, il n’est en revanche pas trop tard pour profiter de cette petite perle. 

 

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Call Of Duty 4 : Modern Warfare sur PS3  (Test) posté le jeudi 08 novembre 2007 20:24

Pendant que Medal Of Honor peine à se renouveler et à renouer avec le succès de ses débuts, l'autre série du FPS hollywoodien n'en finit pas de surprendre en maintenant son niveau de qualité à travers les épisodes. Cette fois, Call Of Duty laisse derrière lui ses vieilles habitudes de la Seconde Guerre pour nous plonger dans un conflit fictif qui en fait sans aucun doute le meilleur volet de la série, mais également le plus dramatiquement court.

Call Of Duty 4 : Modern WarfareDans ce genre bien précis de FPS, deux séries ne cessent de se tirer la bourre, Medal Of Honor et Call Of Duty, l'ennui, c'est que si l'une des deux a su évoluer doucement puis avec vigueur, l'autre malgré tous ses efforts n'a jamais pu égaler l'effet de surprise produit par son premier volet. Chez Infinity Ward, non seulement on a décidé de pousser la mise en scène d'un FPS jusqu'à ses dernières limites mais également de couper les ponts avec une Seconde Guerre mondiale qui commençait à sérieusement sentir le réchauffé. Comme son nom l'indique, Modern Warfare se déroule donc de nos jours, entre le Moyen-Orient, la Russie, l'Ukraine, l'Azerbaïdjan et l'Oural et prend la forme peu surprenante d'une lutte contre une organisation terroriste nostalgique de la Guerre Froide. Fidèle à la tradition, CoD 4 vous offrira deux points de vue sur l'action. Sur les rives de la Mer Rouge, on exercera ses talents en tant que marine US pour des opérations de grande envergure et pleines d'explosions pendant que les agents du SAS anglais présents en Europe de l'Est agiront au format commando, fusils de snipe et silencieux prêts à l'action. Sachez par ailleurs que contrairement aux précédents volets, il ne s'agit pas ici de mener une campagne depuis une autre mais d'alterner les points, le scénario du jeu rebondissant d'un événement à l'autre. Ah oui d'ailleurs, il y a un scénario pour une fois, et pas totalement inutile puisqu'il se dévoile à travers le jeu, influence la mise en scène et s'autorise de bons gros rebondissements pour le moins tonitruants. Le découpage en séquences de jeu Marines/SAS alternées apportant une touche de dynamisme supplémentaire.

Test Call Of Duty 4 : Modern Warfare Playstation 3 - Screenshot 7Tout en finesse chez les SAS.

On le sait, ce qui fait la force d'un shooter comme Call Of Duty, c'est avant tout sa capacité à nous en mettre plein les yeux, en dépit de toute vague notion de réalisme ou de liberté. En l'occurrence, on ne prendra pas de risque en disant que dans ce domaine, Modern Warfare est simplement ce qui se fait de mieux. Faire l'impasse sur la période 39/45 semble avoir considérablement libéré les esprits chez Infinity Ward qui se lâche gravement. Est-ce qu'on peut envoyer le joueur au milieu d'une explosion nucléaire ? Oui, on peut, même que ça va lui faire drôlement mal aux rétines. Que l'on soit plongé au milieu d'un enfer de métal hurlant ou perdu dans les steppes d'Europe de l'Est, CoD 4 fait mouche d'une part parce qu'il n'hésite pas à faire dans le grandiloquent décomplexé mais également parce que visuellement, il met tous les atouts de son côté pour renforcer l'immersion dans de multiples situations radicalement opposées. Du côté des SAS opérant en Europe par exemple, on participera la plupart du temps à des opérations discrètes, traqués par des patrouilles d'hélicoptères, ce qui donnera l'occasion d'admirer l'attitude des alliés exceptionnellement bien animés, utilisant le langage gestuel, ouvrant une porte pour pénétrer furtivement un bâtiment préalablement plongé dans l'obscurité qu'on ira nettoyer en furtif. Tout ceci n'a pas forcément grand-chose d'original, mais la qualité du travail d'Infinity Ward pour nous plonger dans l'action n'a pas d'égal, du coup, on y est, on s'y croit. D'autant plus que de nombreux imprévus viennent pimenter le déroulement des missions qui restent, tout le monde s'en doute, très scriptées. Que dire également de la fameuse mission de snipe qui nous donne l'occasion d'utiliser une tenue de camouflage et surtout de se prendre un sacré trip Sniper.

Test Call Of Duty 4 : Modern Warfare Playstation 3 - Screenshot 8Pendant que les Marines affrontent une situation de guerre.

Planqué dans les hautes herbes, rampant entre les chars ennemis, il faudra rester invisible et éliminer les groupes d'ennemis en se coordonnant avec son équipier pour les descendre simultanément, sans que personne n'ait eu le temps de faire un geste. Là encore, il suffit de refaire la mission pour voir à quel point elle est dirigiste, mais face à un tel travail, on se laisse complètement prendre au jeu sans se soucier du fait que CoD ne laisse qu'une part infime à la prise d'initiatives. C'est le prix du spectacle et on le paiera bien souvent, y compris dans la véritable situation de guerre des missions des Marines. Dans une ambiance d'insurrection très inspirée de Black Hawk Down, on change radicalement de registre durant la traversée de ruelles dévastées par les chars ou l'assaut tonitruant d'une chaîne de télé, tout ceci jusqu'au dénouement bluffant de notre carrière dans le corps des Marines. Il serait fastidieux, vain et même dommageable de balancer des tonnes d'exemples de ce qui attend le joueur au cours de la campagne solo alors on se contentera de répéter une fois de plus qu'en matière de mise en scène, Modern Warfare a fait exploser les compteurs.

Test Call Of Duty 4 : Modern Warfare Playstation 3 - Screenshot 9Infinity Ward se la joue décomplexé en matière de mise en scène.

Mais si on se sent si bien dans ce cocon de feu et de douilles, ce n'est pas simplement parce qu'il est emmené à un rythme parfaitement maîtrisé, c'est également parce qu'il sait se rendre crédible. J'ai déjà fait mention de l'animation alliée ou ennemie, mais on pourra ajouter d'autres détails encore comme le fait qu'il n'y ait nul besoin de vider un chargeur complet pour venir à bout d'un soldat (à l'exception de votre propre personne mais ça ce n'est pas une surprise), ce qui tranche avec l'approche habituelle d'un FPS à grand spectacle. Mais on est surtout agréablement étonné de voir pour la première fois des adversaires qui ne s'avouent pas vaincus simplement parce qu'ils sont blessés. Si vos ennemis ne sont pas ce qu'on a vu de plus futé au monde, ils sont loin d'être idiots et sont surtout tout à fait capables, si on ne fait que les incapaciter, de ramper pour ramasser une arme et essayer de vous tirer dessus au sol au lieu de bêtement attendre une mort qui surviendrait en quelques secondes, comme on le voit généralement. Méfiez-vous donc des cibles abattues que vous auriez perdues de vue, vous pourriez être surpris en passant près de leur corps. Des corps qui, soit dit en passant, réagissent avec justesse aux chocs et impacts. Et une myriade d'autres détails visuels soignés viennent encore sceller votre immersion dans le titre. La physique par exemple, fournit quelques jolies explosions et de charmantes réactions à l'occasion.

Test Call Of Duty 4 : Modern Warfare Playstation 3 - Screenshot 10Après où est Charlie, où est le sniper ?

Très linéaire et tout de même conçu comme un titre grand public (donc très accessible), Call Of Duty 4 ne constitue pas un challenge pour l'habitué du genre qui devra apprendre à se satisfaire du spectacle. En attendant, l'équipe de développement n'a pas vu là l'occasion de confondre « accessible » avec « simpliste ». Chacune de vos armes a ses avantages et points faibles, on voit donc l'intérêt de passer d'une arme lourde à une arme de poing ou un fusil à pompe lorsqu'on se retrouve en intérieur, et l'I.A. adverse est suffisamment affûtée pour que foncer droit devant sans prendre le temps de se mettre à couvert, ou de dégager le chemin, soit un brin suicidaire. En outre, même se mettre à couvert ne sera pas toujours une garantie de survie, la physique gérant la résistance des surfaces, le bois ou la tôle ne vous protégeront qu'un temps des tirs et comptez sur les troupes d'en face pour savoir vous déloger à coups de grenades, camper sur sa position est de fait particulièrement hasardeux. Et si le titre reste linéaire, il n'est pas toujours qu'un simple couloir et ménage à de multiples reprises un espace de liberté suffisant pour que le joueur puisse aller chercher sa part d'héroïsme en dénichant un spot de snipe ou un moyen détourné de contourner une position retranchée. Une illusion efficace évitant au joueur de trop sentir le poids des scripts.

Test Call Of Duty 4 : Modern Warfare Playstation 3 - Screenshot 11Mefiez-vous des ennemis qui tombent simplement pour une blessure, ils sont vicieux.

Frénétique, prenant, scotchant, on pourrait enfiler les adjectifs classiques qu'on a l'habitude d'accoler à chaque nouvel épisode de la série, on en revient toujours au même point : si le but recherché est de s'en prendre plein la vue à travers ce qui ressemble de plus en plus à un film interactif, c'est réussi. Pourtant, malgré toutes ses qualités, y compris techniques, Call Of Duty 4 s'encombre de défauts. Le premier relevant de sa durée de vie : 5 heures ! Voilà, comme ça c'est dit, quick and painful comme on dit. 5 heures c'est environ le temps qu'il faut pour boucler le jeu en mode moyen. Alors un bon conseil, montez de suite au mode difficile au risque de trouver l'addition excessivement salée. Autres déboires, si l'animation des personnages est une prouesse ou que les explosions sont fabuleuses, le moteur de CoD4 est loin d'être parfait. Des objets se retrouvent couverts d'aliasing pendant que certaines textures font parfois peine à voir. Citons en exemple la texture de fond qui sert d'horizon dans une série de missions SAS, d'une qualité à la limite de l'acceptable sur next-gen. Dans le même ordre d'idée, si on est satisfait de certains aspects de la physique, on s'étonne de la voir si limitée. C'est très bien de pouvoir faire exploser une voiture ou de voir les balles transpercer des parois trop fines, mais ça la fout un peu mal de voir une caméra sur un trépied désespérément clouée au sol ou un tas de tôle ne pas trembler d'un pouce quand on y fait sauter une grenade, démontrant que finalement, le degré d'interaction avec le décor est bien plus limité qu'on voudrait nous le faire croire.

Test Call Of Duty 4 : Modern Warfare Playstation 3 - Screenshot 12La physique montre ses limites : la tôle laisse filtrer les balles mais résiste aux grenades.

Excellent mais bien trop court en solo, Call Of Duty 4 peut en revanche se rattraper sur son multi qui a toujours été un point fort de la série. Reposant sur des bases et des modes très classiques, la section multijoueur regorge néanmoins de petites trouvailles susceptibles d'en faire un must des prochains mois. En dehors de l'usage de certains artifices du solo, le multi propose un système de grades permettant à chacun de customiser son avatar en lui offrant de nouvelles compétences. De la possibilité de lâcher une grenade au moment de notre mort afin de piéger un adversaire, à la capacité de faire appel à une couverture aérienne, vos performances au combat seront grandement récompensées. On peut s'estimer convaincus, et la phase de bêta a en partie confirmé, que le mode online du jeu a largement de quoi compenser la brièveté du mode solo.

 


Graphismes 16/20

Malgré l'excellence des animations ou des effets spéciaux, Call Of Duty 4 laisse un arrière-goût déplaisant quand on regarde certaines textures de trop près ou qu'on commence à tester les limites de la physique. C'est regrettable car si dans le feu de l'action on n'y prête pas attention, une fois qu'on a noté ces points de détails on a du mal à les oublier. On souffle le chaud et le froid chez Infinity Ward.

Jouabilité 17/20

Parfaitement fidèle à ses propres codes, Call Of Duty 4 se veut accessible et se présente comme une succession de missions mises en scène avec un véritable talent de cinéaste. Difficile, à moins d'être allergique au genre, de ne pas se prendre complètement au jeu. On aurait peut-être simplement pu se passer d'une ou deux phases un peu plus maladroites (le rail shooting a-t-il encore un réel intérêt ?)

Durée de vie 10/20

Et c'est donc là qu'on a tous un peu mal, avec ses 5 heures de jeu, la campagne solo de CoD4 a beau être bien remplie, on se sent tout de même franchement frustré quand on en vient à bout. Poussez sans crainte la difficulté à fond. Le multi à fort potentiel rattrape heureusement la chose.

Bande son 18/20

Les excellents thèmes musicaux sont accompagnés d'effets de haute volée et d'un doublage très soigné. On ne notera qu'un ou deux ratés voyant les dialogues se superposer de temps à autre.

Scénario 14/20

En marge d'une mise en scène à couper le souffle, CoD4 se dote pour la première fois d'un scénario dont la teneur ressemble à celle du pitch de départ d'une saison de 24H. Ajoutez ensuite quelques rebondissements et vous obtenez une trame assez fine mais tout à fait convenable pour un FPS.

Note Générale 17/20

Comme d'habitude, pas de miracle, ceux qui sont réfractaires aux FPS scriptés ont peu de chance de changer d'idée. En revanche, les joueurs qui savent faire abstraction des skills pour se perdre dans un jeu fortement et habilement scénarisé trouveront là un véritable Graal. Sans conteste, voilà le meilleur volet de la série dont la plus judicieuse idée aura été de laisser tomber la Seconde Guerre mondiale. Si la next-gen n'a pas encore apporté grand-chose aux amateurs de FPS tactiques ou réalistes, ceux qui en attendaient un grand show sont servis. L'ensemble ne va pourtant pas sans défauts, avec une physique finalement bien décevante et surtout une durée de vie en solo qui donne à réfléchir.

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